L'Illustration n°4346 19 jun 1926
L'Illustration n°4346 19 jun 1926
  • Prix facial : 4 F

  • Parution : n°4346 de 19 jun 1926

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Jacques-Julien Dubochet

  • Format : (290 x 380) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 104 Mo

  • Dans ce numéro : une prise d'armes dans le rif.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 40 - 41  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
40 41
L'ILLUSTRATION . —• i lel..••••tr•e".. ,`Itélt. - • ,,,,, ,,,, . .ert• tel Il I /JOUPplentlet,Oltil „ .' '*.." , '`-^111ter4 — - - .. ileereturl• . Ati•0411‘... Iilà"•.1(iiiietios ro *et 'bat* .i. 0 • • e ' 4 / 41> ta « 411da e de a a o' '.-4.r ... 6 eeen-41-11-111 •ilt ...in a .410 limai I Ze... ' itide •••/•,11 ha .11 t. 1 %,..tAldbeeb...404. • ..... • " • " • • ..... ... iréall.414011lig».:- . , t , , . . , , . t• e'''‘e°14Vite OP4-. _iire,are-eilerfelii let; a b• , ea 1r; gri•-.....wilie.....-74:‘,..eivaleof waxietaxamsr,e, , _ 4*, 4nellir lep 0,4, „....r 4114 tg. `",. ,.... t'4'74'''e 4 1: 104 *dr, ab. liter 4> 6e....) i Wier, 44,7 - Ir ir_ 4, le * 4, die 6 a 4 • oot,e,. • • ,,,. i4100 tik0 A0010 • t 4 0 tep. 137 ‘11111,-; el tXlile ♦ élk 4,0 .".. trill 4 4,1 • t. eue c 4. a •• A 41" ..:4}t.. "op pre. vr. Ilt ..' . ak di ad wr al, .4, //ri- 0 e-, IF '',.. edle I l'Ob«. le 0 illb.%..... e . .-,.., . ,,e,,e,,,.., .... . . . ....--esze... reera,-..„7,"--, .-. ›...1.-, ,.:. -...... .... , IP , ..te-: Puilln,:e ....x. - , v:. . -, .• “.2.. , . ..,, “.mt 4 ...: AUX RUINES D'ANGKOR-VAT. Apothéose de la belle Sita : bas-relief. Estampage relevé dans une galerie du temple par Mme Ruinat-Viard, et reproduit en inversant le cliché, de telle sorte que les reliefs apparaissent en clair sur les fonds sombres. Voir l'article, page 632.
19 JUIN 1926 L'ILLUSTRATION NO 43.56 — 635 LE PÉTROLE FRANÇAIS UNE VISITE A PECHELBRONN Un an après l'armistice, nous signalions à nos lecteurs que, parmi les richesses naturelles du sol alsacien faisant retour à la France, figurait le gisement pétrolifère de Pechelbronn (numéro du 27 décembre 1919). Bien que son exploitation méthodique remonte à 1768, ce gisement est, en général, peu connu de nos contemporains. On a pris l'habitude de le considérer avec un certain dédain que semblait excuser, sinon justifier, la médiocrité relative de sa production ou sa faible teneur en esence. Et, quand les mines et usines, de Pechelbronn, devenues propriété de l'Etat français, furent amodiées, pour une durée de quatre-vingt-dixneuf ans, à la Société anonyme d'exploitations minières, on eût étonné bien des ingénieurs, souvent prédisposés à voir grand, en leur affirmant qu'avec de l'initiative cette e petite mine » pourrait, dans un délai assez proche, apporter à notre consommation un contingent fort, honorable. C'est pourtant ce qui est arrivé. La Compagnie concessionnaire, n'hésitant point à engager des dépenses considérables, a complètement renouvelé les installations laissées par les Allemands ; imaginant des procédés nouveaux, elle a pu orienter sa production dans une voie, pourtant tout indiquée, dont ses prédécesseurs n'avaient point entrevu les profits. Aussi, M. de Monzie, ministre des Travaux publics, a tenu à aller consacrer sur place la beauté de l'effort réalisé par l'industrie alsacienne, entraînant à sa suite la phalange des sommités françaises qui s'intéressent au problème des combustibles liquides. Un jour, au Creusot, me promenant avec un ingé- Un poste de sondage. nieur éminent de la grande firme métallurgique, j'admirais les coteaux riants qui encerclent la cité où les hauts fourneaux vomissent nuit et jour les détritus de leur fumée, coteaux si différents des plaines lugubres où s'étalent nos usines du Nord. L'ingénieur me répondait, navré : « Oui, cette campagne est jolie, mais je ia souhaiterais bien loin, car, chaque année, nos meilleurs ouvriers, petits propriétaires, abandonnent l'usine pendant quelques jours pour soigner leurs vignes. » Les maîtres de Pechelbronn voient les choses avec plus de sérénité. Le plateau fertile qui recouvre la concession n'est point le plafond désolé, verni par le bitume, où surgissent, comme des arbres mutilés, les tours innombrables de la forêt de Bakou ; c'est, tantôt au milieu de prés et de terres fertiles, tantôt dans les clairières de la forêt de Haguenau qu'on pompe l'huile minérale ; les roses offertes au ministre par les Alsaciennes traditionnelles avaient fleuri sur la mine, cueillies par l'ouvrier qui, au grand plaisir d'une administration intelligente, partage ses heures de labeur entre son champ et l'usine. La nature spéciale du gisement, qui commande le mode d'exploitation, contribue d'ailleurs à garder au pays son aspect de campagne normande. Le pétrole ne forme po'nt une nappe artésienne à laquelle il suffit de forer une issue pour la voir s'élancer audessus du sol; il imprègne des poches sableuses, isolées, de forme lenticulaire. semées à intervalles inégaux, sans lien sérieux apparent, qui mesurent de 50 à 100 mètres de diamètre sur environ 50 centimètres d'épa'sseur. Pour un diamètre de 100 mètres, le voluine ressort ainsi à environ 4.000 mètres cubes. Ces lentilles s'épuisent plus ou moins vite, selon Vue générale des raffineries de Pechelbronn. leur capacité ; il faut, sans casse, en chercher de nouvelles, et le nombre de mètres forés atteint, chaque année, de 30.000 à 40.000. La Société utilise, à cet effet, quarante-cinq appareils de sondage; elle en possède d'autres qui travaillent pour des tiers en France et à l'étranger. C'est elle qui, pour le compte de l'Etat français, a exécuté récemment les forages de Gabian, dans l'Hérault. Les sondages de Pechelbronn atteignent, en général, 300 à 350 mètres de profondeur ; sur certains points on a' exploré jusqu'à 1.200 mètres. La lentille une fois repérée, on installe une pompe actionnée par un moteur électrique et l'on extrait l'huile qui est envoyée à l'usine dans des p'pe-lines dont le réseau a un développement de 150 kilomètres. Plus de six cents pompages sont en ce moment en activité, le débit quotidien de chacun variant entre 100 et 15.000 kilos. Et ces petites installations animent la campagne de leur va-et-vient régulier, apparaissant au loin comme des norias d'un autre âge. Parfois on aperçoit une tour de sondage ou le chevalement d'un des trois sièges où l'exploitation se fait par puits et galeries dont la profondeur ne dépasse guère 200 mètres. Ces puits ont pour but d'épuiser les sables qui ne donnent plus rien au pompage : d'un point central on larde le sous-sol de galeries inclinées montant vers les lentilles taries dont l'huile restante coule par gravité vers une poche artificielle reliée à un tuyau de pompage. L'huile brute présente, en moyenne, le pourcentage suivant : Essence 7 Pétrole 24 Gazoïl 9 Huiles de graissage 31 Paraffine 2,5 Bitume, coke, combustibles et pertes 26,5 Total 100,0 Les huiles de graissage, qui constituent, comme on voit, la partie la plus importante de la production, étendent leur gamme depuis les huiles à broches, les plus fluides, jusqu'aux huiles les plus visqueuses. On conçoit, dès lors, que la Société ait cherché à orienter ses distillations vers la production de l'huile pour automobiles. Elle a créé une nouvelle raffinerie, inspirée des derniers procédés américains, où sont appliquées les méthodes les plus scientifiques et les plus modernes. Ne pouvant entrer dans le détail des traitements compliqués que subit l'huile brute, je me borne à indiquer la différence de principe que présentent les deux conceptions. Auparavant, des distillations fractionnées successives séparaient les divers produits qui étaient ensuite raffinés individuellement. Aujourd'hui, on raffine la matière brute avant toute distillation, puis on sépare les produits : en même temps qu'on réduit le nombre des distillations, on évite des réactions nuisibles à la qualité des huiles. La décoloration est une opération délicate pour laquelle on (levait, jusqu'en ces derniers temps, recourir à des terres spéciales importées d'Amérique; on a découvert récemment, en Algérie, des terres qui donnent le même résultat. La raffinerie de Pechelbronn possède cinquante-quatre alambics- d'une capacité totale de 2.000 mètres cubes ; ses réservoirs peuvent contenir plus de 30.000 mètres cubes. Elle peut désormais traiter 100.000 tonnes par an, alors que la production de l'huile brute, qui e doublé depuis l'armistice, atteint 80.000 tonnes. Dans les moindres détails se révèle le souci de réaliser une installation modèle. Un réseau d'incendie étend ses ramifications dans toutes les dépendances de l'usine et il suffit de tourner un robinet pour lancer sur le réservoir en feu un liquide qui, en quelques instants, étouffe la flamme sous une mousse d'acide carbonique. D'autre part., la préparation des emballages occupe des ateliers dont, au premier abord, on ne soupçonne point l'importance. L'expédition se fait en wagons-citernes, en fûts ou en bidons. Le chêne de France, le hêtre, le châtaignier ont été reconnus inutilisables pour les fûts ; on achète des fûts américains usagés, faits d'un chêne spécial qu'il faut « dégommer », nettoyer, coller et repeindre ; la vente au détail exige plus de cent mille bidons. En traversant ces ateliers, un ingénieur faisait remarquer que le monopole du pétrole imposerait à l'Etat une dépense d'environ 2 milliards pour le seûl achat des emballages. Il ne m'appartient pas d'apprécier l'huile" de Pechelbronn. Les produCteurs affirment qu'elle est parfaite et de qualité constante : les chauffeurs jugeront. Je tue bornerai à noter l'influence que l'effort, éminemment louable de la Société alsacienne peut avoir sur la réduction de nos importations. Les experts estiment que la France consomme annuellement 80.000 tonnes d'huile pour les voitures dé tourisme et 70.000 tonnes pour les poids lourds, soit un total de 150.000 tonnes que nous importons. Pechelbronn produit actuellement 300 à 400 tonnes d'huile auto par mois. En appliquant les nouveaux procédés de raffinage, on espère arriver bientôt. à 10.000 tonnes par an et, peut-être, dans un avenir assez rapproché, à 25.000 ou 30.000 tonnes. Or, la tonne d'huile pour auto importée représente, en ce moment, une somme de 4.500 francs qui sort de France, soit, pour 10.000 tonnes, 45 millions. Ce chiffre ne correspond pas exactement à la somme à payer en moins à l'étranger, car nous devrons importer une quantité d'huiles de graissage ordinaires, d'un prix moindre, compensant les produits de cette nature que Pechelbronn aura cessé de fournir. Il en résultera cependant un profit fort appréciable et. avec une vingtaine de petits profits de ce genre, on approche du milliard. Une station de pompage de pétrole. F. HONOR.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


L'Illustration numéro 4346 19 jun 1926 Page 1L'Illustration numéro 4346 19 jun 1926 Page 2-3L'Illustration numéro 4346 19 jun 1926 Page 4-5L'Illustration numéro 4346 19 jun 1926 Page 6-7L'Illustration numéro 4346 19 jun 1926 Page 8-9L'Illustration numéro 4346 19 jun 1926 Page 10-11L'Illustration numéro 4346 19 jun 1926 Page 12-13L'Illustration numéro 4346 19 jun 1926 Page 14-15L'Illustration numéro 4346 19 jun 1926 Page 16-17L'Illustration numéro 4346 19 jun 1926 Page 18-19L'Illustration numéro 4346 19 jun 1926 Page 20-21L'Illustration numéro 4346 19 jun 1926 Page 22-23L'Illustration numéro 4346 19 jun 1926 Page 24-25L'Illustration numéro 4346 19 jun 1926 Page 26-27L'Illustration numéro 4346 19 jun 1926 Page 28-29L'Illustration numéro 4346 19 jun 1926 Page 30-31L'Illustration numéro 4346 19 jun 1926 Page 32-33L'Illustration numéro 4346 19 jun 1926 Page 34-35L'Illustration numéro 4346 19 jun 1926 Page 36-37L'Illustration numéro 4346 19 jun 1926 Page 38-39L'Illustration numéro 4346 19 jun 1926 Page 40-41L'Illustration numéro 4346 19 jun 1926 Page 42-43L'Illustration numéro 4346 19 jun 1926 Page 44-45L'Illustration numéro 4346 19 jun 1926 Page 46-47L'Illustration numéro 4346 19 jun 1926 Page 48-49L'Illustration numéro 4346 19 jun 1926 Page 50-51L'Illustration numéro 4346 19 jun 1926 Page 52-53L'Illustration numéro 4346 19 jun 1926 Page 54-55L'Illustration numéro 4346 19 jun 1926 Page 56-57L'Illustration numéro 4346 19 jun 1926 Page 58-59L'Illustration numéro 4346 19 jun 1926 Page 60-61L'Illustration numéro 4346 19 jun 1926 Page 62-63L'Illustration numéro 4346 19 jun 1926 Page 64-65L'Illustration numéro 4346 19 jun 1926 Page 66-67L'Illustration numéro 4346 19 jun 1926 Page 68