L'Illustration n°4345 12 jun 1926
L'Illustration n°4345 12 jun 1926
  • Prix facial : 4 F

  • Parution : n°4345 de 12 jun 1926

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Jacques-Julien Dubochet

  • Format : (290 x 380) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 111 Mo

  • Dans ce numéro : la révolution militaire en Portugal.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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592 — N0 4345 L'ILLUSTRATION 12 JurN 1926 Peloton de cavalerie des troupes gouvernementales, en patrouille devant la gare du Rocio, à Lisbonne. Le 30 mai, à deux heures du matin, la division de Lisbonne adhérait à son tour à l'insurrection et le cabinet démissionnait. A 7 heures, le président de la République recevait au palais de Belem le commandant Cabecadas, ami du général Gomès da Costa, qui avait été un des héros de la révolution républicaine d'octobre 1910, et le chargeait de former le nouveau gouvernement. Que se passa-t-il alors entre le commandant Cabecadas et le général Gomès da Costa ? Il est probable que ce dernier, désireux de voir le mouvement insurrectionnel aboutir à ses dernières conséquences, refusa de reconnaître un gouvernement qui avait reçu l'investiture du président de la République, eût-il à sa tête un de ses amis. Aussi, le 31, décidait-il la marche sur Lisbonne des sept divisions de l'armée qu'il groupait alors sous ses ordres. Devant cette attitude, le président donna sa démission et remit au commandant Cabecadas le pouvoir exécutif. Le juin, à cinq heures du matin, il 'quittait le palais de Belem. Dans la soirée du même jour, les deux chefs de la révolution avaient une entrevue à Coïmbre, au cours de laquelle ils établissaient leur accord complet. Un gouvernement provisoire était constitué où ils se réservaient à eux-mêmes les: principaux portefeuilles et donnaient les autres à des militaires. Trente mille hommes sous les armes occupaient à ce moment les environs de Lisbonne. La majeure partie d'entre eux ont fait leur entrée solennelle dans la ville, dimanche dernier, au milieu de l'enthousiasme populaire. Après la dissolution du Parlement et de la police de sûreté, le nouveau gouvernement se propose de réformer les moeurs politiques du pays, de répartir plus équitablement les charges publiques et de renforcer les attributions du pouvoir exécutif. LE PRONUNCIAMIENTO PORTUGAIS Le coup d'Eta t portugais s'est terminé par le triomphe complet des révolutionnaires, la constitution d'une sorte de directoire militaire dont le commandant de marine Cabecadas et le général Gomès da Costa sont la double tête, et l'entrée solennelle à Lisbonne, le 6 juin, d'une vingtaine de mille hommes des garnisons du Nord, qui sont venus renforcer les troupes occupant déjà la capitale. Depuis assez longtemps, le Portugal traversait une du Portugal ». Le 28, le bruit circulait qu'un mouvement analogue avait eu lieu à l'extrême Sud, dans la province d'Algarve. On racontait que des détachements avaient quitté leurs garnisons sous le commandement de leurs officiers et qu'ils marchaient sur la capitale. Le gouvernement publia un communiqué annonçant, que les révolutionnaires, encerclés par trois colonnes venues de Porto et de Valença, étaient sur le point de se rendre ; il fit saisir plusieurs journaux pour propagation de fausses nouvelles et établit le contrôle officiel de la presse. Cependant, toutes les troupes disponibles étaient alertées, des marins étaient envoyés par chemin de fer dans le Nord, des batteries d'artillerie étaient mises en position pour la défense de Lisbonne, et le ministre de l'Agriculture partait pour Coïmbre, la ville universitaire, muni de pleins pouvoirs. Le 29, deux grands journaux décidaient de ne pas paraître pour protester contre la censure. Des affiches manuscrites étaient apposées sur les murs, aussitôt lacérées par la police, les lignes de chemins de fer, les fils télégraphiques et téléphoniques étaient coupés. On apprenait d'autre part que le mouvement s'étendait de plus en plus en province : au Nord, la garnison de Porto s'était ralliée à ceux qu'elle devait combattre; au Sud, les détachements de l'Algarve, d'Estremoz et d'Evora se groupaient à Casa-Branca, embranchement de chemin de fer du Sud vers Lisbonne. Dans la garnison de la capitale et dans la police, toutes ces nouvelles étaient, commentées fiévreusement et les éléments militaires commençaient à considérer qu'ils n'avaient pas à s'opposer à un soulèvement qui paraissait véritablement national. Les vieux républicains eux.4mêmes abandonnaient la cause gouvernementale. LE NOUVEAU RÉGIME DE LA POLOGNE La prestation de serment du nouveau président de la République polonaise, le professeur Moscicki, a eu lieu le 4 juin au Zamek, vieux château royal de Varsovie édifié à la fin du treizième siècle, mais plusieurs fois reconstruit ou restauré depuis. C'est au Zamek, désormais, et non plus au Belvédère comme son prédécesseur, que demeurera le président. On donne comme explication à ce changement de résidence le voisinage de l'habitation du maréchal Pilsudski, qui occupe un pavillon historique attenant au Zamek. La cérémonie s'est déroulée avec une grande solennité dans la salle des assemblées ; dans l'assistance, il y avait un grand nombre de députés et de sénateurs, parmi lesquels on remarquait des paysans en bottes et veston de couleur, des notabilités diverses et les représentants du corps diplomatique. Sur une estrade, une petite table portant, à côté d'un crucifix, le livre de la Constitution ouvert à l'article 54, qui contient le texte du serinent. A midi, le président fut introduit, accompagné du président du Conseil, M. Bartel. Phrase par phrase, M. Rataj commença la lecture du serment que M. Moscicki, légèrement incliné, répétait après lui : « Je jure devant Dieu tout-puissant, un en sa Sainte Trinité, et je jure devant toi, nation polonaise, d'observer fidèlement et de défendre les lois de la République et, avant tout, la loi sur la Constitution, dans les fonctions que j'assume de président de la République... » On conçoit que le maréchal Pilsudski, qui se propose précisément de faire réformer cette Constitution, n'ait pas voulu être lié par un serment aussi formel. Après l'acte de transfert des pouvoirs Devant le ministère de la Guerre, à Lisbonne : détachements d'infanterie venus de Setubal pour se joindre au mouvement révolutionnaire. crise politique. L'opposition reprochait avec amertume au gouvernement le gaspillage du budget et le partage des faveurs entre un petit groupe d'amis. Plusieurs mouvements militaires s'étaient produits à Lisbonne, mais ils étaient généralement d'inspiration monarchiste et furent assez aisément réprimés. Au début de cette année, une controverse relative à la création d'une régie des tabacs ne fit qu'accroître le mécontentement. Le bruit courait que le gouvernemnt profiterait des vacances parlementaires s'ouvrant le i juin pour imposer une réforme contre laquelle protestait la majeure partie de l'opinion publique, parce qu'elle y voyait, à tort ou à raison, une nouvelle manifestation de favoritisme. Cette question du tabac n'est pas, évidemment, la cause de la révolution, mais, par l'état d'esprit qu'elle a suscité, elle en a facilité le succès. C'est dans la nuit du 27 au 28 mai qu'on apprit à Lisbonne que la division de Braga, à l'extrême Nord du pays, s'était révoltée en bloc sous les ordres du général Gomès da Costa, après une proclamation enflammée et un c appel aux armes pour la liberté et l'honneur Dans la cour du château royal de Varsovie, le 4 juin, après la cérémonie du serment : le nouveau président de la République polonaise. M. Moscicki (à droite), accompagné du maréchal Pilsudski (au milieu) et du président du Conseil. M. Bartel tà gauche), passe en revue la compagnie d'honneur
12 Jung 1926 L'ILLUSTRA.TICN N° 4345 — 593 Avant le Congrès eucharistique de Chicago : un groupe de prélats européens réunis à Cherbourg au moment de leur embarquement pour l'Amérique. — Phot. hauet. De gauche à droite, Mgr Grente, évêque du Mans ; Mgr Fidel, évêque de Calabre ; cardinal Czernach, archevêque de Budapest, primat de Hongrie ; cardinal Reig y Casanova, archevêque de Tolède, primat d'Espagne ; cardinal Bonzano, légat de S. S. Pie XI ; cardinal Dubois, archevêque de Paris; cardinal Piffl, archevêque de Vienne ; Mgr Louvard, évêque de Coutances. des mains de M. Rataj, président intérimaire, au nouvel élu, le drapeau présidentiel, rouge avec aigle blanc au centre, fut hissé sur le toit du château royal dans la cour duquel eut lieu un grand défilé de troupes sous le commandement du maréchal Pilsudski. Lorsque M. Moscicki fut arrivé à la hauteur des troupes, le maréchal se porta au-devant de lui et, dans la position du garde-à-vous, le salua, tandis que la musique militaire joua't l'hymne polonais. Le président du Conseil, M. Bartel, a remis sa démission au nouveau chef de l'Etat, mais celui-ci lui a confié la mission de reformer le cabinet. POLITIQUE ET DIPLOMATIE LA 40' SESSION DU CONSEIL DE LA SOCIÉTÉ DES NATIONS La quarantième session du Conseil de la Société des Nations s'est ouverte, à Genève, le 7 juin. M. Briand et M. Chamberlain y assistaient. Parmi les questions à l'ordre du jour, figuraient le contrôle financier de l'Autriche et de la Hongrie, le régime de la Sarre et surtout les projets de réforme du Conseil. Sur ce dernier point, l'opposition irréductible de l'Espagne et du Brésil à toute solution qui ne leur accorderait pas un siège permanent, en même temps qu'à l'Allemagne, risque d'entraîner des complications graves dont la Société des Nations sera la première à pâtir. DEUX RATIFICATIONS PARLEMENTAIRES La Chambre des représentants, à Washington, a ratifié, le 2 juin, l'accord du 29 avril pour le règlement de la dette française envers les Etats-Unis, dont le texte est maintenant soumis au Sénat. M. Henry Bérenger, ambassadeur de France aux Etats-Unis, qui négocia heureusement cet ac,.ord, est, de son côté, revenu à Paris où le débat parlementaire va également s'instituer sur la question. D'autre part, les accords de Locarno ont été approuvés par le Sénat français, le 4 juin, à la majorité de 274 voix contre 6, après que M. Briand eut fait un vaste et éloquent exposé de notre politique étrangère. L'ÉPILOGUE DU CONFLIT DE MOSSOUL Le 5 juin a été signé, à Angora, par l'ambassadeur de Grande-Bretagne en Turquie, sir Bonald Lindsay, le ministre des Affaires étrangères turc, Rouchdy pacha, et le délégué de l'Irak, Noury pacha, un accord qui met définitivement fin au conflit de Mossoul. Ce conflit durait depuis près de vingt mois et il avait failli, à plusieurs reprises, compromettre sérieusement la paix en Orient. On se rappelle qu'au mois de décembre dernier le Conseil de la Société des Nations avait décidé d'attribuer le district de Mossoul à l'Irak, à condition que le mandat britannique sur la Méso- potamie fût prolongé de vingt-cinq ans. Mais la Turquie s'était refusée à admettre cette décision. Après de pénibles négociations que sir Ronald Lindsay a très habilement conduites, elle est revenue sur ce refus. La ligne frontière dite de Bruxelles, adoptée par la Société des Nations en 1924, est reconnue, à quelques légères modifications près. Une commission mixte la déterminera sur le terrain. La sécurité réciproque est garantie par des clauses politiques arbitrage, zones neutres, etc.). Enfin la Turquie obtient une participation de 10 % au bénéfice des entreprises pétrolifères du vilayet. LES ÉLECTIONS ROUMAINES Les élections législatives qui viennent d'avoir lieu en Roumanie ont été une surprise. Lorsque le ministère libéral Bratiano, battu en brèche par l'opposition, s'était retiré, voici deux mois, pour faire place à un ministère Averesco, on pouvait croire que celui-ci n'aurait qu'une durée éphémère, car le parti du peuple, dont le général Averesco était le chef, était numériquement peu important. Or, les élections nouvelles lui ont donné une majorité écrasante : 280 sièges environ, tandis que le parti national de Transylvanie et le parti des paysans, qui représentaient les forces vives de l'opposition, n'en obtiennent ensemble que 82. Quant au parti libéral, il est réduit à une quinzaine de sièges. Aucun communiste ni même aucun socialiste n'a été élu, ce qui atteste que la propagande bolcheviste n'a pas eu grand succès en Roumanie. LE NOUVEAU MINISTÈRE ÉGYPTIEN A la suite des élections égyptiennes, qui ont donné une majorité considérable au parti zaghlouliste, on pouvait craindre que de sérieuses difficultés surgissent, surtout si Zaghloul pacha revendiquait pour lui-même le pouvoir. Le haut-commissaire britannique lord Lloyd a toutefois obtenu de Zaghloul qu'il renonçât à cette intention. Le cabinet de Ziwer pacha a démissionné et c'est le chef du parti libéral A dly pacha qui a pris la direction d'un nouveau gouvernement auquel incombera la tâche délicate de concilier la bonne entente avec l'Angleterre et les exigences nationalistes. L FIN DE L'INSURRECTION MME Le 3 juin, deux colonnes, parties l'une de la région d'Airé, au Sud de Soueïda, l'autre de la région de Bosra, où aboutit la voie ferrée de Damas, se sont emparées de la ville de Salkhad, qui est le centre le plus important de toute la partie Sud du Djebel Haouran et où Soltan el Attrache avait accroché sa suprême résistance. Ce succès militaire peut être considéré comme la fin de l'insurrection druze, dont les dernières bandes, isolées, n'ont plus que le désert pour refuge. L. LE CONGRÈS EUCHARISTIQUE DE CHICAGO Le 28° Congrès eucharistique, qui va s'ouvrir à Chicago le 20 juin, constituera sans doute la manifestation religieuse la plus « colossale » qui ait jamais été organisée dans le monde. Chicago, avec son énorme population, n'est pas seulement le centre industriel le plus important d'Amérique, elle est aussi la cité la plus catholique des Etats-Unis, car plus d'un million de ses habitants (un sur trois) appartiennent à l'Eglise romaine. Les cérémonies religieuses qui se succéderont auront cette ampleur de réalisation qui marque les gestes du Nouveau Monde. Des assistances de 300.000 personnes sont assurées aux messes pontificales que l'on célébrera dans un immense stadium au bord du lac Michigan. Dans des locaux différents, délibéreront dans leurs langues les Français, les 'Italiens, les Polonais, les Allemands, les Mexicains, les Sud-Américains, les Hongrois, les Tchèques, les Slovaques, les Slovènes, les Portugais, les Hollandais. Soixante-dix diocèses des Etats-Unis seront représentés par un groupe diocésa'n spécial, et une procession prodigieuse terminera ces journées eucharistiques. Le cardinal Bonzano a été désigné par le Souverain Pontife pour le représenter au Congrès de Chicago, où il se mettra à la tête de l'épiscopat du monde entier. Le départ du cardinal légat et des princes de l'Eglise du vieux contnent s'est effectué, le 5 juin dernier, à bord de l'Aquitania, de la Cunard Line. L'envoyé du Saint-Siège et les représentants ecclésiastiques des divers pays d'Europe étaient arrivés à Cherbourg par le train transatlantique auquel avaient été ajoutés des wagons spéciaux. Avec le card.nal Bonzano voyageaient le cardinal Dubois, archevêque de Paris, qui venait de recevoir, des mains du président de la République, la cravate de la Légion d'honneur, et qui représentera, avec sa haute autorité morale et son esprit patriotique, la France catholique au Congrès ; Mgr Leynaud, archevêque d'Alger, disciple de Lavigerie ; Mg' Seipel, l'ancien chancelier d'Autriche, qui visita, à Paris, M. Painlevé ; le cardinal Piffl, archevêque de Vienne ; le cardinal Reig y Casanova, archevêque de Tolède, représentant officiel de l'Espagne ; le cardinal Czernach, archevêque de Budapest, primat de Hongrie, et de nombreux autres prélats, avec une quantité de prêtres distingués composant les suites ecclésiastiques. Le commandant de l'Aquitania a reçu à la coupée les cardinaux qui furent aussitôt installés dans les appartements aménagés avec tact à leur intention. On avait même prévu des chapelles pour permettre aux prélats de célébrer la messe. Et c'est sous le drapeau pontifical arboré à son grand mât que l'Aquitania a vogué vers l'Amérique.



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