L'Illustration n°4341 15 mai 1926
L'Illustration n°4341 15 mai 1926
  • Prix facial : 4 F

  • Parution : n°4341 de 15 mai 1926

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Jacques-Julien Dubochet

  • Format : (290 x 380) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 98,7 Mo

  • Dans ce numéro : la mort du prince Napoléon.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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492 — N" 4341 L'ILLUSTRATION 15 MAI 1926 écoulés, a dépassé 20 millions de livres, sans compter les indemnités de chômage. Il est impossible de continuer une telle politique, qui fait payer à l'en-. semble du pays le déficit d'une industrie particulière. Mais les remèdes proposés comportent, au premier chef, l'abandon du salaire national uniforme et la rétribution proportionnelle des mineurs, selon les conditions de chaque mine. LA PHYSIONOMIE DE LA GRÈVE On imagine facilement la répercussion qu'a eue sur la vie de l'Angleterre l'arrêt généralisé du travail dans les industries ou services essentiels. On remplirait des colonnes avec l'histoire anecdotique de ces journées de grève et la description pittoresque de la physionomie que présentaient Londres et les autres grands centres britanniques. Les gravures qui illustrent ces pages en montrent quelques aspects. Dès le premier moment, le gouvernement, armé de pleins pouvoirs, a mis tous ses soins à ce que l'ordre ne fût pas troublé et à ce que la population ne souffrît pas trop lourdement dans ses besoins vitaux : il a assuré le ravitaillement, un minimum de transports et la distribution du gaz et de l'électricité. Une véritable armée de volontaires s'est mise à la disposition de l'Etat pour tous les emplois. A Londres, Hyde Park est devenu un gigantesque pare d'automobiles, bénévolement prêtées par leurs possesseurs. On a vu ressortir les vieux cabs et les antiques diligences. Les haut-parleurs ont suppléé tant bien que mal, pour la diffusion des nouvelles, à l'absence de journaux. D'ailleurs, une British Gazette a pu être imprimée et le Times, le Daily Telegraph, le Da- ily Express, le Daily Mail ont réussi, par des moyens de fortune, à publier des éditions réduites. De son côté, la Trades Union renseigne ses adhérents par une feuille intitulée British TVorker. Des appels vibrants ont été lancés, eu faveur de la conciliation, par d'éminentes personnalités. comme l'archevêque de Cantorbery et lord Asquith, lord Grey et lord Balfour, sans parler d'un manifeste de M. Baldwin, que la T. S. F. s'est chargée de porter à la connaissance de toute la population. Les troubles qui ont éclaté dans quelques villes et dans certains faubourgs ,de Londres se sont bornés à des incidents presque négligeables, étant donné le nombre des grévistes et celui des « jaunes » ou des volontaires qui jouent le rôle de « briseurs de grève ». Un certain nombre d'arrestations ont été opérées et les tribunaux ont aussitôt prononcé des condamnations exemplaires. Enfin, — et ce n'est pas une des moindres caractéristiques du tempérament anglais, — le premier week end de la grève a été respecté par une sorte de trêve mutuelle, tant les habitudes sont invétérées dans le pays. ROBERT LAMBF,L. LA FÊTE NATIONALE DE JEANNE D'ARC La fête de Jeanne d'Arc, depuis qu'elle est devenue fête nationale, aurait-elle cessé d'être une fête de la concorde? Nous vivons dans un temps singulier, où les gestes d'union provoquent des émeutes. On s'est battu, dimanche, autour de la statue de l'héroïne, et, ce qu'il y a eu d'étrange dans cette levée de cannes et de matraques, c'est qu'elle ne constituait point le heurt dd deux manifestations ennemies. Elle mettait aux prises un service d'ordre formidable, appliquant ses instructions avec une énergie sans doute excessive, et des cortèges chargés de fleurs. A 9 heures, les représentants du gouvernement, M. Painlevé, ministre de la Guerre, et M. Jean Durand, ministre de l'Intérieur, sont venus, accueillis par une sonnerie de clairons, déposer deux couronnes, aux pieds de la statue dorée de la place de Rivoli. La couronne de M. Painlevé portait cette inscription : t. A Jeanne d'Arc, héroïne du patriotisme populaire, le gouvernement de la République. a Sur le ruban qui cravatait la couronne de M. Jean Durand, on lisait : e A Jeanne Darc, première paysanne de France. » Et, tout de suite, la verve des curieux s'est exercée -sur les orthographes différentes adoptées par les deux ministres pour le nom de l'héroïne nationale. Pourquoi « d'Arc » à la Guerre et « Darc » à l'Agriculture? A-t-on craint que e d'Arc » fût trop noble, trop riche, pour une paysanne, même pour la première paysanne de France? Et pourquoi, encore, sur la couronne de M. Painlevé, cette expression c héroïne du patriotisme populaire » et non point e du patriotisme français »? Petites querelles de mots à propos de mots, mais qui découvraient une atmosphère de fièvre. Tentes les rues avoisinant la place de Rivoli avaient été coupées, dès huit heures du matin, par des barrages composés de gardiens de la paix, d'agents en bourgeois, de gardes républicains à pied et à cheval qui arrêtaient la circulation et — après la courte cérémonie militaire et le défilé des troupes — ne lais- Les manif estants qui ont réussi à traverser un barrage se précipitent vers la statue. aèrent filtrer les délégations qu'une à une et en nombre réduit. Si, le 23 mai 1430, à Compiègne, la bonne Lorraine avait été aussi formidablement protégée contre l'ennemi qu'elle l'a été dimanche dernier contre les porteurs de couronnes, on n'aurait pas eu à déplorer la capture de l'héroïne, le jugement et l'exécution de Rouen. Cela ne veut pas dire que l'on doive approuver tout ce qui s'est produit du côté des manifestants. Les assauts en groupes et en troupes contré les barrages de police ne sont point dans l'esprit de cette commémoration sensible, souriante et fleurie. Il n'est point douteux, d'autre part, que, dimanche, la réaction du service d'ordre fut nerveuse et brutale. Est-ce bien encore ici la faute des agents? Le ministre de l'Intérieur avait prescrit pour le maintien de l'ordre le 9 mas les mêmes mesures qu'il avait prescrites pour le 1" mai. Les raisons d'une telle politique de bascule entre les manifestants porteurs du drapeau national — un.jour de fête nationale — et les manifestants porteurs du drapeau de -l'Internationale risquent d'être mal comprises par des esprits simples et il semble qu'elles aient été interprétées par la police, dimanche, "omme un devoir de cogner sur tout le monde, manifestants, curieux et journalistes. Sans doute, il y a eu des vagues d'assaut qu'il a fallu repousser ou endiguer; sans doute, les sections de l'Action Française ont témoigné d'un esprit combatif qui a entraîné des ripostes ; sans doute les coups, en bien des endroits, ont été échangés avec une ardeur égale, comme en témoigna le nombre des blessés, mais il semble que le sang-froid et l'à-propos aient un peu trop manqué là où ils 'n'auraient pas dû faire défaut. On a emmené beaucoup de gens au poste. On en a peut-être emmené beaucoup trop. Notre instantané de première page montre l'un de ces « perturbateurs » détourné par la force publique de la voie de son pèlerinage. Ce n'est point là une photographie tendancieuse, 'n cliché de circonstance. La scène n'a pas été posée. Le brave homme arrêté — car vraiment cette bonne figure à lunettes n'est point d'un énergumène — ne fut point un figurant bénévole placé par notre opérateur au milieu des deux gardiens qui l'encadrent. Il y a, ici, un contraste très expressif entre le geste d'énergie que réalisent, par ordre, deux agents d'un aspect d'ailleurs placide, et le Parisien ahuri, certainement inoffensif. que l'on conduit au poste avec ses fleurs devenues subversives. Oh ! ces fleurs ! comme l'on sent bien que toute l'attention du e manifestant » arrêté se fixe sur le bouquet en péril, que, de ses doigts étendus, il s'efforce de protéger contre les bousculades. Ce fervent du culte de Jeanne d'Arc a-t-il été relâché, le soir, ou envoyé au Débôt? On aimerait savoir que ses jolies fleurs blanches ont pu se joindre aux gerbes déposées aux pieds de « l'héroïne du patriotisme populaire » et de c la première paysanne de France ». Ajoutons, d'ailleurs, que, sur les 221 arrestations opérées, 31 seulement ont été maintenues. Le nombre des gardiens de la paix plus ou moins grièvement contusionnés au cours des bagarres fut de 118. Du côté des manifestants, le nombre des blessés, dont un enfant de quinze ans, a été plus difficile à établir. LES INCIDENTS DE LA FÊTE DE JEANNE D'ARC, A PARIS, LE 9 MAI. — Barrage d'agents rompu avenue Paul-Déroulède. devant les Tuileries — Photographies 1. Clair-Guyot.
15 MAI 1926 L'ILL.USTI-i A TION N0 4341 -- 493 POLITIQUE ET DIPLOMATIE LA CONSOLIDATION DE LA DETTE FRANCO-AMÉRICAINE Les négociations poursuivies par M. Henry Bérenger, ambassadeur de France à Washington, avec la Debt Commission américaine, pour la consolidation de notre dette à l'égard des Etats-Unis, ont s bouti à un accord oui a été signé le 29 avril par M. Wrenger et le secrétaire d'Etat américain aux Finances, M. Mellon. Aux termes de cet accord, notre dette commerciale de 407 millions de dollars, qui devait être entièrement remboursée en 1929, en vertu d'une convention passée en 1919, se trouve incorporée à notre dette politique. Celle-ci s'élevait, au 15 juin 1925, point de départ du règlement, à 2.933.000.000 de dollus pour le principal et 881.000.000 de dollars pour les intérêts échus et non payés, soit, au total, 3.814.000.000 de dollars. La somme globale de nos obligations était donc de 4.221 millions de dollars, que les Etats-Unis ont accepté d'abord de réduire à 4.025 millions, par un calcul d'intérêts réduit. Les paiements prévus sont échelonnés sur 62 annuités débutant à 30 millions de dollars pour 1926 et 1927, Une séance de la conférence d'Oudjda dans la salle du conseil du contrôle général. — Phot. J. du Taillis. A droite, les envoyés rifains ; Si Cheddi, Si Azerkane, Si Haddou ; au fond, M. Ponsot, le général Simon, présidant, puis les délégués espagnols, MM. Lopez Olivan, Aguilar et Miguel. — A gauche, la table des secrétaires. La signature, à Washington, de l'accord sur les dettes. j De gauche à droite : assis, MM. Mellon, secrétaire du Trésor ; Bérenger, ambassadeur de France; Garrard-Wmston, sous-secrétaire du Trésor; debout : MM. Haguenin, Blair et Lacour-Gayet, experts. — Phot. Wide World. 32 millions et demi en 1928 et 1929, 35 millions en 1930, pour s'élever ensuite par paliers successifs à 100 millions en 1937 et 125 millions de 1942 à 1987. Le total de ces annuités correspond, au taux de 4 1/4 %, à une valeur actuelle de 2.008.400.000 dollars, de telle sorte que la réduction de notre dette politique peut être évaluée à 53 %. Aucune clause de sauvegarde, subordonnant nos paiements à ceux de l'Allemagne, n'existe dans l'accord, mais une clause dite « de report » en tient virtuellement lieu : elle autorise la France à différer pendant trois ans à son seul gré, sur simple préavis de 90 jours, et sans autre condition pendant la période des cinq premières années. tout paiement supérieur au montant actuel des intérêts de la dette commerciale, c'est-à-dire à 20 millions de dollars. LA QUERELLE DU DRAPEAU ALLEMAND Alors que les discussions politiques sur les indemnités aux familles princières dépossédées passionnent toujours les esprits en Allemagne. une nouvelle querelle politique a surgi, à propos du drapeau allemand. La Constitution de Weimar a adopté un nouvel emblème national républicain, noir-rouge-or, mais elle a maintenu un pavillon commercial aux anciennes couleurs impériales, noir-blanc-rouge, portant, il est vrai. dans un angle tin minuscule écusson de la République. Sous prétexte que, dans les pays étrangers, les représentants diplomatiques du Reich ne parvenaient pas à obtenir d'un grand nombre de leurs ressortissants qu'ils pavoisent aux couleurs républicaines, le président Hindenburg, sur la proposition du chancelier Luther. a rendu une ordonnance autorisant les ambassades et légations allemandes à faire voisiner le pavillon commercial et le drapeau national. Pratiquement, Bette décision aurait pour conséquence de rendre une sorte de consécration officielle aux anciennes couleurs de la monarchie. Les groupes parlementaires républicains ont élevé contre cette mesure leur protestation, allant jusqu'à accuser le président Hindenburg d'avoir violé la Constitution. Celui-ci a voulu mettre fin au conflit en proposant au Reichstag de voter l'unification du drapeau en réunissant, sous forme de bande, et d'écusson, les anciennes couleurs et les nouvelles. Mais cette tentative de compromis n'a fait qu'envenimer la querelle et affaiblir davantage la position du gouvernement. UNE CRISE POLITIQUE EN BELGIQUE Les difficultés financières que traverse actuellement la Belgique ont provoqué, comme on pouvait s'y attendre, une crise politique. On sait qu'un plan audacieux, de grande envergure, soigneusement préparé par M. Janssen pour la stabilisation du franc belge et le retour à l'étalon or, a échoué par suite de diverses causes, notamment de l'impossibilité où l'on s'est trouvé de réaliser l'emprunt extérieur dans les condi- tions escomptées. Le franc belge, qui depuis plusieurs mois demeurait ferme au taux de 106-107 francs pour une livre, s'est progressivement affaissé, depuis le milieu de mars, pour tomber en ces derniers jours au-dessous du franc français. Des déclarations faites à la Chambre. le 4 mai, par le ministre des Finances, ont révélé la gravité de la situation, à laquelle le gouvernement n'avait pu parer que par une inflation de 600 millions. Deux ministres, MM. Rotin-Jacquemyns et Carton. ont démissionné pour se désolidariser de la politique de M. Janssen, qui a été contraint lui-même à la retraite. Un remaniement général du ministère a ainsi été rendu nécessaire : le roi a confié à M. Brunet, député socialiste de Charleroi, la mission de le réaliser. UN NOUVEAU CABINET EN POLOGNE Pour des raisons de politique intérieure — les socialistes s'étant retirés de la coalition gouvernementale — M. Skrzynski, président du Conseil polonais, qui n'appartient pas au Parlement et jugeait, à ce titre, indispensable de grouper autour de lui tous les partis, a démissionné, le 5 mai. Le président de la Républiqne a fait auprès de plusieurs personnalités des tentatives infructueuses pour qu'elles se chargent de former le nouveau gouvernement. Il s'est finalement adressé à M. Vincent Witos, chef du parti paysan. — R. L. LA REPRISE DES HOSTILITÉS DANS LE RIF La conférence d'Oudjda a échoué et les hostilités ont recommencé dans le Rif, sur les deux fronts français et espagnol. Jusqu'au dernier moment, la France et l'Espagne ont tout tenté pour éviter cette éventualité. La date du 1" mai ayant été primitivement fixée comme suprême délai pour l'acceptation de nos conditions essentielles, nous avons consenti à reculer de quelques jours l'expiration de cet ultimatum, afin de permettre aux délégués rifains de se rendre une dernière fois auprès d'Abd-el-Krim. Ceuxci ont été dirigés aussitôt sur Nemours, où ils se sont embarqués, le 2 mai, sur le torpilleur Sénégalais, de la base d'Oran, à destination de la baie d'Alhucemas. Ils étaient de retour à Oudjda, par la même voie, le 6 mai, mais ils n'apportaient aucune réponse favorable au questionnaire précis qui leur avait été remis. En particulier, aucune satisfaction ne nous était donnée quant à la libération des prisonniers : Azerkane se bornait à dire que les Rifains pourraient rendre vingt-cinq Français et vingt-cinq Espagnols, y compris les malades, les blessés, les femmes et les enfants, en éehange de cinquante prisonniers rifains qui seraient remis Par la France et par l'Espagne. En conséquence, le général Simon, présidant la réunion plénière de la conférence, a déclaré officiellement qu'il n'y avait pas lieu de poursuivre les conversations plus avant et, le soir même, les Rifains reprenaient le chemin de Nemours. On' s'attendait d'ailleurs à cette rupture, dont l'intransigeance d'Abd-el-Krim est seule responsable, et toutes les mesures étaient prises pour que les troupes puissent de nouveau, et sans perdre plus de temps, rentrer en action. Avec la coopération de l'aviation et l'appui d'une puissante artillerie, les forces francoespagnoles, commençant leur mouvement le 7 au soir, ont opéré leur liaison sur les hauteurs dominant la rive droite de l'oued Kert. La réaction de l'ennemi a été vive. Ce n'est là que le prélude d'une campagne que le commandement a l'intention de pousser très énergiquement, en revenant à la méthode plus souple de la guerre coloniale, à laquelle on avait substitué, l'année dernière, une tactique un peu trop calquée sur celle de la grande guerre et dont on a reconnu les inconvénients. Si Azerkane et Si Haddou, à bord du Sénégalais, au moment où ils vont débarquer dans la baie d'Alhucemas.



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