L'Illustration n°4336 10 avr 1926
L'Illustration n°4336 10 avr 1926
  • Prix facial : 4 F

  • Parution : n°4336 de 10 avr 1926

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Jacques-Julien Dubochet

  • Format : (290 x 380) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 96,5 Mo

  • Dans ce numéro : les opérations militaires en Syrie.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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:130 — N° LSILLUSTRAtiON 10 AVRIL 1926 ENTRE LE PASSÉ ET L'AVENIR L'AMÉRICANISATION DE L'EUROPE Il y a dix-sept ans, vers la moitié de février 1909, j'arrivai, un matin, à New-York, venant de Chicago. Mon voyage aux Etats- Unis était terminé. Le jour suivant, je devais m'embarquer pour l'Europe. Le soir, quelques amis m'invitèrent à dîner dans un club. Pendant le repas, on nie questionna beaucoup sur mes impressions de voyage. Je les résumai à peu près de la manière suivante : Voulez-vous que je vous expose en quelques mots les deux conclusions les plus importantes, au moins pour moi, auxquelles je suis arrivé en quatre mois de séjour parmi vous? Je savais, avant de venir, que vous étiez riches. Mais, là-bas, j'imaginais toujours votre richesse sur le modèle timidement agrandi de ce que je voyais autour de moi. » J'ai vu votre richesse et je comprends aujourd'hui combien l'idée que je m'en étais faite correspondait mal à la réalité. Vous êtes beaucoup plus riches qu'on ne l'imagine de l'autre côté de l'Atlantique et beaucoup plus riches, probablement, que vous-mêmes ne l'imaginez. Voilà la première conclusion. » La seconde vous paraîtra plus étrange. Il m'a semblé que, si votre richesse est beaucoup plus grande que celle de l'Europe, vous en jouissez beaucoup moins. A ce que j'ai pu voir, le peuple vit, chez vous, mieux qu'en Europe ; mais les classes moyennes et supérieures vivent beaucoup mieux en Europe tout en étant plus pauvres. Ce qu'on raconte sur le luxe de vos millionnaires et milliardaires est une légende inventée et accréditée par des personnes qui ne savent pas ce qu'est le luxe européen ou qui n'ont jamais mis le pied en Amérique. Sauf les grands cadeaux qu'ils font aux établissements d'instruction et aux institutions charitables, vos milliardaires sont des Spartiates en comparaison des millionnaires européens. Mais la différence est encore plus frappante dans les classes moyennes. En Europe, elles gagnent moins, niais elles vivent avec beaucoup plus de commodité et d'agrément. » Je pourrais vous citer beaucoup de faits à l'appui de cette affirmation. Je nie bornerai au plus caractéristique : le service domestique. Ici, pour avoir une femme de chambre et une cuisinière, il faut qu'une famille soit déjà très aisée. La classe moyenne, en général, ne peut compter sur aucune espèce de service domestique permanent. En Italie, au contraire, une famille d'employés ou d'intellectuels, (lui dispose de trois ou quatre mille lire, peut trouver, pour quinze lire par mois, une bonne à tout faire. Une famille qui dispose de dix mille lire peut se faire servir par une cuisinière et une femme de chambre, car on en trouve de très bonnes pour vingt-cinq ou trente lire par mois. Une famille qui dispose de vingt mille lire peut ajouter un valet à la cuisinière et à la femme de chambre. On en trouve tant qu'on en veut pour cinquante ou soixante lire par mois. » En France, en Angleterre, en Allemagne. les salaires sont plus élevés, et le personnel disponible. moins abondant ; mais nulle part on n'a idée des salaires de New-York, où la femme de chambre la plus médiocre exige au moins quarante dollars par mois. » C'est seulement en Amérique que j'ai compris quel heureux privilège est, pour les classes moyennes et supérieures de l'Europe, cette abondance de serviteurs hommes et femmes. Peut-on appeler « dirigeante » une classe, dont une partie considérable — la plus cultivée, en général — ne trouve personne pour la décharger des plus humbles soucis matériels de l'existence? Aussi, je rentre en Europe, transformé en le plus doux des maîtres. Tant que je vivrai, je considérerai une femme de chambre ou une cuisinière disposée à nie servir avec zèle, pour un salaire si raisonnable, comme un bonheur » On discuta pendant toute la soirée cette question et on finit par conclure, d'un commun accord, que la cause de cette différence devait être cherchée justement dans la richesse américaine, dont la grandeur m'avait si vivement frappé. Pourquoi les Etats-Unis étaient-ils si riches ? Parce que les classes supérieures, au lieu de dépenser pour leur plaisir tous leurs énormes revenus, en investissaient la plus grande partie dans de nouvelles entreprises ; et parce qu'une partie de la population, occupée en Europe à rendre plus commode ou plus agréable l'existence des classes dirigeantes et cultivées, s'appliquait à des travaux directement productifs. Les progrès du féminisme américain nous semblèrent, dans une certaine mesure, pouvoir s'expliquer par la même cause. Pourquoi les femmes américaines préféraientelles déjà, à cette époque, beaucoup plus que les Européennes, travailler dans l'industrie, dans le commerce ou les professions libérales, plutôt que de mériter l'éloge des inscriptions latines « Domui mansit, lanam feeit » ? Parce que l'Amérique poussait tout le monde, hommes et femmes, riches et pauvres, à devenir des producteurs directs de la richesse. Ces propos de table, tenus le dernier jour de mon séjour en Amérique, n'ont plus aujourd'hui que la valeur d'un témoignage historique sur une époque révolue. La guerre mondiale a rapproché les deux continents et rétréci l'Atlantique, mais, si elle a un peu européanisé l'Amérique, elle a beaucoup plus américanisé I 'Europe ! En enlevant des millions (l'hommes à leur travail pour les envoyer se battre dans les tranchées, en même temps qu'elle exigeait un très grand effort de l'industrie et de l'agriculture, la guerre a transformé, conune.. en t mérique, en producteurs directs — -Ouvriers ou employés — un grand nombre d 'honinies et de femmes, qui, jusqu'alors, avaient gagné leur vie en rendant l'existence '-commode et agréable aux classes moyennes et supérieures. La guerre terminée, bien peu sont retournés à leurs occupations d'autrefois ; leur.exemple, au contraire, a agi sur les générations nouvelles. Les dettes et les ruines de la guerre, l'augmentation des impôts et du prix de la vie, la gêne où certaines classes sont tombées depuis dix ans et dont elles voudraient sortir, ,l'aisance à laquelle d'autres classes sont arrivées et qu'elles voudraient conserver, déterminent rapidement. dans tous les pays de l'Europe, une .situation semblable à celle qu'un EuropéeO pouvait observer en Amérique, vers - 1910. Nous nous sommes américanisés suis le savoir. Le service domestique, cette grande facilité d 'autrefois, devient un problème de plus en plus difficile pour toute la classe moyenne, • comme en Amérique. Comme en Amérique, les femmes se masculinisent, envahissent toutes les carrières, veulent, travailler, gagner de l'argent, vivre indépendantes. Comme en Amérique, les grandes villes se développent rapidement et la vie y devient de plus en plus agitée, incommode, chère, difficile, turbulente, instable. Comme en Amérique, le luxe se démocratise ; tandis que les classes populaires s'habituent à vivre mieux, le grand luxe européen, héritage des régimes aristocratiques d'autrefois, disparaît avec les Cours, les vieilles fortunes et les vieilles industries. Malgré les gaspillages, souvent un peu naïfs, des nouveaux riches, les traditions luxueuses se perdent et une relative simplicité devient obligatoire, même pour les riches, comme en Amérique. Comme en Amérique, les combinaisons magiques d'une mécanique presque surnaturelle, les fabrications par série, les formes collectives de production et de consommation triomphent et nivellent sous une uniformité croissante la vieille variété européenne. « C'est le progrès », disent les optimistes. C'est, aujourd'hui, presque une doctrine officielle, en Italie, que le pays était encore endormi il y a quinze ans ; la guerre l'aurait, heureusement, réveillé et il commencerait à vivre véritablement depuis quelques années ! Un état d'âme analogue se retrouve, plus ou moins accentué, dans tous les pays d'Europe. L'américanisation de l'Europe, cependant, semble être un événement un peu plus compliqué que ne le suppose cet optimisme facile, pour qui tout irait bien si la production augmentait. * ** L 'Europe n'est pas l'Amérique. Depuis un siècle, après l'invention des chemins de fer, une race laborieuse et énergique s'est trouvée, aux Etats-Unis, dans une situation unique. Elle possédait d'immenses territoires fertiles, avec mines et forêts en quantité fabuleuse, des instruments d'une puissance croissante pour les exploiter et une organisation politique simple et solide. De génération en génération, à mesure que les instruments se perfectionnaient, que la population augmentait, que le capital s'accumulait, l'exploitation du continent donnait des résultats plus grands qui surprenaient même le confiant optimisme des Américains. Après 1850, l'émigration européenne a encore fourni, à ce pays privilégié, des travailleurs dont l'éducation avait été faite aux frais des pays d'origine : presque un million par an, dans les années qui ont précédé la guerre mondiale. C'était comme si, aux Etats-Unis, un million d'hommes naissaient chaque année, déjà adultes et capables de produire ! Ajoutez que les Américains vivent, travaillent, font leurs plans d'avenir en dehors de la crainte de la guerre. Que de fois, quand je voyageais aux Etats-Unis, avant le grand cataclysme, je disais à mes amis : « Vous savez, en théorie, que des guerres peuvent éclater, mais vous ignorez ce que c'est que vivre sous la menace permanente d'une guerre, dont personne ne peut dire quand elle éclatera, comment elle se développera, quelles en seront les conséquences, mais dont tout le monde est convaincu qu'elle risque de changer le sort et l'existence de chacun. C'est là la tragédie de l'Europe. » Les Américains n'ont pas de préoccupations plus précises et plus anxieuses quant aux dangers éventuels d'une révolution. Ils savent que des révolutions éclatent de temps en temps sur tous les points du globe, comme ceux qui vivent loin des volcans. et des côtes de la mer savent qu'il y a, de temps en temps, des éruptions et des tremblements de terre. Exemptes du tribut du sang, très bien payées, Copyright by G. Ferrero, 1926.
10 Aviut, 1926 L'ILLUSTRATION N° 4336 — 331 habituées à une vie large, les classes populaires sont, en Amérique, beaucoup plus conservatrices et plus déférentes envers les lois qu'en Europe. Elles ont été à peine effleurées par l'étrange illusion messianique d'une révolution régénératrice, qui pénètre de plus en plus dans les masses européennes. Ces conditions favorables ont produit l'optimisme américain. Simple et simplificateur, cet optimisme irrite parfois les Européens qui savent que toutes les branches de la famille humaine n'ont pas reçu de Dieu dix millions de kilomètres carrés, fabuleusement riches, à exploiter. Mais cet optimisme est, avec l'abondance, qui l'a enfanté, un élément de stabilisation sociale dont on ne saurait exagérer l'importance. Il est un puissant antidote contre les ferments de discorde et de désagrégation, si actifs dans toutes les civilisations riches et cultivées. Si l'énorme richesse américaine ne donne pas les commodités et les agréments que la richesse plus modeste de l'Europe pouVait encore nous assurer il y a vingt ans, elle permet à toute l'Amérique de vivre dans un ordre d'une certaine stabilité. Les classes moyennes et cultivées ne trouvent pas facilement des domestiques ; elles doivent se contenter, dans les grandes villes, de vivre dans des pensions ou dans des maisons très petites elles ont beaucoup de difficultés à créer une famille. Mais l'optimisme général, certains luxes — comme les voyages en Europe — qu'elles peuvent se permettre de temps en temps, l'espoir d'améliorations imprévues mais possibles, justifié par l'énorme développement du pays, les aident à supporter ces inconvénients et les rendent assez satisfaites de leur sort. D'autre part, si le rapide enrichissement des Etats-Unis profite aux ouvriers et aux classes populaires plus qu'aux classes moyennes, il y a au moins l'avantage que l'aisance générale maintient les masses dans un état de relative tranquillité. Combien la situation de l'Europe est différente ! Les grands Etats occupent des territoires restreints où les richesses naturelles sont toujours limitées en comparaison de la population, même quand elles sont considérables. Les matières premières et les forces élémentaires de la nature n'ont qu'une place beaucoup plus petite parmi les causes de la prospérité publique. Les complications d'une mécanique presque surnaturelle, si elles exigent un effort de travail plus intense de toutes les classes sociales, ne peuvent produire que des résultats plus modestes. Nous travaillons sur un terrain volcanique, sous la menace continuelle de la guerre, au milieu d'obscures préoccupations politiques, qui nous font regarder l'avenir avec des inquiétudes multiples. On ne sait plus exactement nulle part quel principe d'autorité il faut reconnaître ni auquel il faut obéir. Dans beaucoup de pays, un charlatanisme politique effronté tente des improvisations, qui, si elles réussissaient partout, ramèneraient l'Europe, armée de nitroglycérine et sans Christ, à une espèce de moyen âge. Depuis les oscillations monétaires. jusqu'au changement continuel de la situation internationale, toute notre existence est une perpétuelle inquiétude. Dans ces conditions, l'universelle frénésie du gain matériel, qui américanise l'Europe et transforme en producteurs directs de richesses le plus grand nombre possible de personnes, devient un élément d'instabilité sociale. La crise des classes moyennes en est la preuve la plus évidente. L 'américanisation de l'Europe les sacrifie, de plus en plus. aux classes populaires, dont le bien-être augmente tandis que celui des classes moyennes diminue. Mais leur appauvrissement ne se réduit pas à perdre certaines commodités dont elles jouissaient il y a vingt ans, comme celle de pouvoir trouver à bon marché des domestiques. S'il en était ainsi, l'Amérique nous démontrerait que les classes moyennes et intellectuelles peuvent vivre et accomplir leur tâche, même sans avoir à leur disposition beaucoup de serviteurs. Dans les pays d'Europe, cet appauvrissement est un fait bien autrement dangereux. Aggravé par les crises monétaires et le désordre des finances publiques, il détruit un organe nécessaire de la vie sociale. Où l'Etat trouvera-t-il, par exemple, ses fonctionnaires, le jour où la ruine des classes moyennes sera consommée ? En Europe, cette ruine signifie la désorganisation définitive de l'Etat. Mais l'enrichissement du peuple, qui, en Europe aussi, fait dans une certaine mesure contrepoids à l'appauvrissement des classes moyennes, ne semble pas devoir tranquilliser les masses, comme en Amérique. Jusqu'à présent au moins, l'illusion messianique de la révolution à faire paraît prendre force à mesure que les masses, mieux payées, contractent les besoins et les vices de la bourgeoisie, qu'elles prétendent régénérer ! L'américanisation d'un pays exige en somme un ordre politique, monarchique ou démocratique, mais solide, un esprit public relativement tranquille, une situation internationale fondée sur une paix sûre. Sans ces conditions, qui aujourd'hui manquent en Europe, la lutte d'intérêts en continuelles transformations qu'elle déchaîne devient une carme de désordre de plus en plus grave. L'américanisation de l'Europe, dont nous sommes témoins, ne pourra donc être utile que si l'Europe trouve un équilibre solide d'ordre intérieur et de paiX internationale ; et elle ne pourra se poursuivre indéfiniment : elle devra s'arrêter à un certain moment, au point au delà duquel, au lieu de nous aider à reconstituer notre fortune, elle nous jetterait dans un chaos social. On parle beaucoup de la reconstruction de l'Europe. N'oublions jamais que cette reconstruction ne pourra se faire sur des plans entièrement non- veaux et qu'en partie elle devra être une restauration. L 'Europe ne peut pas devenir une copie de l'Amérique, car certains éléments de sa vieille civilisation sont liés à son existence même- Le jour où ils seraient détruits, l'Europe, elle aussi, aurait cessé d'exister. M. Jules Cambon dans son cabinet de travail. — Phot. J. ClaD-Guyot. GUGLIELMO FERRERO. LE DIPLOMATE, D'APRÈS JULES CAMBON Quand un bouline, ayant on ne peut plus brillamment réussi dans un art difficile entre tous, consent à nous communiquer sur cet art ses sentiments et ses réflexions. qui ne se réjouirait de cette aubaine? Nul, pour parler de la diplomatie, n'est mieux qualifié que M. Jules Cambon, un de nos plus grands diplomates, ayant occupé longtemps avec infiniment d'éclat trois de nos ambassades les plus importantes, Washington, Madrid et Berlin, un de ceux grâce à qui la France, quand éclata la guerre. se trouva, en ce qui concerne ses amitiés et ses alliances, admirablement préparée. Partout ailleurs, sauf en France, les grands chefs civils et militaires, hommes d'Etat, diplomates, maréchaux, généraux, sans oublier les souverains, n'ont pas manqué de publier tout au long leurs Mémoires, dans lesquels ils racontent, pas toujours d'une manière très objective ni très impartiale, les formidables événements auxquels ils ont été mêlés. Nulle part cette floraison, on dirait plus justement cette débauche d'écrits, n'a été plus grande qu'en Allemagne. Le kaiser, le kronprinz, Hindenburg et Ludendorf, pour ne citer que les premiers ténors. n'ont pas hésité à monnayer (il faut prendre ce mot dans toute la force du terme) leurs souvenirs. Le kaiser, à lui seul, a empoché, dans cette affaire, plusieurs millions de marks-or, ce qui, étant donné la qualité de la marchandise livrée, était vraiment la payer d'un très haut prix. En France, au contraire, Foch et Joffre, qui auraient cependant bien des choses passionnantes à dire, n'ont jusqu'à présent rien publié. Clemenceau a écrit dernièrement un livre; mais il est consacré à Démosthène, ce qui est ne toucher à notre époque que d'un peu loin. Weygand, le bras droit de Foch, mêlé par cela même à toutes les décisions capitales de la guerre, me montra, un jour que je lui rendais visite, un manuscrit auquel il travaillait : e Voici mon journal, me dit-il en souriant. Vous pourrez le lire... une cinquantaine d'années après ma mort. » — Ce sont mes arrière-neveux, pas moi, qui, je le crains, en auront la primeur. M. Raymond Poincaré vient à peine de commencer à nous faire part de sa documentation exeeptionnelle et de ses souvenirs scrupuleux, mais



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