L'Illustration n°4327 6 fév 1926
L'Illustration n°4327 6 fév 1926
  • Prix facial : 3,50 F

  • Parution : n°4327 de 6 fév 1926

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Jacques-Julien Dubochet

  • Format : (290 x 380) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 87,5 Mo

  • Dans ce numéro : Marrakech, ville de tourisme.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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128 — No 4327 L'ILLUSTRATION 6 FÉVRIER 1926 Cette exposition est, comme les précédentes, fort amusante. Mais, après l'effort considérable du début, elle semble marquer un léger temps d'arrêt. Les deux machines réellement pratiques attendues par nombre de maîtresses de maison, la lessiveuse et la machine à laver la vaisselle, n'ont pas encore atteint la perfection définitive ; certains modèles déjà vus ont pu bénéficier d'une nouvelle mise au point, mais, au cours d'un examen, il est vrai un peu superficiel, je n'ai remarqué aucun progrès sérieux. Les grand'- mères et les enfants paraissaient un peu étonnés devant ces « mécaniques » parfois imposantes, évoquant des outils d'usine, qu'imaginent les cerveaux modernes pour simplifier les travaux du ménage. Et le contraste était amusant entre la machine à laver la vaisselle, très scientifiquement établie, que M. Breton nous présentait l'an dernier, et l'appareil modeste qu'il nous propose aujourd'hui, simple cuve dans laquelle on fait tourner un disque en fil de fer garni d'une douzaine d'assiettes. Il sera amusant de comparer cette machine établie par un ingénieur averti avec, entre autres, celle baptisée la Soubrette, basée sur le même principe et réalisée par une femme du monde ayant à son actif plusieurs inventions d'un tout autre genre, parmi lesquelles un type d'éventail-bouquet qui connut, il y a quelques années, une grande vogue. D'autre part, les fabricants d'appareils électriques se rendent compte que, dans beaucoup de cas, le prix du courant est prohibitif ; ils se limitent aux petits ustensiles où la commodité est obtenue avec une dépense minime : bouilloires, fers à repasser, fers à friser, etc. Le fer à repasser a reçu un perfectionnement en apparence insignifiant, mais qu'il fallait trouver : il est muni d'un bec permettant de l'abandonner sur la table sans brûler le linge. A signaler aussi une marmite norvégienne (française) électrique paraissant bien comprise, mais qu'il faut voir fonctionner pour savoir exactement ce qu'elle dépense. Le pétrole ne désarme pas devant l'électricité, ni devant le gaz ; aussi, les appareils de chauffage ou d'éclairage qui ont la prétention de survivre — et qui sont très utiles dans certains cas — deviennent particulièrement soignés. — F. H. FAITS DE LA SEMAINE Les « échassiers n terminant l'installation du Salon. Croquis de 7. Touchet. LE SALON DES ARTS MÉNAGERS Le troisième Salon des Arts ménagers, organisé par l'Office national des recherches scientifiques et industrielles et des inventions, a été inauguré ces jours derniers par M. Daniel-Vincent, ministre du Commerce, auprès de qui on fut agréablement surpris de voir M. Paul Léon, directeur des Beaux-Arts. Sous l'impulsion de M. J.-L. Breton, directeur de l'Office, les exposants sont devenus si nombreux qu'il a fallu leur prêter le Grand Palais des Champs-Elysées, à peine débarrassé des charpentes des Arts décoratifs. L'installation des stands, pour laquelle on disposait d'un délai très court, fut particulièrement laborieuse ; elle était, cependant, presque achevée à l'heure officielle. On glissait un peu dans la poussière, mais le public n'avait à craindre ni les échelles, ni les échafaudages, un entrepreneur ingénieux ayant eu l'idée d'engager des échassiers pour accrocher les dernières tentures. L'attraction d'un constructeur de bâtiments démontables : la maison pour enfants. Au Salon des Arts ménagers : la machine à laver la vaisselle o, pour paquebot. — Dessins de P.-7. Poitevin. - M. Matignon, professeur au Collège de France, ancien collaborateur de Berthelot, a été élu à l'Académie des sciences, au fauteuil de M. Haller. - Le député Doriot, auteur de voies de fait sur un brigadier au cours de la grève de protestation contre les opérations du Maroc, a été condamné à huit jours de prison et 300 francs d'amende. - Le centenaire de la mort de Brillat-Savarin a été célébré par l'apposition d'une plaque sur la maison of mourut le célèbre gastronoml. ••••••• Un monument a été inauguré au Père-Lachaise, sur la tombe de l'abbé Rousselot,• le célèbre créateur de la phonétique expérimentale. •••••• Le vicomte Kato, président du Conseil du gouvernement japonais, vient de mourir. L'amiral anglais Townbridge, qui, pendant la guerre, eut un commandement en Méditerranée, est mort subitement. Les cours devant ancien LE RÈGLEMENT DE NOS DETTES DE GUERRE journaux ont rapporté ces jours derniers qu'au d'une conférence tenue au Palais de justice un auditoire d'élite, MM. L.-L. Klotz, ministre des Finances, Lamoureux, rapporteur du budget, et Piétri, membre de la commission des finances de la Chambre, avaient examiné le problème des dettes de guerre d'un point de vue tout à filit ncuveau. De leurs déclarations, il ressort que nous devrions à nos alliés beaucoup moins qu'on ne l'a et qu'ils ne l'ont prétendu. La créance de la Grande-Bretagne sur nous serait nulle et celle de l'Amérique égalerait seulement la moitié de la somme réclamée. Les évaluations de nos alliés, en effet, ne tiennent pas compte de deux faits : l'impôt sur les bénéfices de guerre payé aux fiscs anglais et américain par les industriels avec qui nous étions en relation et incorporé par eux aux marchandises vendues; d'autre part, les majorations anormales avec lesquelles ils nous facturèrent leurs produits. Nous avons, par ailleurs, — fait trop ignoré, — remboursé à l'Angleterre 840 millions de livres. On ne peut nier que les arguments « d'hommes d'affaires » de MM. Klotz, Lamoureux et Piétri ne soient impressionnants et, pour la majeure partie du public, inédits. Ils ne sont cependant pas inconnus des lecteurs de L'Illustration qui se souviennent de l'important article sur les dettes de guerre publié dans le numéro du 29 août dernier. « Sur les bénéfices de leurs industriels, écrivionsnous, les gouvernements américain et britannique ont prélevé 50 et même 80 % d'impôts. Par conséquent, une grande partie de cet argent prêté a déjà été remboursée. » Examinant ensuite les prix de fret réclamés par l'Angleterre, nous demandions leur rajustement avec le prix exigé par nous pour le transport en France des troupes et du matériel britanniques. Nous signalions enfin les majorations excessives dont nous étions victimes et qui, disait notre collaborateur, c s'il s'agissait de commerce entre particuliers, relèveraient du juge d'instruction ».
6 FÉVRIER 1926 L'ILLUSTRATION N° 4,327 — 129 Au concours international de ski à Pontarlier : le saut au grand tremplin ; au loin, la ville. — Phot. .1. Clair•Guyot. LE XV' CONCOURS INTERNATIONAL DE SKI A PONTARLIER Evidemment, la municipalité et le comité d'organisation pontissaliens ont fait tout ce qu'ils ont pu... Mais il n'y avait pas, à Pontarlier, assez d'hôtels pour loger les concurrents, les officiels et la presse, — on vit même certaines équipes de coureurs, comme celle de Chamonix, dissociées et leurs membres répartis en plusieurs logements. De plus, la neige était de mauvaise qualité pour le sport, et elle offrait trop peu d'épaisseur pour que les épreuves pussent se disputer avec la sécurité, la justice et la c classe » souhaitables. Enfin, il plut, et nous eûmes le spectacle peu banal de skieurs quittant le parapluie sous lequel ils s'abritaient pour accomplir, du sautoir sans élasticité, un bond vers une piste trop faiblement inclinée. L'événement capital des quatre journées du concours national et international de ski fut l'échec complet des Chamoniards, qui ne purent s'accommoder de la mince couche de neige. Kléber Balmat, Denis Couttet, Rayanel figurèrent mal. Seul Paul Simond se distingua en gagnant la course de 18 kilomètres, au cours de laquelle • le très souple et très adroit Balmat cassa un de ses skis! Heureusement, le nouveau champion de France, Payot, qui habite Briançon, est originaire de Chamonix : voilà une petite fiche de consolation pour les sportifs de la grande station hivernale française. La Fédération française de ski et son distingué président, M. Cuénot, ont raison de décentraliser à outrance, dans le dessein de vulgariser et de propager leur sport, le roi des sports d'hiver : encore se doiventils toutefois d'assurer la parfaite régularité de leur championnat annuel. Avec un mètre de bonne neige et un tremplin normal, Balmat, qui franchit couramment 35, 40, voire 45 mètres aurait occupé un meilleur rang que celui de c non classé » dans un concours de saut gagné, avec une distance de 29 mètres, par le Suisse Bischoff! — H. à 9 heures du soir, le même jour, l'état de la mer l'obligea de s'en éloigner. Il le perdit de vue. Il le retrouva le lendemain allant à la dérive, mais il lui fut encore impossible de s'en approcher, la mer étant de plus en plus forte. Désespérant de pouvoir établir un va-et-vient entre son navire et l'épave, le capitaine Fried, commandant le Président-Roosevelt, décida de mettre une embarcation à la mer. A peine avait-elle touché l'eau qu'une grosse lame la fit chavirer. Il fallut, pour le moment, se borner à sauver les hommes qui se débattaient, très incommodés par l'huile que le paquebot avait filée afin d'atténuer la violence des vagues, et dont ils étaient couverts à tel point que leurs mains glissaient sur les lignes qu'on leur lançait. Le capitaine d'armes Wirtenan et le matelot Heitmann périrent dans cette première tentative. Ce fut seulement dans la nuit du 27 que, la mer s'étant calmée, les embarcations du Président-Roosevelt purent aborder l'Antinoë et sauver les vingt-quatre hommes de son équipage. Au cours de cette difficile opération, -un second canot fut démoli. Pendant les quatre jours que les malheureux naufragés étaient demeurés sur l'épave, s'attendant à chaque instant à être engloutis, ils se tinrent cramponnés sur le gaillard d'avant, seul endroit qui ne fût pas constamment couvert par les lames. Pour comble de malheur, l'eau qui était entrée dans les cales y avait fait gonfler le chargement de blé et celui-ci, en foisonnant, avait fait éclater les panneaux. — R. L. LE SAUVETAGE DES PASSAGERS DE L' ANTINOE Le terrible coup de vent qui vient de balayer l'Atlantique Nord a causé de nombreux sinistres. Parmi les navires qui ont sombré, l'agonie du vapeur anglais Antinoë a causé une émotion profonde, surtout à cause des circonstances tragiques du sauvetage de son équipage par le paquebot américain Président-Roosevelt, lequel, fort heureusement, avait pu capter son signal de détresse. Le Président-Roosevelt, ayant rejoint l'Antinoë, put l'accoster le dimanche 24 janvier, mais, Le vapeur Antinoë, vu du pont du Président-Roosevelt, au moment où il va sombrer.



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