L'essentiel Luxembourg n°3346 16 mar 2022
L'essentiel Luxembourg n°3346 16 mar 2022
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3346 de 16 mar 2022

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Edita SA

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 4 Mo

  • Dans ce numéro : les enfants fuient la guerre d'Ukraine.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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2 Luxembourg Vite lu Nouvel hébergement LUXEMBOURG Après la location d’un hôtel, la ville de Luxembourg met à disposition pour un premier hébergement d’urgence un ancien bâtiment administratif de la rue de Bouillon pouvant accueillir dès aujourd'hui jusqu’à 160réfugiés ukrainiens. Aide pour les sociétés LUXEMBOURG La Chambre de commerce a mis en place un helpdesk « sanctions économiques » pour accompagner les entreprises potentiellement impactées par la guerre en Ukraine, notamment les sanctions envers la Russie., sanctions@cc.lu Plus de la moitié des arrivants seraient dans des familles. Accueilli à Belair, Stéphane a encore dû fuir la guerre LUXEMBOURG Depuis dix jours, Stéphane, Olga et leurs enfants sont accueillis par un couple dans la capitale. Dans le salon de leur maison de Belair, à Luxembourg, Dan et Danny jouent avec un petit garçon. Chris, 2ans, vit chez le couple de septuagénaires depuis dix jours, avec ses parents et son petit frère de 3mois. Ils sont réfugiés. Ce mot résonne comme un écho pour son papa Stéphane. « En 2011, après les affrontements, j'ai fui la Côte d'Ivoire. Je suis allé en Ukraine où je me suis installé. J'ai rencontré Olga et nous nous sommes mariés », raconte-t-il. L'Ivoirien de 36ans, son épouse et leurs garçons, ont fui Kiev et la guerre le 27février avec « presque rien ». Là-bas, ils avaient « un bon boulot » et venaient d'acheter une maison. « On a tout perdu ». Après avoir voulu rester, ils ont fini LUXEMBOURG Le ministère des Affaires étrangères (MAE) indiquait hier matin avoir déjà reçu, par mail, près de 2 500 demandes pour une protection temporaire liée à la guerre en Ukraine. Un chiffre qui s'élevait déjà à 2 900 en soirée, traduisant les arrivées nombreuses de réfugiés au Luxembourg. Selon nos informations, la structure d'hébergement (SHUK) au Kirchberg affichait Olga, Stéphane et leurs fils sont logés chez Danny et Dan, dans la capitale. -PHOTO : VINCENT LESCAUT Un soutien pour les chercheurs et les étudiants ESCH-BELVAL Pour venir en aide aux chercheurs ukrainiens, le Luxembourg Centre for Contemporary and Digital History de l'Uni a mis en place quatre bourses dans les domaines de l'histoire, des Digital Humanities, du design et du développement de logiciels pour une durée de six mois. L'Uni propose également des services d'accompagnement aux étudiants et chercheurs impactés par la guerre en Ukraine. Déjà près de 3 000 réfugiés recensés complet hier après-midi. En matinée, le ministère parlait d'environ 1000 personnes accueillies dans ses structures, pour une capacité de 1 351lits dans quinze sites. Beaucoup de réfugiés sont logés dans des familles. Le ministère de l'Éducation nationale évoquait lundi 700 à 800 enfants. Tout demandeur de protection internationale a notamment droit à 200 euros par mois. MERCREDI 16 MARS 2022/LESSENTIEL.LU par passer la frontière. « Ma femme était traumatisée. Moi aussi. C'était comme un remake de 2011, je n'ai pas voulu prendre de risques avec les enfants ». Dan et Danny ont ouvert leur porte et espèrent que beaucoup de familles le feront. « On a de la place, nos enfants sont partis », disent-ils. Sans repères, les réfugiés ont choisi le Luxembourg par « un heureux hasard ». En y faisant halte, un soir. « Je ne savais même pas qu'on y parlait français », avoue Stéphane. Après une nuit en centre d'accueil, le couple les a recueillis. Des voisins et amis ont fait des dons, apporté des affaires... « On est chanceux », dit Stéphane. Olga, dont deux filles d'un premier mariage sont dans le Donbass, craint toujours la guerre : « Après ce que j'ai vécu, je ne peux pas m'imaginer que les missiles de Poutine ne puissent arriver ici ». Ils aimeraient repartir si la situation le permet. « Mais je ne sais pas quelle Ukraine on retrouvera », lâche Stéphane. NICOLAS MARTIN Metsola a parlé avec les lycéens LUXEMBOURG Une rencontre avec un dirigeant peut impressionner. Cela n’a pas du tout été le cas hier à l’Athénée, à Luxembourg, où Roberta Metsola, présidente du Parlement européen, a échangé avec 66élèves, notamment sur la guerre en Ukraine. La dépendance énergétique a particulièrement été abordée. Sophie a de son côté interrogé Roberta Metsola sur une éventuelle adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne. La présidente estime que la procédure a le mérite de donner « de l’espoir » au peuple ukrainien. Roberta Metsola a répondu à une avalanche de questions.
MERCREDI 16 MARS 2022/LESSENTIEL.LU Luxembourg 3 Vite lu Une femme frappée BERTRANGE La police a lancé un appel à témoins suite à une agression qui a eu lieu samedi, vers 16 h 45, route d’Arlon, à Bertrange. Lors d’une dispute, une femme a reçu un coup de poing. Deux hommes ont pris la fuite en bus. Déi Lénk s'inquiète LUXEMBOURG Face à l'explosion des prix de l'énergie, déi Lénk a organisé hier un piquet de protestation devant la Chambre. Le parti réclame un système de plafonnement et de tarification échelonné de l’électricité et du gaz. Zeimetconseillerd'État LUXEMBOURG Le bourgmestre de Bettembourg, Laurent Zeimet, remplace Charles Lampers comme conseiller d'État. En concurrence avec Claudine Konsbrück, Henry de Ron et Serge Sandt, il a obtenu 42voix sur 54, hier à la Chambre. Pour le monde de la nuit, le réveil est très douloureux LUXEMBOURGMalgréla levéedes mesures Covid, les nuits blanches restent limitées à3hdans la capitale. 907 nouvelles infections LUXEMBOURG Sur 2760 tests PCR effectués en 24heures, 907se sont révélés positifs (32,89% de positivité), selon le bilan publié hier. Un nouveau décès porte à 1007le nombre de victimes depuis le début de la pandémie de Covid-19. Dans les hôpitaux, la situation reste stable avec 29 patients en soins normaux et trois en soins intensifs. La « puff » ne peut pas être vendue au Luxembourg LUXEMBOURG Colorée, parfumée, prête à l'emploi, la « puff » s'est répandue en Europe et fait un carton chez les jeunes. Interpellée sur la question, la ministre de la Santé a rappelé que les produits de vapotage étaient réglementés. « Aucune demande de commercialisation pour un produit de type "puff" n'a été introduite à la Direction de la santé, a-t-elle confirmé. La vente non déclarée et sans autorisation préalable est illégale ». Si elle venait à être autorisée, la « puff » serait soumise aux mêmes règles que la cigarette électronique. La vente serait interdite aux mineurs. La Confédération nationale des élèves du Luxembourg a constaté que « le phénomène n'était pas encore arrivé ». À l'heure actuelle, la vente de la « puff » est illégale au Luxembourg. Les clubs de la capitale sont limités à 3 h pour au moins un mois. « On ne comprend pas, se désole Megane Solin, gérante du Lenox Club. Quand on a vu que le gouvernement levait les mesures comme le masque et le CovidCheck, on s’est dit que la ville de Luxembourg allait enfin nous accorder des nuits blanches jusqu’à 6h. Eh bien, non, c’est toujours 3h, et ce au moins jusqu’à Pâques… ». Dans la capitale, les perspectives paraissent bien sombres pour le monde de la nuit. Autre poids lourd, le MClub a fermé discrètement et définitivement mi-janvier. « Entre le Covid et un bail non reconduit en raison des futurs travaux de la Porte de Hollerich, cela devenait compliqué », avance le gérant, Edvin Huremovic. The Room avait fermé « au début PUB POUR QUE LE JEU RESTE UN JEU : FIXEZ VOS LIMITES I www.loterie.lu Rames for ma causes du Covid », relate Hugo, l'un des ex-patrons. Mais on a continué en tant qu’organisateur d’événements à travers WildSide Luxembourg ». Et là aussi c’est chaud. « Ce week-end, on a perdu de l’argent. On a fait 10 € venir un DJ de Chicago. D’habitude, on aurait eu 800 personnes. Là, on n’a même pas atteint les 500. Si vous fermez à 3h, les frontaliers ne viennent pas. Vu le prix de l’essence, cela ne vaut pas la peine ». « On a quasi autant de frais que sur une nuit complète, mais trois heures de chiffres d’affaires de moins », confirme Megane Solin. À l’Apoteca, Marc Grandjean a le sentiment que « le flux des soirées a été perturbé. Avant, les gens allaient au restaurant jusqu’à 11h, en bar jusqu’à 1 h ou 3h, puis chez nous. Maintenant, on ferme en même temps que les bars ». Contactée, la bourgmestre de la Ville n’était pas en mesure de nous répondre hier. SÉVERINE GOFFIN LOTERIE NATMNALE



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