L'essentiel Luxembourg n°3265 22 nov 2021
L'essentiel Luxembourg n°3265 22 nov 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3265 de 22 nov 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Edita SA

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 4,7 Mo

  • Dans ce numéro : l'ambiance de Noël est de retour à Luxembourg.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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14 Le coin du geek LUNDI 22 NOVEMBRE 2021/LESSENTIEL.LU Tidal devient gratuite pendant que Spotify ajoute les paroles STREAMING La bataille du streaming musical se joue à coups de fonctionnalités nouvelles et d’adaptation des offres. PUB Spotify revendique 380 millions d’utilisateurs actifs mensuels. Alors que certains services de streaming vidéo, en l’occurrence Netflix, augmentent leurs prix, c’est tout le contraire qui vient de se passer dans le domaine du streaming de musique. La plateforme Tidal, acquise en 2015 par le rappeur américain JAY-Z, a annoncé le lancement d’un nouveau plan tarifaire baptisé Tidal Free. Disponible pour le moment uniquement aux États-Unis, elle permet, comme son nom l’indique, d’accéder gratuitement à son catalogue de plus de 80 millions de chansons. L’écoute sera par contre interrompue périodiquement par des publicités de Tidal et la qualité du streaming sera quant à elle limitée à 160 kbps. Cette nouvelle offre comporte d’autres limitations, comme l’absence de mode hors connexion ou de diffusion de paroles en temps réel. En lançant cette offre gratuite, Tidal s’attaque à Spotify en essayant d’attirer de nouveaux utilisateurs. Le leader du streaming musical vient de rattraper son retard sur la concurrence, Apple Music compris, dans le domaine de l’affichage de paroles des chansons synchronisées au rythme de la musique. Après l’avoir testée pendant près de deux ans, Spotify vient de déployer cette fonctionnalité chez tous ses usagers, qu’ils soient abonnés payants ou gratuits, et sur toutes les plateformes où son appest disponible. L’entreprise suédoise indique s’être associée à Musixmatch pour offrir ce service qui est disponible pour la « majorité » de son catalogue musical. PARI 5 8 HAUTE PARFUMERIE Pour gagner un coffret, envoie « LOTI », «LOT23, ou « 10T3 » suivi de tes coordonnées par SMS au 64646 (1 € par SMS + frais d'envoi - Service disponible depuis un numéro de mobile luxembourgeois) ou participe gratuitement sur lessentiel.luiconcours lb* INSTAGRAM La carrière de Threads n’aura duré qu’un peu plus de deux ans. Instagram a annoncé que son appde messagerie autonome lancée en octobre 2019 fermera ses portes à la fin de l’année. Les derniers utilisateurs recevront un message demain, les invitant à passer au service de messagerie intégré à l’appInstagram rapporte TechCrunch. Clap de fin pour l’appThreads
LUNDI 22 NOVEMBRE 2021/LESSENTIEL.LU Tendances 15 Les bons instruments d’ambiance Le rideau de douche s’ouvre, le meurtrier lève le couteau, des notes stridentes de violon déchirent le silence. La scène de la douche dans « Psychose », d’Alfred Hitchcock, n’est pas qu’un parfait exemple de la technique d’ambiance, elle a aussi failli ne pas exister : aucune musique n’était prévue pour cette scène ! Incroyable car c’est juste grâce aux sons perçants que l’atmosphère macabre se fait sentir. La musique pour la technique d’ambiance ne suit pas chaque détail de manière synchrone, mais souligne l’ambiance de fond ou l’état d’esprit des protagonistes. Des valeurs sont ainsi attribuées aux instruments. Le piano représente par exemple le romantisme, les contrebasses la menace. La bonne bande-son MUSIQUE « Star Wars » ou « Les Dents de la mer » sans musique ? Ridicule ! On se penche sur l’importance du rôle que la bandeson joue dans nos films préférés et ce que ses émotions suscitent. Quand on écoute de la musique, presque aucune partie du cerveau ne reste inactive. Qu’est-ce que ça veut dire ? Que la musique éveille des émotions fortes. Pas étonnant qu’elle joue un rôle important dans les films. Déjà en 1894, la première projection publique d’un film était accompagnée d’un pianiste. Même si la musique devait avant tout couvrir le bruit.1 1111 ! Le retour entêtant du leitmotiv Cette technique vient de l’opéra et était très employée par Richard Wagner. Un thème musical est attribué à un personnage ou à une situation, et revient encore et encore. Ça se prête particulièrement bien au cinéma, car des corrélations peuvent ainsi se faire à travers la musique. Dans « Les Dents de la mer », avec deux notes et quelques contrebasses on sait parfaitement que le malheur approche, même quand le requin n’est pas visible. Un leitmotiv peut évoluer au cours du film ou au long d’une série. C’est le cas dans les films « Star Wars », où le leitmotiv du jeune Anakin Skywalker se modifie jusqu’à devenir l’emblématique « Marche Impériale », symbole de l’inquiétant Dark Vador. La technique descriptive La technique descriptive, aussi appelée « underscoring », remonte aux débuts du cinéma hollywoodien, mais est encore souvent utilisée aujourd’hui, par exemple dans les films de James Bond. Ce qui se passe au niveau de l’image y est clarifié et souligné par la musique le plus simultanément possible. Et on aime Bruit de rotors, le plan montre la jungle. Un hélicoptère vole à travers l’image. Puis la musique commence. Quasi en même temps s’élève un nuage de napalm. Et quand Jim Morrison chante les paroles « This is the end », la jungle s’enflamme. La scène d’ouverture de « Apocalypse Now » (1979) montre qu’une chanson, ici « The End », des Doors, s’intègre parfaitement dans la dramaturgie d’un film et peut l’intensifier. Le résultat ? Stupeur et ambiance apocalyptique. Et ça, même si la chanson existait avant le film. Bien sûr, il y a aussi des chansons emblématiques qui ont été composées - ou réécrites - pour un film, comme « Mrs. Robinson », de Simon & Garfunkel, pour « Le Lauréat » (1967). Mais que ce soit du projecteur. Mais le piano s’est vite imposé pour donner du style aux films muets. Avec l’invention du film parlant dans les années 20, on a finalement commencé à composer de la musique spécifiquement pour les films. Enregistrée en studio et jouée en passant le disque, elle pouvait désormais être adaptée plus précisément aux scènes. Car on s’était aperçu que lancer la bonne musique au bon moment pouvait également soutenir l’intrigue du film. Qu’elle soit composée spécialement pour le film ou arrangée à partir de chansons existantes, si la musique est bien utilisée, elle donne vraiment vie aux images. Pour que ça marche, il faut toutefois la bonne technique. faire appel à des clichés, par exemple pour faire référence à des lieux, musique d’accordéon pour Paris et sons de cornemuse pour l’Écosse. L’underscoring comprend aussi différents morceaux de musique qui sont associés à certaines situations, par exemple les marches nuptiales. La forme extrême de cette technique est le « Mickey Mousing ». Les actions du film sont mises en musique quasiment « au pied de la lettre » acoustiquement. La force du pop-rock l’original ou pas, si tu penses à une scène de film en écoutant une chanson, c’est que c’est réussi. Comme « You Never Can Tell », de Chuck Berry, avec laquelle presque tout le monde pense à « Pulp Fiction » (1994). Que vient à l’esprit quand on entend « I Got You Babe », de Sonny & Cher ? « Un jour sans fin », non ? Bill Murray se réveille tous les jours sur cette chanson. Là où les chansons pop-rock prennent tout leur sens dans le film, c’est à la fin. Comme la scène finale de « Matrix » (1999) est cool, quand Keanu Reeves met ses lunettes de soleil sur « Wake Up », de Rage Against The Machine. Et que serait la fin de « Fight Club » (1999) sans « Where Is My Mind », des Pixies ?



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