L'Essentiel de la Science n°28 déc 14/jan-fév 2015
L'Essentiel de la Science n°28 déc 14/jan-fév 2015
  • Prix facial : 5,90 €

  • Parution : n°28 de déc 14/jan-fév 2015

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 127 Mo

  • Dans ce numéro : alerte aux virus... les nouvelles découvertes de la recherche médicale.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Actualités Des chercheurs espagnols séquencent actuellement le génome de milliers de micro-organismes prélevés dans les profondeurs des océans du globe. Planctons, bactéries, algues, virus : l’océan profond recèle de nombreuses espèces encore inconnues. L’étude devrait permettre de mettre au jour des dizaines de millions de nouveaux gènes. Les premiers résultats font aussi état d’organismes aux propriétés spectaculaires… 4 - L’essentiel de la science Des animaux marins aux propriétés spectaculaires Les capacités pour séquencer le génome des espèces vivantes ont été décuplées ces dernières années. Les moyens en instruments analysant l’ADN et en ordinateurs permettant d’analyser ces données et de les stocker ont été fortement développés. C’est grâce à ces dispositifs nouveaux que les chercheurs espagnols ont pu se lancer dans un projet de grande ampleur du séquençage du génome de milliers de microorganismes marins. Les échantillons ont été prélevés au cours d’une mission nommée Malaspina 2010 qui a parcouru les océans Atlantiques, Indien et Pacifique, afin de recueillir des données sur l’impact du changement climatique sur les océans et étudier leur biodiversité. Nommée ainsi en référence à l’expédition scientifique conduite à la fin du XVIII ème siècle par le navigateur Malaspina, et financée par le ministère espagnol en charge de la science ainsi que par la marine nationale, qui a fourni le navire Hesperides, ou encore la fondation BBVA, le projet piloté par le Centro de Investigaciones Cientificas (CSIC) a impliqué plus de 250 chercheurs issus de 19 établissements espagnols et 16 institutions étrangères, dont l’ESA et la NASA. Les chercheurs disposent ainsi aujourd’hui d’environ 2000 échantillons d’eau de mer issus de l’océan profond (entre 200 et 4000 mètres de profondeur). Ce projet de grande ampleur a déjà permis de démontrer que 60% des espèces vivantes analysées étaient jusqu’alors inconnues. Parmi celles-ci, certaines présentent des propriétés spectaculaires. Des bactéries sont capables de dégrader des composés hautement toxiques produits par les activités humaines qui se sont accumulés dans les fonds océaniques. D’autres utilisent les produits de cette dégradation comme source de carbone et d’énergie. Une chaîne alimentaire complète basée sur ces produits s’est donc mise en place. Les chercheurs parlent ainsi de « plantes de recyclage », qui peuvent aussi constituer des indicateurs de pollution marine. Le potentiel biotechnologique de ces découvertes apparaît énorme. Les nouvelles espèces identifiées ou les gènes séquencés pourraient être autant de sources d’inspiration pour bon nombre d’applications dans le domaine de la production d’énergie à partir d’organismes vivants - la bioénergie - ou encore dans le domaine de l’alimentation ou de la cosmétique. (Source : ADIT)
Pourquoi les espèces voisines ne mangent pas la même chose ? En écologie, le paradigme actuel considère que les relations de parenté entre espèces détermine l’identité des partenaires avec lesquels les espèces interagissent : plus les espèces sont apparentées, plus elles ont de chances d’interagir avec les mêmes partenaires. Ainsi, d’après cette idée, deux espèces voisines devraient partager les mêmes prédateurs et les mêmes proies. Les récents travaux d’une équipe de chercheurs du CNRS, du Muséum national d’Histoire naturelle et de l’Université d’Exeter (Grande-Bretagne) montrent que ceci n’est pas forcément exact. Pour la première fois, les scientifiques révèlent que si l’apparentement entre espèces détermine bien par qui les espèces sont mangées, c’est la compétition pour les ressources, et non le degré de parenté, qui détermine de quoi les espèces se nourrissent. Pour arriver à cette conclusion, ils ont utilisé une série d’observations menées pendant plus de dix ans dans une prairie du sud-est de l’Angleterre. Réalisées avec un degré de détail extraordinaire, ces observations ont permis d’établir les interactions entre une centaine d’espèces situées sur quatre niveaux trophiques : des plantes (23 espèces), des pucerons se nourrissant de celles-ci (25 espèces), des guêpes qui pondent leurs œufs dans le corps des pucerons (22 espèces), et d’autres guêpes qui pondent leurs œufs dans les larves des guêpes précédentes au sein des pucerons (26 espèces). Les chercheurs ont montré que deux espèces voisines de puceron, par exemple, sont généralement la proie des mêmes espèces de guêpe. C’est donc bien l’apparentement des espèces qui détermine l’identité de leurs prédateurs. En revanche, ces deux espèces de pucerons voisines ne se nourrissent pas forcément des mêmes plantes. En remontant la chaîne alimentaire, les scientifiques ont observé que les guêpes les plus apparentées avaient peu de chances de se nourrir des mêmes espèces de pucerons. Ceci s’explique par le fait que sous la pression de la compétition pour les sources de nourriture, les espèces voisines diversifient leur alimentation, ce qui a pour effet de réduire la compétition. Obtenir cette conclusion a été possible grâce au niveau de détail des observations réalisées, permettant de révéler les dynamiques d’échelle très locale. À l’heure où le réchauffement climatique déséquilibre les communautés et où de nombreuses espèces envahissent des écosystèmes auxquels elles étaient étrangères, ces conclusions sont à prendre en compte si l’on veut prédire les nouvelles interactions qui résulteront de ces changements. En effet, ces résultats montrent que les ressources consommées par une espèce qui intègre la communauté ne peuvent pas être prédites par ses relations de parenté avec les espèces déjà présentes. L’essentiel de la science - 5



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