l'écolomag n°74 nov/déc 2019
l'écolomag n°74 nov/déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°74 de nov/déc 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : L'Ecolomag

  • Format : (315 x 470) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 41,7 Mo

  • Dans ce numéro : le ventre, miroir du bien-être et de la santé.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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26 L’excellence de la Nature 100% NATUREL & BIO www.e2essentialelements.com CONTROLE CERTISYS Bien-être & Santé, 100% minéral et naturel Gel Gastro-Intestinal Silicea Dispositif médical pour le traitement chronique et ponctuel des affections gastro-intestinales et du syndrome du côlon irritable Sans effets secondaires connus, le gel gastro intestinal Silicea est l‘alternative naturelle aux  : maux de ventre nausées vomissements BE-BIO-01 CERTISYS AGRICULTURE UE/NON UE diarrhées brûlures d‘estomac flatulences Le gel de silice, principal actif utilisé, atténue les symptômes des affections et favorise la régénération du système gastro-intestinal. Une efficacité scientifiquement prouvée. 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Si nous ne connaissons aujourd’hui qu’une partie de l’étendue des pouvoirs du microbiote, nous pouvons déjà affirmer qu’en prendre soin, c’est prendre soin de sa santé. Le dossier du mois Une nouvelle vision du microbiote Depuis 3 ans, on entend beaucoup parler du microbiote et nombreux sont les ouvrages qui ont été publiés sur le sujet. Aujourd’hui, je vous propose une vision novatrice, qui bouscule et revisite certains a priori, sous l’œil expert de Marcel Roberfroid, docteur en sciences pharmaceutiques, professeur d’université, enseignant-chercheur en biochimie, toxicologie et nutrition, adepte du bouddhisme et formé à la pratique du Qi Gong. Originale, sa démarche bouscule et revisite certaines idées reçues. Par l’étude du fonctionnement du ventre, il apporte un éclairage inédit sur la vie dans sa dimension inéluctablement symbiotique. Nous lui avons posé quelques questions… En quoi les bactéries du ventre racontent-elles l’histoire de la vie ? Les bactéries – en très grand nombre – dans notre ventre – mais aussi chez tous les êtres vivants, y compris les plantes – sont indispensables à la vitalité. Sans elles, pas de vie possible dans le monde réel. Elles racontent l’histoire de la vie car elles sont à l’origine, d’une part, de toutes ses formes cellulaires, et, d’autre part, de la symbiose qui la caractérise. Elles sont « les ancêtres et le substrat actuel » de la vie. C’est pourquoi je propose de les reconnaître comme l’origine de l’impératif symbiotique qui vitalise tous les êtres vivants. Savons-nous quelles sont les parts d’inné et d’acquis qui définissent l’écosystème de notre microbiote ? Dans l’état actuel de nos connaissances, il est difficile d’apporter une réponse à cette question. Toutefois, comme je l’évoque dans le livre, des données récentes suggèrent la présence d’un microbiote – de très petite taille – dans l’intestin du fœtus, ce qui pourrait indiquer une origine maternelle, au moins pour certaines de ses dimensions. Ce que l’on sait, par contre, c’est que le microbiote s’adapte à son environnement pendant l’accouchement et dès les premiers instants de la vie extra-utérine. Cette évolution se poursuit ensuite tout au long de la vie. Quels sont, par ailleurs, les facteurs qui influencent le développement du microbiote intestinal ? Le premier facteur est maternel, dès l’accouchement, mais aussi après, et, en particulier, lors de l’allaitement et des contacts corporels avec la mère et… le père. Par la suite, les facteurs déterminants sont l’environnement et le milieu de vie, mais surtout l’alimentation. Pourquoi surnomme-t-on notre ventre notre « deuxième cerveau » ? Je ne partage pas cette opinion. Je ne crois pas que le ventre soit un – fut-ce le second – cerveau. Certes, il y a dans notre ventre un système nerveux important et largement autonome. Mais il n’a aucune des qualités essentielles de cet organe unique qu’est le cerveau crânien. Ce système nerveux dit entérique – SNE – a ses fonctionnalités propres, qui assurent de nombreux contrôles et régulations sans avoir besoin de l’intervention du cerveau. Cela est suffisant pour lui reconnaître une importance dans le fonctionnement de notre corps. avec Marcel Roberfroid Docteur en sciences pharmaceutiques L’immunité se joue-t-elle vraiment dans notre ventre ? Oui, car la grande majorité – 75-80% – des cellules immunitaires y sont localisées. Ensuite, parce que c’est en son sein qu’elle se développe immédiatement après la naissance. C’est l’installation du microbiote qui déclenche, puis module cette installation et soutiendra ensuite son évolution. La bonne humeur passe-t-elle réellement par nos intestins ? Une première raison est que ces organes sont le siège principal – 75-80% – de la sécrétion de sérotonine, l’hormone de la « zénitude ». Y compris la sérotonine qui module certaines activités cérébrales ! La seconde raison est à rechercher dans les connexions permanentes entre intestins et cerveau via un nerf, des hormones et des neurotransmetteurs. La troisième raison se trouve dans ce que j’appelle le « ressenti » de mon ventre, qui me permet de me connecter à mes sensations. Pourquoi l’axe microbiote-intestincerveau-système immunitaire tient-il un rôle-clé dans la vitalité ? L’explication se trouve, en partie, dans les deux réponses précédentes. Mais si, comme je le propose, la vitalité se définit comme la pleine conscience de mon corps dans ses liens à la nature et au cosmos, alors cet axe est le pivot de la vie, autour duquel on prépare et réalise sa destinée, qui est de révéler l’Être dans son existence. C’est pourquoi j’invite à le découvrir par la pratique, pour le développer et le fortifier. Face à l’offre pléthorique de probiotiques, comment faire le bon choix ? Je n’ai pas de réponse à cette question. Je rappelle simplement qu’à mes yeux, une ou quelques souches particulières de bactéries peuvent, certes, avoir des effets « pharmacologiques » spécifiques, mais qu’en aucun cas cela ne modifie ni ne renforce significativement la biodiversité du microbiote colique. Or, cela reste, pour moi, la qualité première d’un microbiote efficace, mais aussi le défi majeur pour un grand nombre de personnes qui, comme nous, vivent dans une société hyper-hygiéniste et souvent « toxique ». On entend beaucoup parler de transplantation fécale. Selon-vous, est-elle une technique prometteuse et que pouvons-nous en attendre ? Je ne suis pas un spécialiste de cette question. Je sais qu’elle est efficace dans le traitement d’une infection très spécifique causée par la bactérie Clostridium difficile, pour laquelle il n’existe pas de médicament réellement efficace. Des travaux déjà anciens avaient montré que, souvent, ses effets bénéfiques étaient temporaires et que le microbiote retrouvait sa composition initiale. Je ne sais pas si cela a été confirmé ou pas. Je ne crois pas que cette méthode puisse être généralisée et certainement pas sans de sérieux contrôles à tous les niveaux. Mais, surtout, je m’interroge pour savoir comment définir un « bon microbiote » pour le transplanter ! Je crois, en particulier, qu’il n’est pas facile de trouver un tel microbiote dans nos sociétés modernes ! Quels conseils pratiques donneriez-vous à nos lecteurs pour prendre soin de leur microbiote intestinal ? C’est l’objet de mon livre. Je peux difficilement résumer en quelques mots le message que j’ai souhaité proposer aux lecteurs. J’y annonce d’emblée que je n’ai ni recettes, ni conseils pratiques à donner. J’y raconte le long chemin que j’ai moi-même parcouru et que je continue à parcourir. J’invite chacun à trouver le sien. Pour aller plus loin À la découverte du ventre et de ses bactéries de Marcel Robertfroid À travers le récit de son cheminement personnel, l’auteur nous invite à découvrir la vitalité, dont il reconnaît le ventre comme un acteur essentiel. Interrogeant les bactéries qui nous habitent, indispensables à toutes les formes de vie, il propose des pistes, des exercices, des changements au quotidien pour les comprendre, les respecter et les nourrir. Tout simplement passionnant ! Éditions Josette Lyon - 256 pages - 18 € L’étude MetaHIT  : une flore d'une richesse inédite L'étude MetaHIT, lancée en 2008 et coordonnée par l'Inra, a eu pour objectif d'identifier l’ensemble des génomes microbiens intestinaux (métagénome) par séquençage haut débit. Elle a aussi permis de dessiner une ébauche des interactions reliant métagénome et santé. Cette étude, première du genre, s'est fondée sur l'analyse d'échantillons de selles recueillis auprès de 124 personnes. Elle a identifié ainsi un total de 3,3 millions de gènes différents, appartenant à plus de 1000 espèces différentes, dont une large majorité est d'origine bactérienne. Au plan individuel, elle a aussi montré que chaque individu porte en moyenne 540 000 gènes microbiens, soient environ 160 espèces, réparties en 7 phylums (groupes de familles) différents. Enfin, MetaHIT a été la première étude à démontrer l'extrême richesse de la flore intestinale, en identifiant des centaines d'espèces bactériennes inconnues jusque-là. Le saviez-vous ? On appelle axéniques les animaux élevés sans microbiote, utilisés à des fins de recherches. Ces derniers ont des besoins énergétiques 20 à 30% fois supérieurs à ceux d'un animal normal.
C M J CM MJ CJ CMJ N



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