Tanguy-de-Montesson-Agence Oblique prix de l’eau » et la préservation du patrimoine. Vous trouverez ces propositions en annexe 1 de notre communiqué de presse. Les participants au colloque ont été invités à en discuter afin d’envisager les solutions possibles. Bruno Cavagné, président de la FNTP, soutient ces propositions en souhaitant que : « l’Etat puisse convoquer rapidement des « Assises de l’eau » comme il l’a fait récemment pour la mobilité, afin d’adopter une approche globale qui ne se limite pas à la trésorerie des Agences de l’eau ». Sophie Auconie, députée d’Indre-et-Loire, a insisté sur : « la nécessité de ne pas dégrader le patrimoine pour ne pas faire porter un poids financier trop important sur les générations futures ». Pour répondre à cette préoccupation, Sophie Auconie a attiré l’attention sur l’existence de fonds européens de type FEDER, insuffisamment utilisés en France. David Colon, président de la Filière Française de l’Eau, association regroupant de nombreux acteurs de l’eau en France, a attiré l’attention sur la fracture sociale mais aussi territoriale entre ville et campagne, le monde rural représentant 40% du réseau d’eau mais 25% de la population. Ila ainsi introduit une proposition formulée par l’UIE : « mutualiser, au niveau national, un fonds d’aide au renouvellement dédié aux infrastructures de l’eau ». Tristan Mathieu, délégué général de la FP2E, a remis le consommateur au cœur du débat en insistant sur PATRIMOINE Table ronde 2 – De gauche à droite : Bruno Cavagné, président de la FNTP, Tristan Mathieu, délégué général FP2E, David Colon, président de la FFE et Sophie Auconie, députée en Indre-et-Loire la nécessité d’en faire un allié de la politique de l’eau en France. En conclusion du colloque, Jean-Luc Ventura, président de l’UIE, s’est appuyé sur le rapport du CGEDD de 2016 « Eau potable et assainissement : à quel prix ? » pour rappeler que les investissements en renouvellement et entretien du patrimoine sont insuffisants depuis 20 ans. Enfin, le président de l’UIE a déclaré : « La dépréciation des actifs nets est évaluée à 3 milliards d’euros par an. Ne baissez pas le prix de l’eau, car pour assurer le renouvellement des infrastructures il faudra l’augmenter et retrouver un équilibre qui devra être « décidé et assumé en responsabilité » par les dépositaires de ce patrimoine ». Tanguy-de-Montesson-Agence Oblique Conclusion de Jean-Luc Ventura, président de l’UIE L’Eau magazine décembre 2017 n°30 57 |