L'Eau Magazine n°30 nov 17 à mai 2018
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La société IP a inauguré la ligne de délignification à l’oxygène sur le site de Saillat sur Vienne (87) le 5 novembre 2015. Pour l’Agence de l’eau Loire-Bretagne comme pour l’industriel, l’intérêt de cet investissent est triple, explique Olivier Raynard, Directeur de la Délégation Poitou-Limousin  : « Le premier intérêt réside dans le fait qu’il s’agit d’une technologie qui est placée en amont des dispositifs d’épuration. » C’est donc une technologie propre, moins impactante et donc vertueuse pour l’environnement. « Au lieu de dépenser de l’argent à dépolluer, on dépense de l’argent à mieux produire. Ainsi éthiquement, techniquement, financièrement, l’industriel comme l’agence s’y retrouvent. » Le deuxième intérêt concerne la réduction de 35% des charges de pollutions carbonées. « Avant les travaux, l’émission s’élevait à 23 tonnes de demande chimique en oxygène par jour. En plafonnant désormais à 15 tonnes, on réduit de 8 tonnes cette émission par jour, ce qui est très important pour un émetteur de cette nature sur le bassin. » Le troisième intérêt est d’ordre économique. L’usine ayant accumulé un retard technologique important n’aurait pas pu maintenir son activité sur le territoire. « Elle devait faire un saut technologique important pour maintenir sa certification, et prouver qu’elle avait un moindre impact environnemental, c’est à dire une production plus propre, plus saine et plus durable telle que la prône la directive européenne », conclut Olivier Raynard. En prenant la décision de financer le projet en 2013, l’Agence de l’eau Loire-Bretagne a affiché sa volonté de compléter le savoir-faire d’international Paper et de maintenir la dynamique du territoire. Sans l’aide de l’agence et du fonds FEDER, International Paper n’aurait pas pu réaliser l’investissement nécessaire de 21M € . Frappée d’obsolescence, l’usine aurait sans doute cessé son activité à terme, affectant 600 emplois directs, 2 000 indirects, et la filière bois du secteur. TERRITOIRES Restructurer la STEP de Pen Fallut  : une mesure de soutien à l’environnement Avec une capacité nominale de 39 000 équivalenthabitants, la station d’épuration de Pen Fallut, construite en 1974, subit, lors de périodes hivernales pluvieuses ou de forte fréquentation estivale, des surcharges hydrauliques ou organiques importantes. Située à 15 kilomètres au sud de Quimper, la station d’épuration se trouve sur la frange littorale près de Concarneau. Les eaux usées traitées transitent par le marais de Mousterlin, classé en zone Natura 2000, avant d’être rejetées en mer. « La particularité de ce dossier est la majoration de notre aide en raison des enjeux du projet de restructuration de la STEP sur l’environnement et plus particulièrement concernant les risques de contaminations microbiologiques pouvant affecter les activités conchylicoles ou de pêche à pied récréatives sur le littoral. » précise Olivier Brunner, Chef de service Collectivités et Industries, Délégation Armorique de l’Agence de l’eau. STEP Pen Fallut Fouesnant Le projet de restructuration et d’extension de la station d’épuration d’une capacité de 55 000 équivalenthabitants a bénéficié d’une subvention de l’agence de 60%, d’un montant de 7,7 M € , complétée d’une avance remboursable (prêt à taux zéro) de 2,4 M € . En matière de dispositif de traitement, la STEP disposera à terme d’une solution technique performante de traitement du phosphore et d’un dispositif UV éliminant la pollution bactériologique afin de répondre aux exigences réglementaires. STEP Pen Fallut Fouesnant L’Eau magazine décembre 2017 n°30 29
TERRITOIRES Site de Sanofi Vertolaye  : pour un suivi des micropolluants précis et sûr L’Agence de l’eau et le site de Sanofi Vertolaye (63) ont engagé un plan d’actions visant à caractériser et réduire les effets perturbateurs hormonaux associés aux émissions de pollution pour maîtriser les risques liés à ces rejets dans la rivière Dore. Dans l’esprit du Plan National Santé Environnement 2 (PNSE2), initié par les ministères de l’Ecologie et de la Santé, la collaboration de l’Agence de l’eau Loire- Bretagne – Sanofi- DREAL répond à une demande grandissante des acteurs du bassin de faire converger leurs actions en coopérant sur les grands enjeux environnementaux qui touchent le territoire. « Le site de Sanofi Vertolaye est un site vitrine pour l’entreprise et un acteur économique fort du bassin, précise Bruno Texier, chargé d’intervention spécialisé à l’Agence de l’eau Loire-Bretagne. Il est, outre sa vocation productive, un centre de formation des cadres de la chimie pour le groupe pharmaceutique au plan mondial. Parallèlement, avec le SDAGE, l’Agence de l’eau Loire-Bretagne dispose d’un outil de mise en œuvre de la DCE. « Elle incite les collectivités et les industriels à développer des programmes d’analyses des eaux traitées en sortie de leurs dispositifs épuratoires et de leurs effets sur les milieux, pour justifier du retour au bon état des eaux ». A la suite d’observations effectuées dans la Dore dans les années 2000 révélant des anomalies dans l’intersexualité des gougeons, l’Agence de l’eau a accompagné sur 2013-2016 le site de Sanofi dans la mise en place d’un étage supplémentaire de 30 L’Eau magazine décembre 2017 n°30 traitement spécifique mettant en œuvre le charbon actif sur sa station, ciblant les substances chimiques détectées dans la rivière. « L’aménagement qui a été mis en place, consiste à piéger à la source ces polluants présents à l’état de traces. L’Agence de l’eau a financé pour moitié sa construction. Concomitamment, le groupe pharmaceutique s’est engagé dans une démarche de rationalisation de son outil industriel et de réduction de ses prélèvements en eau dans cette même rivière, de 25% entre 2010 et 2020. » Basé sur un principe éprouvé en potabilisation de l’eau, le défi technique de cet aménagement consiste en son adaptation à des effluents industriels. Il est opérationnel aujourd’hui et efficace. Le suivi des molécules et de leurs effets sur le milieu contribuera à la définition d’actions ultérieures pour réduire encore l’impact de ces substances. « Nous disposons d’un recul d’une année grâce au dispositif de suivi mis en place. Si on observe une réduction significatives (>90%) des émissions de molécules cibles, on n’est pas encore parvenu à valider un retour durable à la normale concernant les phénomènes comportementaux chez les poissons. Ceci motive de poursuivre les efforts et de cumuler les années d’observation » conclut Bruno Texier.



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