L'Eau Magazine n°29 jun à oct 2017
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TERRITOIRES Principe du Plan d’adaptation au changement climatique  : en mode collaboratif Lancé officiellement le 1er décembre 2016 lors de l’assemblée générale du Comité de bassin, le plan d’adaptation au changement climatique amplifie les efforts du deuxième cycle du SDAGE. Il vise à identifier les solutions concrètes permettant de réduire les émissions de GES, à renforcer la résilience du territoire et inscrire les effets néfastes du changement climatique au cœur du plan de gestion. Evidemment, le bassin Rhin-Meuse n’est pas dans une situation critique, surtout au niveau quantitatif de la ressource en eau. Toutefois, les problématiques d’étiages sévères, les épisodes d’inondation des grands cours d’eau et le renforcement de la stratégie de protection du Rhin montrent que les effets du changement climatique se font déjà sentir. AERM Comité de bassin le 1er décembre 2016 C’est pourquoi l’Agence de l’eau a initié un climatecheck en 2015-2016 avec ses partenaires riverains contribuant à formaliser les différents enjeux que pose la stratégie de protection internationale du Rhin. Cette première étape a mis en lumière les vulnérabilités du bassin face aux changements climatiques et constitue le socle du futur plan de gestion. « On s’inspire de ces premiers aspects qui sont importants et partagés entre les différents acteurs et les Etats pour se poser des questions en termes de vulnérabilité des territoires face aux évolutions climatiques  : les territoires sont-ils déjà préparés ? Quelles sont les lacunes ? Comment renforcer les dispositions qui sont déjà prises ? » explique Vincent Bachmann, adjoint au directeur de la Planification. Sur la base des scénarios tendanciels du GIEC (méthodologie Explore 2070), les analyses de vulnérabilité (intrinsèque, socio économique, liée au développement des transports et de la voie d’eau 32 L’eau magazine juin 2017 n°29 notamment) ont été menées pour évaluer la qualité des eaux dans des conditions climatiques changeantes et identifier comment la biodiversité risquait d’être affectée. Croisées avec les scénarios climatiques, elles permettent d’identifier les situations critiques et les scénarios de rupture. Ainsi, les résultats observés et anticipés sur les usages, le milieu naturel et l’ensemble des activités fournissent les premiers arguments au Comité de bassin pour hiérarchiser les enjeux et élaborer le plan d’adaptation et d’atténuation changement climatique en conséquence. Pour ce plan, le Comité de bassin a mené une véritable stratégie d’acculturation en s’appuyant sur le parrainage de Valérie Masson-Delmotte co-présidente du groupe de travail du GIEC et sur la participation de Serge Planton, chercheur climatologue à Météo- France en qualité de grand témoin. Il mobilise divers niveaux d’expertise, relevant des domaines scientifique, technique et socio-économique et associe au plus près des acteurs des territoires. L’Agence de l’eau assure le secrétariat technique du pilotage des groupes de travail et des travaux et veille à la cohérence de son action avec les politiques sectorielles et notamment avec la loi de transition énergétique « Les interactions sont si prégnantes que nous travaillons de concert avec le schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET), les schémas régionaux de cohérence écologique de la trame verte et bleue, aux côtés de l’Ademe, la DREAL et la région Grand Est qui est née récemment. Il s’agit de regarder le paysage à cette échelle-là pour accompagner efficacement les différents acteurs économiques et les collectivités. » Le Comité de bassin Rhin-Meuse s’est donné dixhuit mois pour entériner son plan d’adaptation au changement climatique dédié aux ressources en eau et aux milieux aquatiques. Pascale Meeschaert
TERRITOIRES Appels à projets  : priorité à l’innovation méthodologique et à la reproductibilité des expérimentations Depuis trois ans, l’Agence de l’eau Rhin-Meuse mobilise les maîtres d’ouvrage autour des objectifs prioritaires en développant une série d’appels à projets sur le thème de l’innovation et de la reproductibilité des initiatives. « 2015 a été le point de départ d’une démarche de communication visant à mettre en lumière les pans d’intervention émergents ou peu visibles de l’Agence de l’eau. Depuis cette date, dans le cadre de partenariats en particulier avec la nouvelle région Grand Est et l’ADEME, l’Agence de l’eau souhaite faire converger des enjeux environnementaux et de développement des territoires », introduit Patricia Mauvieux directrice des politiques d’intervention. Les appels à projets lancés depuis 2015 sont de natures variées. En ligne de mire pour l’Agence de l’eau  : l’innovation des territoires, l’expérimentation de futures modalités d’aides et l’exemplarité. L’analyse des résultats des premiers appels à projets est encourageante. Elle révèle des axes d’innovations structurants pour la préservation des captages dégradés, la gestion alternative des eaux pluviales ou bien encore la réduction des consommations énergétiques, en lien avec les installations d’assainissement des eaux usées ou d’alimentation en eau potable. Ces retours d’expérience constituent une base solide pour augmenter l’impact de la mobilisation des maîtres d’ouvrage sur les enjeux actuels et de demain et sont un vivier de solutions notamment dans un contexte d’adaptation au changement climatique. Tour d’horizon des appels à projets lancés depuis 2015 Collectivités et captage  : centré sur des démarches d’études aboutissant à des projets concrets, cet appel à projets visait à mobiliser des collectivités sur des actions permettant de garantir durablement la préservation des captages d’eau potable tout en leur laissant l’initiative des solutions à proposer. « Par la diversité des solutions proposées, cet appel à projets a permis d’aller plus loin dans la réflexion. Il a révélé de nouvelles pratiques offrant la garantie de préservation ou de restauration de la ressource en eau (herbe, cultures énergétiques, cultures sans intrants) et inauguré la structuration d’une filière « herbe bio » de la promotion à la valorisation, via l’introduction d’un label notamment. » Cet appel à projet devrait se voir prolonger en fin d’année par un appel à projet spécial « filières ». AERM LEGER Anne-Sophie Gestion intégrée des eaux pluviales. Noues dans l’écoquartier du plateau de Haye à Nancy (55) Eau durable et énergie  : cet appel à projets mené en partenariat avec l’ADEME entendait concilier la prise en compte des enjeux de l’eau avec la maîtrise de la consommation énergétique des équipements. Deux candidatures sur huit ont révélé des stratégies d’accompagnement inédites pour l’Agence de l’eau consistant en la valorisation en externe de la chaleur fatale récupérée. « Au delà des solutions proposées, cet appel à projets a démontré aussi la cohérence d’une méthodologie et d’un financement partagé avec l’ADEME face à un réseau d’innovateurs pluridisciplinaires ». Cet appel à projets a été reconduit cette année, en associant en plus de l’ADEME, la région Grand Est. Economisons l’eau  : lancé en février 2016 pour un an, l’appel à projets Economisons l’eau peine à mobiliser les collectivités pourtant les plus exposées à la réduction des fuites des réseaux et aux pénuries récurrentes. Il a été prolongé jusqu’au 30 juin 2017. La gestion intégrée des eaux pluviales est au cœur de la politique de l’Agence de l’eau depuis de nombreuses années. En privilégiant l’infiltration le plus en amont possible de l’eau de pluie et au plus près de là ou elle tombe, la gestion intégrée des eaux pluviales permet de s’affranchir d’un réseau de collecte, de favoriser la réalimentation des eaux souterraines et de réduire le risques de pollution. L’eau magazine juin 2017 n°29 33



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