L'Eau Magazine n°29 jun à oct 2017
L'Eau Magazine n°29 jun à oct 2017

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 28 - 29  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
28 29
POLITIQUE ET RÉGLEMENTATION Configuration « In situ » en tertiaire Réseau unitaire STEP Traitement Rivière Références  : Valenton Seine Amont, Achères Seine Aval, Metz, Limoges, Levenmouth (GB), Lourdes, Rouen Emeraude, Bagnères de Bigorre, Vitrolles… Des données d’entrée indispensables Afin de définir la solution la mieux adaptée, il appartient aux maîtres d’œuvre et maîtres d’ouvrages de fournir les données d’entrée indispensables. Ainsi, certaines données sont indispensables pour caractériser l’épisode pluvieux de référence. Il s’agit du débit maximal à prendre en compte, de la durée de l’épisode, de l’intervalle entre deux épisodes ou de la fréquence maximale de reproduction de l’épisode. Certaines données complémentaires peuvent également s’avérer très utiles comme le pollutogramme de l’épisode de référence ou les valeurs de MES et DCO après décantation deux heures. Toutes ces données doivent être collectées et organisées par la maîtrise d’œuvre et validées et intégrées dans les Cahiers des Charges par le maître d’ouvrage. Au-delà des données concernant la station d’épuration, la stratégie globale de gestion des eaux pluviales doit également être explicitée. Différents choix sont possibles tels que la mise en place d’ouvrages de stockage et de restitution différée et régulée (en amont sur le réseau ou sur le site de la station), d’ouvrages de traitement spécifiques des eaux pluviales (sur le réseau séparatif, sur les surverses des déversoirs d’orage ou en aval de la station) ou le traitement direct sur la station. Le délestage du réseau vers une autre station est également possible. On peut aussi imaginer un panachage des solutions évoquées précédemment. Il est également nécessaire de connaitre les objectifs de performance, ces derniers devant être atteignables. Par exemple, des performances demandées en rendement et en concentrations ne sont pas réalistes en temps de pluie puisque les eaux usées 28 L’eau magazine juin 2017 n°29 Débit pluvial excédentaire Configuration mixte décantation primaire ou bypass par temps de pluie Réseau Temps de pluie Réseau Temps sec unitaire unitaire Décantation sans réactifs STEP Biologie Rivière Références  : Le Havre… Traitement physicochimique sont diluées. Les objectifs de performance doivent concerner principalement la pollution particulaire et, si nécessaire, la pollution dissoute. Les flux à traiter doivent être compatibles avec le fonctionnement de la partie biologique du traitement  : l’amplitude maximale entre le flux de temps de pluie et le flux de temps sec ne doit pas être trop élevée. Enfin, il ne faut pas oublier la performance opérationnelle. Les limites de fonctionnement des ouvrages doivent être définies et des dispositions doivent être prises pour permettre l’arrêt du traitement, la mise en sécurité des exploitants et des installations, ainsi que le nettoyage des ouvrages. Les perspectives pour le futur STEP Biologie Rivière On voit donc qu’il existe différentes solutions possibles qui doivent être définies selon les situations et en ayant une vision globale du système d’assainissement. L’interaction entre le réseau d’assainissement et la station d’épuration est ainsi très importante. Les outils développés actuellement, tels que les capteurs et algorithmes intelligents, permettent en temps réel d’agir avec efficacité sur cette interaction et de mieux appréhender les épisodes pluvieux  : meilleure protection du milieu récepteur, fiabilisation du process, réduction des coûts d’exploitation… La gestion des eaux pluviales est un sujet primordial afin de mieux protéger les milieux aquatiques, mais aussi pour permettre la préservation ou la reconquête des eaux de baignade et donc l’amélioration du cadre de vie. Il s’agit d’un aspect essentiel dans les projets d’aires urbaines de baignade comme cela a été réalisé dans certaines villes du Nord (Copenhague) ou dans le cadre de la candidature de Paris pour les Jeux Olympiques de 2024 par exemple.
Des délais raccourcis La procédure unique est refondée autour de quatre grandes phases  : une phase amont, une phase d’examen du dossier déposé, de 4 mois, une phase d’enquête publique, de 3 mois, une phase de décision, de 2 mois. L’objectif est donc de réduire le délai d’instruction à neuf mois, alors qu’ils sont aujourd’hui de 12 à 15 mois généralement, avec des incertitudes sur la durée de ces délais. En phase amont, le maitre d’ouvrage peut bénéficier d’un échange avec l’administration sur le projet afin d’éclairer les pétitionnaires sur les enjeux à prendre en compte dans leur dossier de demande d’autorisation. Il est possible de demander un certificat de projet qui identifie les régimes et procédures dont relève le projet, précise le contenu attendu du dossier et fixe en accord avec le porteur de projet un calendrier d’instruction. Le délai de recours est de deux mois pour le pétitionnaire et de quatre mois pour les tiers. POLITIQUE ET RÉGLEMENTATION Autorisation environnementale unique Suite aux expérimentations, lancées en 2014, d’autorisations uniques ICPE pour les éoliennes et d’autorisations uniques pour les projets soumis à la loi sur l’eau, le dispositif a été pérennisé par une ordonnance et deux décrets parus le 27 janvier 2017 et entrés en vigueur le 1er mars. En plus des ICPE relevant du régime de l’autorisation et des IOTA (installations, ouvrages, travaux et activités) soumis à la législation sur l’eau, sont concernés les autres projets soumis à évaluation environnementale mais non soumis par ailleurs à un autre type d’autorisation. Un unique interlocuteur Un service coordonnateur est chargé de l’instruction des dossiers. Ce service relève des DREAL pour les projets relevant de la législation des ICPE et des DDT pour ceux relevant de la législation eau (IOTA). Les autres services contribuent de manière fluide pour l’analyse, les demandes de complément, la rédaction des prescriptions… Lors de la phase d’examen, les services et instances administratives concernées par le dossier l’analysent en mode projet. Les demandes de complément sont formulées de manière groupée. La demande d’autorisation peut être rejetée si le projet ne peut satisfaire aux règles qui lui sont applicables. Ce dispositif représente un défi managérial et organisationnel. La Direction Générale de la Prévention des Risques (DGPR) insiste donc sur l’importance de la relation humaine et le besoin d’accompagnement pour qu’il fonctionne. Les services du ministère de l’Environnement ont donc débuté des actions de sensibilisation et de formation auprès des fonctionnaires chargés de le mettre en œuvre. L’eau magazine juin 2017 n°29 29



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


L'Eau Magazine numéro 29 jun à oct 2017 Page 1L'Eau Magazine numéro 29 jun à oct 2017 Page 2-3L'Eau Magazine numéro 29 jun à oct 2017 Page 4-5L'Eau Magazine numéro 29 jun à oct 2017 Page 6-7L'Eau Magazine numéro 29 jun à oct 2017 Page 8-9L'Eau Magazine numéro 29 jun à oct 2017 Page 10-11L'Eau Magazine numéro 29 jun à oct 2017 Page 12-13L'Eau Magazine numéro 29 jun à oct 2017 Page 14-15L'Eau Magazine numéro 29 jun à oct 2017 Page 16-17L'Eau Magazine numéro 29 jun à oct 2017 Page 18-19L'Eau Magazine numéro 29 jun à oct 2017 Page 20-21L'Eau Magazine numéro 29 jun à oct 2017 Page 22-23L'Eau Magazine numéro 29 jun à oct 2017 Page 24-25L'Eau Magazine numéro 29 jun à oct 2017 Page 26-27L'Eau Magazine numéro 29 jun à oct 2017 Page 28-29L'Eau Magazine numéro 29 jun à oct 2017 Page 30-31L'Eau Magazine numéro 29 jun à oct 2017 Page 32-33L'Eau Magazine numéro 29 jun à oct 2017 Page 34-35L'Eau Magazine numéro 29 jun à oct 2017 Page 36-37L'Eau Magazine numéro 29 jun à oct 2017 Page 38-39L'Eau Magazine numéro 29 jun à oct 2017 Page 40-41L'Eau Magazine numéro 29 jun à oct 2017 Page 42-43L'Eau Magazine numéro 29 jun à oct 2017 Page 44-45L'Eau Magazine numéro 29 jun à oct 2017 Page 46-47L'Eau Magazine numéro 29 jun à oct 2017 Page 48-49L'Eau Magazine numéro 29 jun à oct 2017 Page 50-51L'Eau Magazine numéro 29 jun à oct 2017 Page 52-53L'Eau Magazine numéro 29 jun à oct 2017 Page 54-55L'Eau Magazine numéro 29 jun à oct 2017 Page 56-57L'Eau Magazine numéro 29 jun à oct 2017 Page 58-59L'Eau Magazine numéro 29 jun à oct 2017 Page 60-61L'Eau Magazine numéro 29 jun à oct 2017 Page 62-63L'Eau Magazine numéro 29 jun à oct 2017 Page 64