L'Eau Magazine n°25 jun à oct 2015
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DOSSIER Les enjeux internationaux  : comment agissent et se positionnent les acteurs français ? Philippe Thalhouedec De gauche à droite  : Pascal Confavreux, Céline Gilquin, Jean-François Donzier, Patrick-YannDartout, Didier Le Tallec « La COP 21 est la priorité diplomatique de l’année pour la France. Dans le cadre de ce rendez-vous international, le ministère des affaires étrangères se veut très à l’écoute des entreprises, surtout que l’eau est un enjeu diplomatique majeur. » C’est le cœur du message délivré par Pascal Confavreux, responsable du pôle « secteurs prioritaires à l’export » à la Direction des entreprises du Quai d’Orsay. De fait, au Bourget comme au Grand Palais, des salons « Solutions COP21 » permettront aux entreprises de présenter leurs solutions en matière de développement durable –en particulier dans le domaine de la gestion de l’eau. Car, à côté des 38 L’eau magazine juillet 2015 n°25 « La COP 21 est la priorité diplomatique de l’année pour la France » négociations internationales sur le climat, c’est également un round de diplomatie économique qui se joue. Pour Jean-François Donzier, directeur général de l’Office international de l’eau, nul doute qu’il existe un véritable potentiel de développement à l’international, et que les entreprises françaises ont une carte à jouer. « Les besoins en études, en coopération, en formation, en développement d’infrastructures sont considérables… et les besoins de financement également ! ». « L’international n’est pas une option, c’est une obligation, dans la mesure où le marché intérieur est complétement atone » a souligné Patrick-YannDartout, délégué international de Syntec-Ingénierie, déplorant également la concurrence que se livrent, à l’international, secteur public et secteur privé. Autre attente  : un « déliement intelligent » de l’aide au développement financée par la France, qui revient trop peu vers les sociétés françaises, alors que d’autres pays sont beaucoup plus soucieux de leurs entreprises nationales. En effet, depuis 2002, les appels d’offre ne sont plus restreints aux entreprises françaises. Cependant, pour Céline Gilquin, qui suit les sujets « eau et assainissement » à l’Agence Française de Développement (AFD), la priorité est l’efficacité de l’aide, et l’adéquation des prestations aux besoins des acteurs locaux. « Il vaut mieux obtenir 50% d’une enveloppe de 8 milliards d’euros, que 100% d’un milliard » a-t-elle également argumenté pour souligner que les entreprises françaises savent saisir les opportunités de ces financements internationaux. Concernant plus spécifiquement l’eau et l’assainissement, ces secteurs représentent 10% des engagements de l’Agence, soit près de 700M € par an sur la période 2014-2018, dont plus de 50% fléchés sur l’Afrique subsaharienne. Malgré les difficultés, Didier Le Tallec, responsable
DOSSIER des grands travaux municipaux chez OTV, ne veut pas tomber dans le fatalisme. « La diplomatie française apporte depuis quelques mois une réelle valeur ajoutée, grâce aux instructions fortes données aux ambassades pour qu’elles aident les entreprises dans leur développement international, et cela se voit sur le terrain. Mais il faudrait un renforcement des financements français, à l’image de ce que les Allemands, mais aussi les Chinois ou les Japonais mettent en œuvre en faveur de leurs entreprises, notamment pour participer à des salons et expositions internationaux ». Message transmis, en direct, aux pouvoirs publics compétents. COP21 C’est du 30 novembre au 10 décembre que se retrouveront, à Paris, les représentants de 195 Etats –ainsi que de l’Union européenne- pour négocier de nouveaux engagements internationaux en matière de lutte contre le changement climatique. L’ambition est à la hauteur de la déception qu’avait représenté l’échec du sommet de Copenhague en 2009. Sur la base d’un diagnostic désormais largement partagé, l’objectif est aujourd’hui de parvenir à un accord limitant à 2°C la hausse de la température moyenne. A chacun d’en décliner les étapes et les moyens, en fonction de son contexte économique et social. A ce stade des négociations, il n’est pas prévu de fixer un objectif chiffré et un calendrier de réduction globale. Sur le plan de la méthode, les parties ont jusqu’au 1er octobre pour transmettre leur proposition de contribution aux réductions d’émissions de carbone. Fin juin, seulement 44 d’entre elles s’étaient acquittées de cette mission. Une inconnue demeure également  : la forme juridique que devrait prendre cet accord, qui, pour être efficace, devra nécessairement être contraignant. Ce qui signifie, par conséquent, l’obligation pour de nombreux pays de faire ratifier le traité par leur parlement. Or une telle procédure représente une vraie épée de Damoclès pour l’entrée en vigueur du texte, en particulier dans un pays aussi essentiel que les Etats- Unis. De même, compte tenu de son poids démographique et de sa place dans l’économie mondiale, un accord sans la Chine n’aurait aucun sens. Celle-ci a dévoilé ses ambitions lors de la visite du premier ministre chinois à Paris le 30 juin 2015  : réduire de 60 à 65% l’intensité de son économie en carbone et parvenir à 20% d’énergies renouvelables d’ici 2030. Reste à savoir si cette ambition suscitera l’émulation chez les pays qui, à ce jour, demeurent encore timides dans leurs engagements. L’eau magazine juillet 2015 n°25 39



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