L'Eau Magazine n°24 nov 14 à mai 2015
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Humanitaire "Le Partenariat" associe eau et éducation au Sénégal et au Maroc Depuis plus de trente ans, l’association Le Partenariat agit pour améliorer l’environnement scolaire dans des écoles sénégalaises et marocaines par l’accès à l’eau et à l’assainissement, la sécurisation du périmètre de l’école, la sensibilisation des enfants à l’hygiène et à l’environnement. 66 écoles des régions de Saint-Louis et Matam ont été sélectionnées pour faire partie du programme d’accès à l’eau 2012-2015. Lors de sa création en 1981, l’association lilloise Le Partenariat ne se donnait pas comme objectif premier d’agir dans le domaine de l’eau. « Nous avons commencé par d’autres programmes, notamment la construction de classes pour améliorer l’accès à l’éducation. Mais la question de l’alimentation en l’eau est venue très vite  : d’elle dépendent la santé des élèves, leurs résultats, les taux de déperdition scolaire... Au même moment en France a été mis en place le « 1% eau ». Nous avons donc lancé en 2007 notre programme d’accès à l’eau avec un financement de l’agence de l’eau Artois-Picardie », se souvient Simon Maréchal, responsable du pôle coopération du Partenariat. Au début, seule la région de Saint-Louis au Sénégal était concernée. Cela a permis de tester une méthode d’intervention et d’impliquer les acteurs locaux. « Les collectivités locales sont maîtres d’ouvrage. Les association de parents d’élèves, l’inspection d’académie, les équipes pédagogiques, les services techniques de l’Etat ou des collectivités sont mis à contribution », souligne Simon Maréchal. Dès 2010, la région de Matam, toujours au Sénégal, s’est ajoutée. Puis 2012, l’association a obtenu un financement de l’Agence Française de Développement (AFD). Le programme a alors pris toute son envergure. Lancé sur la période 2012-2015, il dispose d’un budget de 1,6 millions d’euros pour trois ans. Priorité sur le raccordement au réseau Il a commencé par l’actualisation de l’étude des besoins dans les régions concernées. Sur les 1082 écoles des régions de Saint-Louis et de Matam, 66 écoles ont été sélectionnées pour faire partie du programme 2012-2015, en partenariat avec le ministère sénégalais de l’Education nationale. Le programme s’est aussi étendu à la région de Douakkala Abda au Maroc. Il y a touché 11 écoles depuis 2012. L’association agit sur plusieurs tableaux. Elle finance une clôture autour de l’école. Elle fait construire des box de latrines. Elle raccorde l’école au réseau d’alimentation en eau potable. « Il est préférable de raccorder l’école au réseau existant plutôt que de faire un forage car un forage doit être entretenu et il y a des risques de panne », explique le responsable du pôle coopération. Généralement, l’école est à proximité d’un réseau. Plus rarement, il a fallu construire 2 à 3 km de canalisations jusqu’au réseau. « Dans ce cas-là, nous équipons aussi le village où se trouve l’école d’une bornefontaine, formons un fontainier... » poursuit-il. Outre la mise en œuvre d’équipements, le programme développé par Le Partenariat prévoit une éducation à l’environnement et à l’hygiène. Au Sénégal, des enseignants de l’Education nationale sénégalaise ont été détachés spécialement pour accompagner le programme de sensibilisation/formation. Quant au bilan, il indique par exemple pour l’année 2012 dans la région de Matam un effectif en hausse de 11,8%. Les résultats aux tests de connaissances hygiène-environnement, après intervention, ont été améliorés de 14,6%. Forte de ces résultats, l’association veut continuer à aider les pays où elle est déjà engagée et étendre son action vers la Guinée. Caroline Kim 50 L’eau magazine novembre 2014 N°24 Le Partenariat



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