L'Eau Magazine n°24 nov 14 à mai 2015
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Dossier vue du professionnel, permettre à la filière de monter en compétence », explique Teddy Puaud, directeur technique de Qualit’EnR. Pour obtenir cette qualification d’une durée de quatre ans, l’entreprise doit remplir plusieurs conditions, comme la justification d’une assurance et de cinq références de réalisations récentes ou encore le respect de la charte qualité. Un référent technique par société au minimum, ayant suivi une formation agréée, est également indispensable. Pour les entreprises qui adhèrent à la charte Qualité Puits et Forages d’eau ou adhéraient à la charte Qualiforage du BRGM, une validation des compétences permet de juger de la nécessité ou non d’effectuer cette formation. En outre, un suivi annuel simplifié vérifiant le respect des exigences (assurances à jour, présence du référent technique) et un audit obligatoire dans les 24 premiers mois de la qualification seront mis en place. La qualification Qualiforage conditionne par ailleurs l’obtention du crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) ou de l’éco-prêt à taux zéro (ECO-PTZ) pour les particuliers. Seules les entreprises RGE seront alors éligibles à ces aides. « Si les pouvoirs publics continuent à financer des travaux énergétiques, il faut s’assurer que ces derniers soient bien réalisés et qu’ils entraînent de réelles économies d’énergie, d’où une éco-conditionnalité de ces dispositifs », précise Teddy Puaud. Précisions réglementaires Le projet de décret de géothermie de minime importance devrait modifier à la fois plusieurs textes réglementaires  : - le décret n°78-498 du 28 mars 1978 relatif aux titres de recherches et d’exploitation de géothermie modifié ; - le décret n°2006-649 du 2 juin 2006 relatif aux travaux miniers, aux travaux de stockage souterrain et à la police des mines et des stockages souterrains modifié ; - l’article R. 414-27 du code de l’environnement. Cotrasol Mise en place d’une crépine qui a pour rôle de laisser passer le maximum d‘eau sans entraîner de sable et de particules. Réfléchir sur le long terme Au niveau des aides financières pour les collectivités, le fonds chaleur de l’Ademe sera reconduit en 2015, et les professionnels du secteur espèrent qu’il le soit de nombreuses années. « Le seul problème de ce fonds est qu’on est incapable de préciser exactement le montant de l’aide dès le début du projet, car cela nécessite des études sur le ratio chaleursurface chauffée. Il est donc difficile de prendre ce montant en compte dans l’investissement de départ », souligne Eric Garroustet. Or en ces temps de crise économique, les collectivités (et particuliers) préfèrent économiser plutôt que d’investir, et se retournent vers le gaz et ses chaudières à condensation moins onéreuses. « De plus en plus de bureaux d’études se posent la question de la géothermie TBE, mais c’est surtout la capacité de l’investissement à raisonner sur le long terme qui est vraiment une difficulté », ajoute Jean-François Gobichon, « pourtant, c’est très rentable à partir d’une dizaine d’années, une fois le capteur payé ». Une des conclusions d’une étude économique de l’AFPG 2, parue en juillet 2014, indique ainsi que par rapport au gaz naturel, « la géothermie sur le long terme offre au consommateur un coût final du MWh inférieur de 20% à 30% selon les technologies et cela sans tenir compte de l’augmentation prévisible des coûts des énergies fossiles ». Par ailleurs, la production de froid assurée par les Pac réversibles permet aux installations géothermiques d’être bien plus rentables, « ce qui renforce leur compétitivité par rapport au gaz naturel ». 2 Association française des professionnels de la géothermie Manuel Castel 42 L’eau magazine novembre 2014 N°24



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