L'Eau Magazine n°24 nov 14 à mai 2015
L'Eau Magazine n°24 nov 14 à mai 2015

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 40 - 41  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
40 41
Dossier Avec ce futur changement réglementaire, les forages atteignant 200 mètres pourraient intégrer les dispositions de la géothermie de minime importance. Gobichon, président directeur général d’Aquassys. Sur le chantier de la médiathèque de Saint-Malo (voir encadré P39) où des puits descendent jusqu’à 196 mètres, les travaux réalisés par Aquassys auraient ainsi pu débuter près d’un an plus La norme NF X 10-999 Publiée en août 2014, la nouvelle norme NF X 10-999 concerne la réalisation, le suivi et l’abandon d’ouvrage de captage ou de surveillance des eaux souterraines réalisés dans le cadre du forage et de la géothermie. Cette norme n’est toutefois pas tout à fait nouvelle et représente surtout une mise à jour de la première version datant de 2007. « Depuis, les forages géothermiques sur eau se sont beaucoup développés, donc il fallait réviser cette ancienne norme qui traitait essentiellement des forages d’eau », indique Olivier Grière. Ce texte fournit de nombreuses recommandations et prescriptions techniques pour que la réalisation d’un ouvrage puisse garantir à la fois une utilisation pérenne et une protection efficace de l’environnement, en particulier la ressource en eau. La norme NF X 10-999 détaille également le rôle des acteurs, notamment des entreprises de forage. « Il ne faut pas que ces dernières réalisent un forage, tout en sachant qu’il ne sera pas réellement fonctionnel. L’entreprise doit donc avoir un rôle de conseil, notamment auprès des particuliers. Mais il faut aussi que les maîtres d’ouvrage soient plus précis dans leurs demandes afin de bien décrire leurs besoins », précise Olivier Grière. Enfin, un des points importants de cette norme est l’obligation pour le foreur de fournir un rapport technique de fin de travaux. « Cette carte d’identité du forage est primordiale pour permettre l’entretien et la maintenance de l’ouvrage dont les durée de vie sont de plusieurs décennies, sous réserve qu’il y ait un entretien… ». tôt, si la déclaration avait été possible. « Ce gain de temps et cette simplification administrative devraient offrir plus d’opportunités aux entreprises de forage, car plus de porteurs de projet pourraient être désormais intéressés par cette énergie », appuie Jean-François Gobichon. Prescriptions précises et qualification Si les travaux de création d’une installation de géothermie de minime importance ne sont soumis qu’à une procédure de déclaration, ils doivent toutefois être encadrés par des prescriptions générales très précises. L’objectif est de garantir la pérennité de l’ouvrage et de prévenir les risques sur l’environnement, notamment préserver la qualité de la ressource. Certains travaux pour les forages d’eau (diamètre et cimentation du tubage, épaisseur du massif filtrant) et pour les sondes verticales (dimension des échangeurs, essai de mise en pression) devront ainsi être respecti- 40 L’eau magazine novembre 2014 N°24 Cotrasol
vement conformes à la norme NF X 10-999 et NF X 10-970. De plus, selon le projet d’arrêté, l’entreprise en charge des travaux devra disposer d’une qualification Qualiforage ou équivalent. « Cette qualification est indispensable pour rassurer les maîtres d’ouvrage, notamment les particuliers, qui n’ont pas toujours une très bonne image du métier à cause de certains professionnels de mauvaise foi. Trop souvent, les quelques problèmes rencontrés en géothermie sont bien plus mis en avant que les nombreuses réussites », estime Eric Garroustet. Pour Jean-François Gobichon, la mise en place du crédit d’impôt à hauteur de 50% au milieu des années 2000 a poussé certains professionnels à faire tout et n’importe quoi, pour profiter avant tout de cette aubaine. Des installations ont été mal réalisées ce qui a donné une mauvaise image de cette source d’énergie renouvelable. Au final, les gens s’en sont détournés. Avec cette qualification RGE Qualiforage, les investisseurs disposent d’un L’eau magazine novembre 2014 N°24 gage de confiance facilement identifiable même s’il existait déjà des chartes de qualités auxquelles les entreprises pouvaient adhérer volontairement. « Dans le domaine du forage, tout est dans le sol, caché. Si le foreur est malhonnête, il sera difficile de le savoir sauf après-coup, d’où l’importance d’avoir une confiance dans l’entreprise », détaille Olivier Grière, gérant de G2H Conseils et président de la Charte Qualité Puits et Forages d’eau. Cotrasol Dossier Qualiforage, RGE et éco-conditionnalité Portée par l’association Qualit’EnR, la qualification Qualiforage est attribuée à des entreprises de forage ayant les moyens techniques, humains et financiers pour réaliser dans le respect des règles de l’art des forages pour des systèmes géothermiques TBE, dits de minime importance. Qualiforage se divise en deux qualifications  : une première pour les forages sur sonde et une seconde pour les forages sur nappe. Depuis son lancement le 1er juillet 2014, une trentaine d’entreprises sont d’ores et déjà qualifiées ou en cours de qualification. « Qualiforage a un double intérêt  : pour le particulier, c’est d’arriver à identifier les professionnels compétents et éviter les opportunistes, et du point de 41



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :