L'Eau Magazine n°24 nov 14 à mai 2015
L'Eau Magazine n°24 nov 14 à mai 2015

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 24 - 25  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
24 25
Amodiag Environnement Territoires La station d’épuration de Jeumont, une reconstruction plutôt qu’une réhabilitation Depuis quelques jours, la station d’épuration de Jeumont (Nord), d’une capacité de 21 000 équivalents habitants, est en service. Envisagée dans un premier temps, une solution de réhabilitation a laissé place à un projet de reconstruction qui offre plusieurs avantages, tant au niveau de la performance du traitement, de la pérennité des ouvrages que du coût d’exploitation. Pour garantir une meilleure étanchéité et pérennité des bassins de près de 40 m de diamètre, la technique du coulage continu a été mise en œuvre par la société Balestra. Cette technique consiste à couler en une seule fois le béton dans un coffrage prévu à cet effet. Construite en 1983, la station d’épuration de Jeumont, commune frontalière avec la Belgique, se devait d’entreprendre des travaux importants pour sa mise aux normes. Un appel d’offres avait ainsi été lancé en 2013 pour la réhabilitation du site, afin de réutiliser au maximum les équipements présents, tout en ajoutant de nouveaux ouvrages. Outre une réponse conforme à la demande de base, Degrémont France Assainissement a également souhaité proposer une variante qui consistait à reconstruire une station neuve, avec un process plus adapté à la taille de la station. Des études menées par le maître d’ouvrage, Agglomération Maubeuge Val de Sambre, et le maître d’œuvre, Amodiag Environnement, ont montré la pertinence de cette alternative, dont le coût de 3 millions d’euros était comparable à l’offre de base. Au final, la reconstruction complète de la station qui apportait de nombreux avantages, a été retenue. D’une durée d’un peu moins d’un an, les travaux ont abouti à la création d’une nouvelle filière de traitement des eaux et à la rénovation totale de la filière de traitement des boues. Simplifier et garantir Le choix de mettre en place un nouveau process a tout d’abord permis de s’affranchir de nombreuses opérations de phasages délicates et coûteuses. « Il était beaucoup plus simple de construire une station neuve que de mettre en place des pompages et tuyauteries provisoires pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois », indique François Deruelle d’Amodiag Environnement. La station existante a fonctionné normalement sans modification jusqu’au basculement des effluents sur la nouvelle, en évitant ainsi tout risque de pollution du milieu naturel. De plus, « l’ensemble des ouvrages de la file eau sont neufs et bénéficient donc d’une assurance décennale », souligne Alexandre Maes de Degrémont, ajoutant que « cette solution offre la garantie de la pérennité des ouvrages pour 30 ou 40 ans, ce qui n’était pas le cas avec la réhabilitation d’ouvrages vétustes en génie civil ». Une exploitation moins onéreuse Avec la reconstruction de la station, les coûts d’exploitation s’en trouvent réduits. Sur le nouveau bassin d’aération, la mise en place de la technologie GreenbassTM procure environ 15% d’économie par rapport à un procédé classique. « Des capteurs analysent en ligne et en continu la teneur en nitrate et ammonium afin d’adapter la production d’air », explique Alexandre Maes. Le procédé d’aération fine bulle (par rapport aux bassins d’aération existants avec leurs quatre turbines), ainsi que la simplification de la filière boue, offrent également des économies d’énergie. Au final, les coûts d’exploitation sont de 156 000 euros par an, alors que ceux de la version de base auraient atteint plus de 191 000 euros par an. Enfin, l’ancienne station qui dispose de près de 4200 m 3 de bassin pourrait être conservée pour réguler les eaux pluviales. Il faudra attendre encore plusieurs mois de fonctionnement pour valider la quantité d’eau pluviale que pourra directement prendre en charge la nouvelle station, et ainsi pouvoir définir le volume du bassin d’orage permettant une bonne régulation. « Ce volume devrait être plus ou moins égal à celui des bassins de l’ancienne station, ce qui offrira la possibilité de tamponner les eaux pluviales excédentaires avant de les envoyer vers la nouvelle file de traitement », conclut François Deruelle. Manuel Castel 24 L’eau magazine novembre 2014 N°24
Nous serons présents sur le salon Pollutec à Lyon Stand n°102 Hall 5 Allée G Secteur Traitement et Gestion des Eaux



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :