L'Eau Magazine n°23 jun à oct 2014
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Métiers et formations Chef de marché senior chez Nalco  : construire une offre de produits chimiques alliant efficacité et respect de l’environnement Patrice Hervé, chef de marché senior chez Nalco. 70 Nalco Après plus de vingt ans chez Nalco, Patrice Hervé reste un passionné de ce métier qui allie connaissance des procédés et des solutions technologiques afin de limiter les consommations et les impacts. Formé en DUT de biologie appliquée option « Génie de l’environnement » à Tours, Patrice Hervé est entré en 1994 en tant que technico-commercial chez Nalco, filiale de Ecolab, un des leaders mondiaux dans la fourniture de solutions de traitement de l’eau de refroidissement et des eaux usées industrielles. Ce premier poste, qu’il a occupé six ans, concernait les utilities dans les hôpitaux, c’està-dire les tours de refroidissement et les chaudières vapeur. Il intègre ensuite, pour quatre ans, le service marketing au poste de chef de marché sur les industries agro-alimentaires au niveau de la France. Construire une offre basée sur des études de terrain Entre 2004 et 2006, Patrice Hervé a complété sa formation initiale en suivant, dans le cadre de la formation professionnelle, un diplôme de « Management opérationnel et marketing » à l’Essec. Fort de sa connaissance du terrain et de ses nouvelles compétences en management et en marketing, il est devenu, il y a quatre ans, chef de marché senior pour l’Europe et les pays émergents – Russie, Europe de l’Est, Moyen-Orient. « J’explore le secteur agroalimentaire afin de réaliser des études de marché. Je construis notre offre, j’oriente nos priorités  : quels pays, quel type de clients faut-il viser... », explique-t-il. Souvent sur le terrain, il fait remonter les besoins des clients. « Nalco a breveté ses propres spécialités chimiques, il fabrique aussi ses systèmes d’automatisation principalement à base de traceurs fluorescents (technologie TRASAR, brevetée Nalco). S’il n’existe pas de solution en interne, je travaille aussi en direct avec notre équipe de R&D pour mettre au point de nouveaux produits ou technologies », indique Patrice Hervé. Une évolution de la demande pour des solutions de réutilisation de l’eau Actuellement, le groupe travaille de plus en plus sur des technologies permettant au secteur industriel de réutiliser l’eau de process ou l’eau en sortie de station. Ces nouvelles priorités des entreprises offrent autant de nouveaux marchés à Nalco. Charge à Patrice Hervé de les identifier et à ses équipes d’y répondre. Vers une approche multiple du traitement chimique de l’eau Chef de marché senior chez Nalco, Patrice Hervé est également administrateur du Syprodeau 1. Il y mène une action qui lui tient à cœur  : redorer le blason des fabricants de produits chimiques. « Trop souvent nous sommes vus au mieux comme de simples vendeurs de produits chimiques, au pire comme des pollueurs », regrette-t-il. « Au contraire, notre quotidien est d’aider les clients à limiter les quantités de produits chimiques utilisés pour assurer l’efficacité du traitement tout en réduisant son impact sur l’environnement ». D’après Patrice Hervé, les industriels publient trop souvent des appels d’offres se limitant aux produits chimiques pour le traitement  : « C’est dommage ! Ils n’intègrent pas du tout ce qu’il y a autour de ces réactifs. Aujourd’hui, le produit chimique reste bien sûr nécessaire mais il ne constitue qu’une partie de la solution. L’approche multiple « produit chimique – matériel – automatisme », qui permet d’obtenir de meilleurs résultats techniques tout en minimisant la consommation des spécialités chimiques et en limitant l’impact environnemental, devient un standard dans notre approche ». Caroline Kim 1 Syndicat national des fabricants de produits chimiques de traitement et d’assainissement de l’eau L’eau magazine juin 2014 N°23
Devenir chimiste dans le secteur de l’eau Deux éléments principaux constituent le corps de l’enseignement de la licence professionnelle (LP) « analyse pour les métiers de l’eau » de l’université de Versailles. Le premier est l’analyse chimique et microbiologique de l’eau, ainsi que la radioanalyse. « Sur ce dernier point, nous avons mis en place un partenariat avec l’IRSN 1 », explique Didier Riou, professeur de chimie et responsable de la LP. La seconde partie de cette formation porte sur les métiers de l’eau. Les étudiants apprennent à connaître le petit cycle de l’eau  : eau potable et assainissement en exploitation. Récemment, l’équipe d’encadrement a ajouté un enseignement sur l’assainissement non collectif. Autre nouveauté  : un module sur la qualité de l’air extérieur. « L’enjeu des odeurs est très important pour les stations d’épuration », justifie Didier Riou. Parmi les modules complémentaires figurent des enseignements généraux, comme l’anglais scientifique ou la démarche qualité en entreprise. Une formation en partenariat avec les entreprises L’un des points forts de la formation est qu’elle est dispensée à plus de 25% par des non-universitaires, comme l’exige l’appellation « licence professionnelle ». « Pour cela, nous 1 Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire sommes associés aux entreprises. La société des eaux de Versailles et de Saint-Cloud (Sevesc), filiale de Lyonnaise des Eaux, est l’un de nos importants partenaires. Nous avons aussi beaucoup de contacts avec le Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne (Siaap) », décrit Didier Riou. En outre, au cours de l’année les étudiants visitent de nombreux sites  : des usines de traitement des eaux usées, de production d’eau potable, des laboratoires d’eau ou de radioanalyse, un incinérateur d’ordures ménagères et de boues d’épuration. La licence, créée en 2005, a commencé en formation initiale. Entre 2009 et 2014, elle s’est déroulée en alternance. À la rentrée de septembre 2014, elle repasse en formation initiale. Les étudiants suivront donc des cours à l’université jusqu’en février 2015, suivis d’un stage en entreprise pour six mois, jusqu’à fin août. « Il n’y a que seize places. Les étudiants bénéficient donc d’un très bon encadrement, avec pas moins de trente-six enseignants cette année ! À la sortie de cette licence, les étudiants s’insèrent ensuite très bien dans la vie professionnelle. Sur les onze diplômés sortis de la formation en septembre 2013, en décembre de la même année dix avaient trouvé un emploi dans leur domaine de formation », se félicite Didier Riou. Un résultat encourageant, à l’heure où l’insertion des jeunes sur le marché du travail est parfois difficile. Caroline Kim Métiers et formations La licence professionnelle « analyse pour les métiers de l’eau », dispensée au département de chimie de l’université de Versailles (78), a pour ambition de former des techniciens capables d’analyser la qualité de l’eau sur le petit cycle. Comptant une quinzaine d’étudiants chaque année, elle vise une insertion professionnelle rapide. Quels prérequis pour intégrer la formation ? Les candidats doivent avoir validé deux ans de formation après le bac  : à l’université, en DUT ou en BTS. Ils peuvent avoir suivi un cursus en chimie ou en biologie avec une spécialisation en chimie, un BTS métiers de l’eau ou gestion de la maîtrise de l’eau. Les inscriptions sont ouvertes, elles se font en ligne sur le site http://www.sciences.uvsq.fr Quels débouchés ? des laboratoires de prélèvement des laboratoires d’analyse de l’eau des traiteurs d’eau des organismes de conseil comme les Spanc L’eau magazine juin 2014 N°23 71 Université de Versailles



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