L'Eau Magazine n°23 jun à oct 2014
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Qualité et développement durable 56 Pour optimiser la consommation énergétique des déchloraminateurs UV, UVGermi a intégré des lampes UV basse pression ainsi qu’un asservissement de la puissance de ces dernières à la mesure de chlore combiné en continu. Une valise pour réaliser des autocontrôles de l’air Afin de prévenir tout risque de maladies liées au taux de trichloramine dans l’air, il est également nécessaire d’en mesurer régulièrement la concentration. Pour évaluer ce taux, des produits simples et rapides ont été développés ces dernières années, comme le Trichlor’Air de Cifec ou la Valise TriKlorame commercialisée par Syclope Electronique. Cette dernière est un kit de mesure mis au point et développé par l’Institut National de Recherche et de Sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS). Utilisable par le personnel des piscines, il fournit en 10 à 15 minutes les résultats de la concentration en trichloramine, ce qui facilite la réalisation d’un suivi régulier. « La valise TriKlorame peut ainsi aider à prendre rapidement des décisions afin de moduler le traitement de l’eau et de l’air pour maintenir le taux de trichloramine en-deçà de la valeur limite recommandée », précise Julien Moussin, responsable commercial France de Syclope Electronique. La solution de Cifec, le Trichlor’Air, est également un analyseur portable qui permet une mesure rapide et in situ des trichloramines de l’air. Fruit de la coopération du CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives), du CNRS (Centre national de la recherche scientifique), et des entreprises Ethera et Cifec, ce procédé assure une gamme de mesure comprise entre 0,05 à 0,75 mg/m 3 de trichloramines (10 à 150ppb). Le principe repose sur une languette consommable qui est exposée quelques minutes à l’air par une pompe, puis mesurée par colorimétrie sur un lecteur pour déterminer la concentration de trichloramines. UV Germi Un traitement de l’eau par l’ozone assure d’importantes diminutions des coûts d’exploitation (chlore, énergie et eau). Cifec exemple permet d’économiser jusqu’à 20 000 euros par an sur le poste eau neuve traitée et chauffée, tout en fournissant une qualité d’eau plus élevée », appuie Claude Klein. En limitant le renouvellement de l’eau du bassin, ces deux technologies diminuent en effet les dépenses énergétiques liées au chauffage des apports en eau neuve. « Dans 80% des cas, le coût engendré par l’achat et la pose d’un déchloraminateur UV et amorti en moins de six mois », analyse Guerric Vrillet, ingénieur développement chez Bordas UVGermi. Concernant les déchloraminateurs UV, certains constructeurs (Comap-WTI, Bordas UVGermi…) ont intégré des lampes UV basse pression et à haut rendement pour limiter la consommation électrique. « Bordas UVGermi propose aussi aux piscines équipés d’une mesure de chlore combiné en continu, d’asservir ce taux à la puissance des UV, offrant ainsi un gain de 25% sur la consommation », ajoute Guerric Vrillet. Une injection minimale de chlore actif Malgré l’installation de ces procédés d’ozonation et d’UV, et à la différence de certains pays européens, la réglementation française impose quand même que le chlore actif soit dosé entre 0,4 et 1,4 mg/l dans les bassins. « Il faut en effet un minimum de chlore résiduel qui joue un rôle de sécurité, l’eau traitée devant être désinfectée », souligne le représentant du Siet. L’utilisation d’UV et d’ozone permettent ainsi à l’exploitant d’abaisser la teneur en chlore actif au minimum réglementaire (0,4 mg/l), alors que bien souvent, l’injection de cet oxydant se fait en excès. Une économie sur les réactifs est donc réalisée, « avec ces procédés, on pourrait encore diminuer ce taux de chlore actif si la législation l’autorisait », pointe Guerric Vrillet. Et L’eau magazine juin 2014 N°23 Prominent
moins il y a de chlore actif injecté, moins il y aura de formation de chloramines… Enfin, si la qualité de l’eau obtenue par ces procédés est meilleure, la qualité de l’air le sera également. Le traitement et le renouvellement de l’air exigés seront plus limités, améliorant ainsi le bilan énergétique de l’ouvrage. Même si l’ozonation et la déchloramination UV sont plus onéreux en terme d’investissement, d’importantes diminutions des coûts d’exploitation peuvent être réalisées. Malgré ces économies, encore 60 à 70% des piscines (municipales et privées) sont équipées d’une installation de traitement classique. « Dans les appels d’offres, les bureaux d’études, conscients des avantages de ces procédés, émettent des avis positifs. Mais le moins-disant reste souvent privilégié, ce qui ne facilite pas l’émergence de ces technologies », pointe Claude Klein. Clément Cygler Qualité et développement durable Un changement de réglementation pour une optimisation énergétique En France, la réglementation impose le recyclage de la totalité de l’eau du bassin dans une durée maximale (définie selon le type de bassin), ce qui occasionne des dépenses énergétiques élevées liées au pompage et chauffage de l’eau. Une des solutions d’optimisation serait de réduire le débit de recyclage de l’eau la nuit, quand il n’y a pas de baigneur. D’autant plus que de nombreuses pompes de filtration sont désormais équipées de variateurs de fréquence. En Allemagne, les exploitants peuvent diminuer de 30% leur débit, offrant ainsi des économies directes. Pour l’instant, cette solution n’est pas autorisée sur le territoire français. « Il faudrait donc que la législation laisse la possibilité à chaque exploitant de mettre en œuvre cette solution en fonction de ses conditions (traitement installé, qualité de l’eau…) », propose Claude Klein. L’eau magazine juin 2014 N°23 57



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