L'Eau Magazine n°23 jun à oct 2014
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Qualité et développement durable La réhabilitation des petites stations d’épuration La réhabilitation d’une station de traitement des eaux usées peut se révéler complexe. L’implantation et la topographie du site existant, ainsi que la nécessité d’assurer une continuité de service, doivent être prises en compte pour réussir une remise à niveau d’un process. 52 Pour la réhabilitation de la station d’épuration de Vigny (Val-d’Oise), un phasage des travaux a dû être mis en œuvre pour assurer une continuité de service. Depuis près de dix ans, une vague d’opérations de modernisation des stations d’épuration, notamment celles de moyenne et grande capacité, a été recensée afin qu’elles soient conformes à la Directive des eaux résiduaires urbaines (Deru 1). Les petites stations ne sont pas en reste et sont également concernées par ce texte réglementaire. Datant pour certains des années 1970, ces installations de capacité de moins de 2 000 équivalents-habitants (EH) présentent parfois des équipements obsolètes et/ou sous-dimensionnés. Si au total elles traitent 6% de la pollution générée par les agglomérations, elles représentent en nombre plus de 80% des stations d’épuration 2. Les collectivités, propriétaires de ces stations, ont donc deux options les mettre en conformité avec les normes de rejet en vigueur  : soit construire un nouvel ouvrage, soit réhabiliter l’ancien. « Le plus souvent, les maîtres d’ouvrage manquent de moyens financiers et choisissent donc la solution de la réhabilitation, moins onéreuse. Il faut donc 1 Directive du Conseil 91/271/CEE du 21 mai 1991 relative au traitement des eaux urbaines résiduaires. 2 État des lieux de la conformité des stations de traitement des eaux usées, Onema, octobre 2011. arriver à remettre une station en bon état avec un budget minimum », indique Grégory Favreau, ingénieur d’affaires chez Iota Environnement, filiale française du groupe suisse Iota Group. Membre du Syndicat national des entreprises du traitement de l’eau (Synteau), cette société qui assure l’ingénierie et la réalisation clé en main de stations de traitement des eaux usées, a ainsi été chargée ces deux dernières années de réhabiliter quelques sites comme celui de Vigny dans le Val-d’Oise (1 500 EH) ou de Cervione, en Haute-Corse (1 800 EH). Connaître en détail le site existant La commune d’Ile-de-France souhaitait au départ créer une nouvelle station avec une autre collectivité, mais le financement, l’achat de parcelles, le montage du dossier technique et administratif demandaient du temps. « Durant cette attente, la police de l’eau a vivement incité la commune de Vigny à engager des travaux de réhabilitation », explique Grégory Favreau. D’une durée de six mois, les travaux entrepris ont permis de corriger certains défauts de la station  : lit de séchage, drains, ou encore le sous-dimensionnement du clarificateur qui L’eau magazine juin 2014 N°23 Iota Environnement
engendrait une remise en suspension des boues. La solution principale mise en œuvre par Iota Environnement a consisté à modifier le poste de relevage des eaux en installant des variateurs de fréquence sur les pompes afin de limiter le débit entrant. Que ce soit pour Vigny ou dans la grande majorité des cas de réhabilitation, une continuité de service et donc un phasage, parfois complexe, sont à prévoir durant la période de remise à niveau. En outre, l’implantation du site est un paramètre important à prendre en compte afin de détruire le minimum de l’existant (réseaux, canalisations, électricité…). « Moins on touche à l’existant, plus le chantier sera simple et moindre sera le coût, mais il faut connaître réellement ce qu’il y a sur le site », précise Aurélien Raimbault, ingénieur de projets chez Iota Environnement, ajoutant que « pour des stations anciennes, les plans peuvent parfois être imprécis ou tout simplement manquants ». Contraintes fortes Le manque de place et l’impossibilité d’extension sur un site à réhabiliter sont également des contraintes fortes à intégrer. « À Cervione où tout le traitement était à revoir entièrement, le manque d’espace sur le chantier, le nivellement du terrain et la présence d’une ligne haute tension au dessus du site ont compliqué les travaux SBR Iota Environnement  : un procédé compact innovant « Pour les réhabilitations, Iota Environnement propose l’installation d’un SBR (Sequencing Bath reactor) à la place des traditionnels bassins d’aération. Ce procédé diminue l’emprise au sol, facilitant ainsi son intégration dans un site existant », souligne Aurélien Raimbault. La société a par ailleurs développé son propre SBR grâce à un dispositif breveté, une paroi siphoïde, qui assure une alimentation continue. Cette paroi a été dimensionnée de façon à ce que l’inertie des boues qui décantent soit supérieure à celle des boues entrantes. « Cette particularité nous permet de fonctionner sur un seul bassin, alors que traditionnellement, deux bassins sont nécessaires pour un SBR », pointe l’ingénieur de projets d’Iota Environnement, « avec cette emprise au sol encore plus réduite, ce procédé breveté est encore plus facilement intégrable ». Iota Environnement Qualité et développement durable et nous ont obligé à repenser le projet », détaille Grégory Favreau. Une interface chantier complexe a ainsi dû être mise en œuvre. Au final, près d’un an a été nécessaire pour construire le prétraitement, le lit bactérien et les lits plantés de roseaux, « alors que la réhabilitation d’une station dure quelques mois en général ». Clément Cygler Détruire le minimum de l’existant permet de réduire les coûts de ces opérations de réhabilitation. L’eau magazine juin 2014 N°23 53



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