L'Eau Magazine n°23 jun à oct 2014
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International Vivapolis, vitrine française de la ville durable à l’international En septembre 2013, la marque française de la ville durable, Vivapolis, est née. Son objectif  : rendre plus lisible l’offre hexagonale et ouvrir ainsi les portes des marchés étrangers. Vivapolis concerne de nombreux secteurs, des transports à l’énergie, en passant par la gestion de l’eau et des déchets. 34 Des maquettes virtuelles comme vitrine technologique Pour mettre en valeur cette marque à l’international, des simulateurs 3D serviront de vitrines du savoir-faire français. Des maquettes virtuelles seront ainsi réalisées à l’échelle d’un quartier ou d’une ville, qui référenceront le maximum d’entreprises françaises dans tous les segments de la ville durable. À l’issue du premier appel d’offres pour ces simulateurs 3D, deux groupements ont été retenus  : Eiffage-Egis- GDF Suez pour un simulateur sur un projet à Astana, au Kazakhstan, et Artélia-Véolia sur un projet à Santiago du Chili. www.vivapolis.fr Les marchés du développement urbain sont en forte croissance à l’international, avec un potentiel de progression estimé à 50 milliards d’euros d’ici 2017. Dans les projets d’écoquartiers, l’Hexagone accuse un retard par rapport à ses principaux concurrents allemands ou anglais, dû notamment aux réponses des entreprises françaises jugées trop dispersées. Fin septembre 2013, le ministère du Commerce extérieur a ainsi lancé la marque Vivapolis, vitrine de l’offre française en matière de ville durable. Cette marque permettra de fédérer les entreprises publiques et privées, que ce soit des PME ou des grands groupes, afin qu’elles puissent se présenter groupées sur les marchés étrangers et salons internationaux. De l’urbanisme à la gestion de l’eau Pour offrir une vision large et commune des acteurs français de la ville, Vivapolis s’appuie sur trois grands axes  : la performance, la gouvernance ainsi que la capacité de répondre aux besoins spécifique de chaque collectivité, le tout en mettant systématiquement l’humain au cœur de la ville. De nombreux secteurs sont OTV ainsi concernés par cette initiative  : urbanisme, ingénierie, construction, infrastructures, transports, énergie, gestion de l’eau et des déchets… Une centaine d’entreprises déjà associées Une petite centaine de sociétés est déjà répertoriée et valorisée sur le site internet de la marque ombrelle, notamment Saint- Dizier Environnement, Artelia, Safege, Burgeap, Egis, Hocer, Watch Frog, Altereo, Veolia Environnement, TMW ou Oceo Environnement dans le domaine de l’eau. Vivapolis pourra également s’appuyer sur un réseau dense de partenaires techniques, scientifiques et institutionnels 1. En outre, même si cette marque entend promouvoir les entreprises françaises partout où cela est possible, elle focalisera son attention sur quatre pays constituant des cibles prioritaires  : le Brésil, la Chine, le Maroc et la Turquie. Pour la Chine, un premier accord a été signé le 27 mars dernier avec le vice-maire de Shenyang, ville de 7 millions d’habitants à la frontière avec la Corée du Nord, afin de construire un quartier de 10 km 2. La zone attribuée étant quasi vide, les entreprises françaises ont carte blanche pour installer les transports, les infrastructures, les logements ou encore l’assainissement, pour un budget de 2,4 milliards d’euros au total. Conformément à la demande des autorités locales, une première tranche de 3 km 2 devrait être développée d’ici cinq ans. Manuel Castel 1 Ademe, Adetef (Agence pour la coopération technique internationale), Advancity, AFD (Agence française de développement), AFEP (Association française des entreprises privées), Groupe Caisse des dépôts, CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment,), les ministères chargés du Commerce extérieur, du Logement, de l’Écologie et du Redressement productif, Syntec Ingénierie, Pexe (association des éco-entreprises de France), Ubifrance… L’eau magazine juin 2014 N°23
Modernisation de la station d’épuration de Bruxelles Sud Depuis mi-janvier 2014, les travaux de mise à niveau de la station d’épuration de Bruxelles Sud ont débuté. Cette dernière, mise en service en 2000, ne dispose pas de traitement permettant d’atteindre les niveaux d’abattement exigés par la réglementation européenne pour l’azote et le phosphore. L’objectif de cette rénovation en profondeur est ainsi d’améliorer significativement les performances environnementales du site tout en conservant la station de 360 000 équivalentshabitants (EH) en fonctionnement, ce qui nécessitera un phasage très complexe. Le site étant exigu, plusieurs traitements tertiaires et diverses techniques avaient été étudiés par la Société bruxelloise de gestion de l’eau (SBGE), propriétaire de la station. « La plupart des solutions demandaient d’augmenter la taille du site, on a donc envisagé l’achat de terrains dans un premier temps. Mais cela était trop délicat et compliqué, tant en termes de délais que de coûts », explique David Pireaux, ingénieur et directeur du projet à la SBGE. La technologie membranaire s’est donc imposée. Outre ses performances, elle offre de la place pour installer un digesteur dont la production de biogaz compensera une partie du surcoût liée au procédé membranaire. Pour un montant global de 73 millions d’euros HT, ces travaux ont été confiés à un groupement composé de CFE-MBG 1 pour les travaux de construction, de Vinci Environnement pour la file eau et de Nizet Entreprise/Ecotech 2 pour l’électricité et les files boues et air. 226 000 m² de surface membranaire En raison de la configuration du site, la station sera réaménagée en profondeur. « Sur Bruxelles Sud, la surface de filtration membranaire installée représentera 226 000 m², ce qui en fera la deuxième station européenne équipée de cette technologie, juste après Achères », pointe Frédéric Nougarède, directeur du traitement de l’eau chez Vinci Environnement. L’excellente qualité des eaux en sortie de la filtration membranaire, 1 Compagnie d’Entreprises CFE (leader belge dans les métiers de la construction). 2 Filiale de CFE. en permettra la réutilisation directe ou après d’ultimes traitements d’affinage (chloration et UV). « Plusieurs sociétés ou industriels pourraient être intéressés par cette ressource », indique David Pireaux, ajoutant qu’« en Belgique, il n’y a pas encore de réglementation, mais au niveau européen, la reuse 3 est clairement marquée dans la stratégie Blue Print ». Livrable à l’été 2017, la station conservera ses capacités de traitement (6 500 m 3/h pour le traitement complet par temps sec et 18 100 m 3/h pour le traitement primaire par temps de pluie), mais affichera des performances nettement améliorées ! Clément Cygler 3 Réutilisation des eaux usées traitées International Traitant un quart des eaux usées de la région Bruxelloise, la station d’épuration de Bruxelles Sud s’est engagée dans d’importants travaux de modernisation pour assurer un traitement de l’azote et du phosphore, tout en produisant du biogaz et de la « reuse ». La Région de Bruxelles- Capitale a mis en place un Plan de gestion de l’eau (PGE) portant sur la période 2012-2015, doté de 250 millions d’euros et comportant 66 actions visant à répondre aux défis de la gestion de l’eau. Une des mesures phares de ce plan est la modernisation de la station Sud. La région de Bruxelles-Capitale dispose de deux stations d’épuration  : Bruxelles Nord, active depuis 2007, d’une capacité de l’ordre de 1 100 000 équivalents-habitants (EH) ; Bruxelles-Sud en service depuis août 2000. Elle possède une capacité de 360 000 EH. L’eau magazine juin 2014 N°23 35



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