L'Eau Magazine n°22 nov 13 à mai 2014
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Enquête 52 Les roseaux pour améliorer le traitement des eaux usées Pour répondre à l’engouement du public pour les procédés végétaux, une autre famille de dispositifs a également été développée  : les filtres plantés de roseaux. La gamme AutoEpure d’Epur Nature est ainsi constituée principalement d’une fosse toutes eaux, suivie de deux filtres plantés de roseaux en Le Septodiffuseur de Sebico associe une fonction filtrante à une fonction d’irrigation, favorisant une meilleure répartition de l’effluent. série (un vertical et un horizontal). Outre la filtration réalisée par les massifs de sable et de graviers, la présence de roseaux joue un rôle essentiel. Les bactéries se développent et se fixe au niveau du rhizome qui favorise l’aération de la couche superficielle du filtre. aux ministères. D’un point de vue financier, un investissement important est demandé aux industriels. Outre le travail d’un ingénieur pour le montage du dossier, l’obtention de l’agrément a un coût d’au moins 61 000 euros (45 000 euros pour le marquage CE et 16 000 euros pour la procédure simplifiée). Diminuer l’emprise au sol Avec 105 modèles différents pour des capacités de 2 à 20 EH, l’offre en matière de solutions agréées est abondante. Présentant une emprise au sol moins importante que les procédés traditionnels, trois grands types de filières sont proposés  : les filtres compacts, les microstations à culture libre et les microstations à culture fixée. Associés en général à une fosse toutes eaux faisant fonction de prétraitement anaérobie, les filtres compacts présentent l’avantage de ne pas consommer d’électricité et de pouvoir fonctionner par intermittence. L’épuration des eaux usées est assurée directement par un massif filtrant ou par des micro-organismes qui se développent dans le massif. Différents médias ont été développés, tels que les filtres à fibre de coco, à laine de roche ou encore à zéolithe qui se composent de deux couches  : une de granulométrie fine (0,5-2 mm) en profondeur et une de granulométrie plus grossière (2-5 mm) en surface. Sotralentz a souhaité pour sa part utiliser du sable et du gravier comme milieu filtrant. Celui-ci peut également être constitué de fragments de coco comme c’est le cas pour les gammes Ecoflo (cuves Polyétylène), Epurflo (cuves Polyester) et prEcoflo (cuves Béton) commercialisées par Premier Tech Aqua ou Stratepur (cuves Polyester) et Epurba (cuves Béton) de Stradal. Ces fragments de coco agissent comme de petites éponges à fort pouvoir d’absorption (cinq fois plus que le sable), et combinent des propriétés de filtration, de traitement biologique et de rétention des polluants jusqu’à leur dégradation. Pour ces filtres à coco qui sont actuellement la technologie compacte la plus vendue en France, le rendement épuratoire serait ainsi élevé (10 mg/l en DBO5 et 13 mg/l en MES avec des taux d’abattement supérieurs à 95%). Autre technologie, un peu différente de celles citées précédemment mais appartenant également à la famille des filtres compacts  : les septodiffuseurs. Mis sur le marché notamment par Sebico, ce procédé est un dispositif de traitement sur filtre à sable drainé. Il associe une fonction filtrante à une fonction d’irrigation, favorisant ainsi la répartition uniforme de l’effluent prétraité sur toute la surface du lit de sable. Des stations d’épuration de taille micro Outre les filtres compacts, deux autres familles de dispositifs agréés sont disponibles sur le marché français  : les microstations à culture libre et les microstations à culture fixée immergée. Ayant une emprise au sol très réduite (inférieure à 10 m²) et un coût d’investissement faible, ces microstations intègrent plusieurs compartiments (un décanteur primaire, un bassin d’aération et un clarificateur) assurant le traitement des eaux usées. Sur les 105 agréments délivrés, 40 ont attrait aux microstations à culture libre (boues activées). Comme pour les stations d’assainissement collectif, l’épuration des eaux usées est assurée par des microorganismes maintenus en mélange avec les effluents dans un bassin agité et aéré. L’oxygène nécessaire à la dégradation de la matière organique est apporté par un ou plusieurs diffuseurs d’air (compresseur, surpresseur ou turbine), placés au fond du bassin d’aération. À la sortie de celui-ci, un clarificateur assure une décantation douce des eaux usées traitées et renvoie les boues minéralisées dans le décanteur primaire grâce à un système de recirculation. De par leur fonctionnement, ces microstations sont sensibles aux à-coups hydrauliques et ne tolèrent pas un fonctionnement discontinu. Seuls quelques modèles comme ceux de la gamme Oxyfiltre de Stoc Environnement qui combinent boues activées et L’eau magazine novembre 2013 N°22
Bonna Sabla filtre à massif de zéolithe, sont capables de supporter une intermittence. En outre, des microstations boues activées de type SBR (Sequential Bath Reactor) ont également été conçues par certains fabricants (Bonna Sabla, Sotralentz…). Pour ces dispositifs, les opérations de décantation, aération et clarification se déroulent dans une même cuve. Moins sensibles aux variations de charge, les microstations à cultures fixées présentent un fonctionnement à peu près similaire aux unités à cultures libres. La seule différence est que les microorganismes sont fixés sur un support immergé dans le bassin d’aération. Une offre diversifiée et à comparer Pour les particuliers désireux de s’équiper d’une solution agréée, l’offre est importante. Plus compacts et assurant une bonne épuration des eaux usées, le plus souvent supérieure aux normes requises, ces dispositifs présentent également quelques contraintes, en particulier un entretien Un agrément voué à évoluer Selon le syndicat des Industriels Français de l’Assainissement Autonome (IFAA), être en présence d’une centaine de modèles agréés est désormais une vraie problématique, car il n’y a pas eu de filtration technique, ni qualitative entre les dispositifs ANC marqués CE. Difficile donc d’identifier les bons procédés des mauvais. « De plus, pour les acteurs de terrain, les avis d’agréments sont bien souvent illisibles plus régulier. Les filtres compacts à base de laine et de fibres coco nécessitent par exemple un renouvellement du média, respectivement tous les 4 et 10 ans, afin d’éviter un colmatage. Les microstations consomment, quant à elles, de l’énergie électrique, correspondant à un coût compris entre 20 et près de 200 euros par an selon le modèle et la capacité. De plus, à la différence des filières traditionnelles et des filtres compacts dont le niveau de vidange est de 50% du volume utile de la fosse toutes eaux, les microstations doivent être vidangées beaucoup plus fréquemment. La réglementation impose en effet cette opération dès que les boues atteignent 30% du volume utile du décanteur primaire. Pour certains modèles ayant ce compartiment très réduit, cela équivaut à une vidange tous les trois à quatre mois ! Pour prendre en compte ces différents paramètres, le particulier peut s’informer du coût moyen estimé sur 15 ans (investissement, fonctionnement et maintenance), indiqué dans les dossiers d’agrément. Clément Cygler et donc incompréhensibles. L’IFAA souhaite donc aller plus loin et approfondir trois points essentiels  : la conception de produits adaptés aux besoins des particuliers, la formalisation du contrôle de la production et la mise en place d’un suivi des produits ANC (entretien, réception et suivi in situ) », indique Jérémie Steininger, secrétaire général de l’IFAA (Industriels français de l’assainissement autonome). Enquête Commercialisée par Bonna Sabla, la microstation Oxystep est dotée du système SBR qui réunit les opérations de décantation, aération et clarification dans une même cuve. La procédure actuelle d’évaluation devrait donc probablement évoluer suite aux travaux de normalisation menés par le Comité européen de normalisation (CEN) et l’Afnor. Réuni pour la première fois en mars 2013, un comité consultatif rassemblant l’Etat, les industriels et les organismes notificateurs, essaiera également d’améliorer la procédure d’agréments en favorisant les retours d’expérience et de terrain. L’eau magazine novembre 2013 N°22 53



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