L'Eau Magazine n°21 jun à oct 2013
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Enquête Le projet Éco-Industrie FlocOn Bio a pour objectif de développer de nouveaux floculants à partir de produits renouvelables d’origine naturelle, alternatifs aux floculants de synthèse couramment utilisés aujourd’hui. 50 Géo-Hyd le développement expérimental. « Les aides les plus intéressantes sont celles de l’ANR, du FUI et de Life+, car ce sont des subventions, donc des aides non remboursables. Mais elles restent les plus difficiles à obtenir », assure Pascal Boulanger. Des organismes afin d’accompagner et de soutenir Pour décrocher ces aides, les entreprises peuvent s’adresser à différentes structures d’accompagnement, comme les Direccte, les agences régionales de développement économique, les pôles de compétitivité... « Pour un projet FUI actuellement monté et portant sur le développement d’un nouveau capteur, Hydreos a accompagné la société IRH de l’émergence de l’idée jusqu’à la coordination du montage du projet, en passant par la recherche de partenaires », explique Xavier Humbel, directeur général adjoint d’IRH et membre de ce pôle. « De plus, quand IRH hésite sur le type de guichets de financement à envisager pour un projet, le pôle nous indique toujours le ou les programmes les plus adaptés », se réjouit-il. Obligatoire pour être éligible à certains programmes comme le FUI, la labellisation par les pôles de compétitivité dédiés à l’eau et aux milieux aquatiques facilite également les démarches entreprises auprès des autres guichets car cela crédibilise le projet. Ces structures interviennent aussi dans le développement de réseau de compétences et de partenaires ou dans des missions de formation et de veille technologique. Mais les pôles intervenant sur un territoire donné, n’importe quelle entreprise ne pourra y adhérer, ce qui met en avant « une certaine disparité des aides en fonction des régions », juge André Bordas. Des associations et des agences régionales de développement économique existent également. « Limousin Expansion a regroupé des compétences et des savoir-faire d’entreprises innovantes sur le territoire afin de faciliter les échanges. Cette agence régionale nous accompagne également pour aller chercher les financements régionaux, nationaux et européens », détaille André Bordas. UV Germi fait par ailleurs appel à une société spécialisée pour le montage du dossier du CIR « afin de prendre toujours en compte les évolutions des textes ». Des relations à tous les niveaux La mise en relation des PME et des grands groupes est également un aspect important pour promouvoir l’innovation. Mais « la tendance pour ces grandes entreprises privées est de prendre de moins en moins de risques et donc de réduire leur soutien aux PME dans leur effort de développement de nouveaux produits, notamment sur la recherche en amont », avance Pascal Boulanger. Pour le pdg de Nawa Technologies, les multinationales de l’eau vont préférer soutenir des technologies innovantes qui ont quelques années de vie, en rattachant la start-up ou la petite entreprise au groupe. C’est l’open innovation. Les start-up sont regroupées dans des incubateurs, dont l’objectif est d’accompagner pendant deux ans un porteur de projet afin de parvenir, à terme, à une entreprise avec des fonds propres, des accords de licence négociés et, idéalement, un chiffre d’affaires. Si les PME ont besoin des grands groupes, les entreprises de l’eau dans leur ensemble attendent également un effort de la part des collectivités. Pour Didier Haegel, « il existe des freins importants à la mise en oeuvre de l’innovation dans l’application des marchés publics », ce qui a poussé l’UIE, avec Syntec-Ingénierie et Cinov, à monter un groupe de travail sur ce thème afin qu’il soit réellement pris en compte. Le ministère de l’Économie travaille également sur cette problématique et devrait publier un guide pour aider les acteurs à se tourner vers des offres innovantes. Enfin, les lourdeurs administratives pour la mise sur le marché comme les procédures d’autorisation ou d’agrément sont également des freins à la commercialisation d’une innovation. En effet, les nouvelles technologies sont avant tout développées pour un marché intérieur avant de les exporter. C’est ainsi que l’on aboutit à un retard sur l’industrialisation, préjudiciable pour la compétitivité des entreprises françaises en Europe et à l’international. Clément Cygler L’eau magazine juin 2013 N°21
« Développer la créativité » Spécialiste des systèmes membranaires d’ultrafiltration, Aquasource (filiale de Degrémont) a mis en place un programme pour favoriser la création de valeur et l’innovation au sein de sa société. Présentation de cette initiative avec Marc Messerli, directeur général d’Aquasource. L’Eau Magazine  : Aquasource a mis en place un programme pour promouvoir l’innovation. De quoi s’agit-il exactement ? Marc Messerli  : Initié il y a près de deux ans, ce programme cherche à mettre l’entreprise dans des conditions de créativité, car cela ne sert à rien d’avoir un financement sans idée. Il faut donc identifier où se situe la zone de création de valeur de l’entreprise, en définissant une vision stratégique et des directions à prendre. Des choix sont ainsi à faire pour orienter l’innovation qui n’a du sens que si un marché potentiel existe. Ce programme aide également à repérer les personnes portant davantage de création de valeur, et selon les directions empruntées, chacun en a une différente. EM  : Quels sont les éléments favorisant l’innovation ? MM  : Pour arriver à mettre les salariés dans un processus de création, la liberté d’expression, le droit à l’erreur, l’ouverture (veille technologique et concurrentielle, salons, benchmarcking…) et la simplification des processus sont nécessaires. Il faut également réussir à laisser le salarié vivre ses valeurs au sein de l’entreprise. Si la personne est heureuse et bien dans son travail, elle sera plus encline à la créativité et à l’innovation. Enfin, Aquasource a aussi souhaité privilégier la transparence en partageant davantage d’informations avec ses employés. Lever une grande partie du voile aide ainsi l’innovation, en facilitant l’intervention de salariés qui ne se seraient peut-être pas manifestés autrement. EM  : Le cadre de travail compte-t-il beaucoup ? MM  : Entre les bureaux en open space, les sollicitations téléphoniques ou encore lesemails, l’espace-temps est très perturbé. Des plages de temps et des espaces de travail doivent donc être définies pour gagner en profondeur dans la réflexion. Par exemple, marcher pendant trois heures le long de la Garonne à six personnes pour réfléchir ensemble donne l’occasion de sortir d’un cadre opérationnel trop limitant dans le temps et dans l’espace. Cela procure des idées différentes de ce qu’on aurait pu avoir. Le cadre (espace, temps, ambiance…) joue donc beaucoup, mais c’est en plus des autres moyens comme le partage d’informations et la veille technologique. EM  : Vous parliez de simplification et de transparence. Comment cela se traduit-il ? MM  : Pour ce qui est des projets d’innovation, tous les processus internes ont été remis à zéro. Désormais, tous les nouveaux projets, quelle que soit leur nature, sont gérés par une seule structure. Un tableau en interne liste tous les projets avec les dates de début et de fin, ainsi qu’un dossier d’informations sur chacun d’eux. Les employés peuvent ainsi participer en donnant des idées, et chaque mois, des réunions sont organisées pour travailler sur les projets en cours et réfléchir à de nouveaux en priorisant, ré-orientant… bref en s’adaptant en permanence. EM  : Au niveau de l’innovation, que vous confère votre statut de PME dans un grand groupe comme Degrémont ? Marc Messerli  : Appartenir a un grand groupe a des avantages mais également certaines contraintes, notamment le fait de n’être pas éligible aux aides normalement disponibles pour les PME. Sur les innovations de rupture 1, la société aura l’avantage de pouvoir chercher des possibilités de financement au sein du groupe et pourra également chercher les compétences, l’expérience et le savoir-faire nécessaires. Mais pour les innovations incrémentales 2, le financement en interne n’est plus possible, il faut donc s’appuyer sur des fonds propres pour s’autofinancer. 1 Exemples  : Ultrazur et technologie OUT/IN 2 Exemple  : réindustrialisation du matériau membranaire plyéthersulfone. Enquête Marc Messerli, directeur général d’Aquasource. L’eau magazine juin 2013 N°21 51



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