L'Eau Magazine n°21 jun à oct 2013
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Territoires Forage d’eau potable  : un exemple complexe de réhabilitation À Lège-Cap Ferret, Foradour a réalisé la réhabilitation d’un forage d’eau potable défaillant. Une opération qui a permis au puits d’améliorer grandement sa productivité. Mise en place d’un atelier de surforage à Lège. Les nouvelles crépines, de type fil enroulé. 32 Foradour SAS Foradour SAS Porte d’entrée de la presqu’île du Cap Ferret, la commune de Lège-Cap Ferret, en Gironde, voit sa population fortement augmenter pendant la période estivale. Cet afflux touristique s’accompagne d’une demande toujours plus importante en eau potable. Mais un des forages d’eau potable, construit en 1961, a vu sa production décliner au cours du temps, posant un réel problème à la collectivité. Cette baisse était due à un phénomène de colmatage très fréquent, lié en partie à la physico-chimie des eaux produites, qui est à l’origine de l’obstruction des éléments crépinés et du massif filtrant situé sur la surface extérieure de la colonne captante. Résultat, début 2012, la production qui affichait une baisse de l’ordre de 40% s’avérait insuffisante pour couvrir les besoins estivaux. Une opération de réhabilitation a donc été souhaitée et confiée à l’entreprise Foradour. « En raison d’une part du bon état de conservation mécanique des équipements de la chambre de pompage, de son accessibilité qui facilitait l’exécution des travaux et enfin de son potentiel d’exploitation initialement satisfaisant, l’idée était de conserver ce forage et non de le remplacer par un nouvel ouvrage », explique Philippe Lyonnet, président de Foradour. Des crépines de nouvelle génération Pour réhabiliter cet ouvrage profond de plus de 280 mètres, Foradour a mis en place des moyens poussés, en utilisant notamment une colonne de surforage et des outils spécifiques pour extraire la colonne captante d’origine. Une fois rendue accessible, la zone du forage située au droit du réservoir calcaire a été nettoyée avant qu’un nouveau massif filtrant soit mis en place. Mais l’entreprise spécialisée en forage a surtout substitué les anciennes crépines, dites à persienne, par de nouvelles crépines de type fils enroulés, « qui présentent l’avantage d’une surface ouverte beaucoup plus importante, réduisant ainsi les pertes de charges et permettant en particulier un traitement complet et plus efficace de la colonne captante », indique Alain Chapiteau, du bureau d’études HydroAssistance, maître d’œuvre sur ce chantier. Divisés par un facteur 3 D’un point de vue financier, la réhabilitation de cet ouvrage a coûté près de 200 000 euros. Une somme conséquente qui reste cependant bien inférieure au coût d’un ouvrage neuf, « avec un facteur temps environ trois fois moins important que celui nécessaire à une opération complète d’un ouvrage neuf », souligne Alain Chapiteau. L’opération a ainsi duré deux mois et, en juin 2012, le forage réhabilité était fonctionnel et prêt à répondre à la demande estivale en eau. « De plus, une réhabilitation permet également de s’affranchir de longues contraintes administratives », pointe Philippe Lyonnet. Tout ouvrage neuf est en effet soumis à une procédure de déclaration ou d’autorisation de travaux mais également à une demande d’autorisation de prélèvement, obtenue après aval de la police de l’eau et d’un hydrogéologue agréé. Ces autorisations peuvent malheureusement prendre plusieurs mois, voire années, avant d’être délivrées. En outre, sur certaines zones sensibles, il est désormais très difficile, voire impossible, d’effectuer des forages neufs, ne laissant alors que peu d’alternatives à la réhabilitation de l’ouvrage existant. Mais la solution la plus économe n’est souvent pas la plus simple et requiert beaucoup plus de compétences que pour une substitution, notamment lors du surforage. Dans certains cas, l’état du puits empêchera également d’envisager une réhabilitation en raison de problèmes de corrosion et de perforation des tubages trop importants. Manuel Castel L’eau magazine juin 2013 N°21
L’ultrafiltration, pour une usine pérenne D’ici octobre 2013, la nouvelle usine de production d’eau potable du Morel (Corrèze) sera pleinement opérationnelle. Cet ouvrage, équipé de technologies de traitement récentes, remplacera l’ancienne installation construite à la fin des années 1960 et alimentant 1 200 abonnés répartis sur six communes 1. Vieillissante et obsolète, cette dernière a désormais de plus en plus de difficultés à répondre à l’augmentation de la demande en eau, ainsi qu’aux importantes variations de charges pendant la saison estivale. Elle a également du mal à faire face aux exigences normatives actuelles, la qualité des eaux produites étant fréquemment non conforme. « La ressource traitée est en effet une eau de surface qui traverse plusieurs étangs et présente des problèmes de pollution (matière organique, bactéries et pesticides), notamment l’été avec la prolifération d’algues », détaille Claude Gounel, maire de Clergoux et président du Syndicat des eaux du Morel, structure en charge de l’usine. Des études ont ainsi été menées pour rechercher des eaux profondes, mais aucun des sept forages profonds d’environ 100 mètres n’a donné de résultat suffisant. Un traitement performant pour du long terme Dans l’obligation de conserver une eau de surface comme ressource, le Syndicat a souhaité réaliser une refonte totale avec la création d’une nouvelle usine de production et d’une nouvelle prise d’eau. Proposée par Gaz et Eaux, une solution modulaire combinant des étapes de flottation, filtration sur charbon actif, ultrafiltration et reminéralisation a été retenue. « Le process réfléchi par Gaz et Eaux était le seul à intégrer de l’ultrafiltration. Or, pour le Syndicat, il était important de choisir un traitement performant qui puisse convenir sur du long terme, la nouvelle station ayant été construite pour les quarante prochaines années », indique Claude Gounel, qui ajoute que « cette 1 Clergoux, Gumond, Saint-Pardoux-la-Croisille, Marcillac-la-Croisille, Champagnac-la-Prune, La Roche-Canillac. technologie est loin d’être la moins chère, mais elle reste la plus avancée ». Cette nouvelle filière de traitement qui produira au maximum 35 m 3 par heure, offrira une qualité d’eau potable élevée. « L’ultrafiltration est une barrière physique avec des pores de dix nanomètres de diamètre qui assure une qualité parfaite et surtout constante, et ce, même en cas de ressources fortement dégradées. Seul le nombre de lavages de la membrane variera », pointe Xavier Aguirre, chef d’agence chez Gaz et Eaux. En termes de construction, le choix a été fait sur ce chantier, de réaliser chaque étape de traitement en équipement métallique plutôt que traditionnellement en béton. « Ce parti pris réduit ainsi le temps de construction et simplifie également la pose, tout en permettant de maîtriser la réalisation de la partie process en atelier », souligne Xavier Aguirre. D’un point de vue financier, la nouvelle usine de production d’eau potable du Morel a un coût d’environ 1,5 million d’euros. « L’Agence de l’eau Adour-Garonne et le Conseil général de la Corrèze ont heureusement apporté 990 000 euros. Sans cette aide, cela aurait été bien plus compliqué pour le Syndicat de financer cette installation », juge Claude Gounel. Les 1 200 abonnés seront par ailleurs également mis à contribution, leur facture d’eau passant de 1,30 à 1,55 euros HT le m 3. Un prix qui restera relativement bas par rapport à la moyenne nationale (3,40 euros/m 3), pour une qualité largement supérieure. Clément Cygler Territoires Équipée de procédés performants, la nouvelle installation du Syndicat des eaux du Morel produira une eau potable ayant une qualité physico-chimique et microbiologique élevée de façon continue. Installation de la solution modulaire conçue par Gaz et Eaux. L’eau magazine juin 2013 N°21 33 Gaz et Eau



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