L'Eau Magazine n°20 nov 12 à mai 2013
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Patrimoine Quand les architectes des monuments historiques et les industriels collaborent Dans le cadre d’une opération de réhabilitation complète de la fontaine Saint-Sulpice lancée par la Ville de Paris et menée entre 2007 et 2008, Etandex est intervenu pour réhabiliter le revêtement d’étanchéité. L’entreprise a associé performance technique et qualité visuelle afin de ne pas déflorer ce monument historique. Un projet de réhabilitation complexe pour ne pas dénaturer le caractère historique de la fontaine Saint-Sulpice à Paris. 48 La fontaine située place Saint-Sulpice à Paris a été construite entre 1844 et 1847 par l’architecte Louis Visconti. Elle a été hors service pendant plusieurs années car les supports, poreux et trop fissurés, n’étaient plus aptes à recevoir de l’eau. Lors de l’opération de réhabilitation lancée par la mairie de Paris, Etandex a été chargé des opérations de décapage, d’étanchéité et du revêtement de finition. Pour remplir sa mission, l’entreprise a dû faire face à un enjeu de taille  : intervenir pendant l’hiver. Or « les résines qui sont utilisées tant pour l’étanchéité que pour le revêtement de finition sont très sensibles à la température ambiante et à l’humidité », rappelle Christophe Dingreville, directeur commercial d’Etandex. Une structure en métal, bois et plastique complètement fermée et chauffée a donc été installée tout autour de l’ouvrage, permettant de travailler quelles que soient les conditions atmosphériques. Il fallait notamment que la température de l’air atteigne au moins 10 °C et que la température du support dépasse de 3 °C celle du point rosée, pour éviter toute condensation. Etandex Retrouver l’aspect de la pierre Le chantier s’est ensuite déroulé en plusieurs étapes. Il a tout d’abord fallu redonner aux marches de la fontaine leur structure plane et régulière afin de s’assurer que l’écoulement de l’eau par débordement serait parfait sur l’ensemble de l’ouvrage. Les fissures ont été piochées au marteau-piqueur électrique puis poncées. Puis la réparation a été réalisée à l’aide d’un micro-mortier à prise rapide, permettant de retrouver au millimètre près la planéité du support. La fontaine a dans un deuxième temps été recouverte d’un revêtement d’étanchéité puis d’une couche de finition. « Le revêtement d’étanchéité était trop brillant, trop moderne. Il fallait donc une finition qui donne l’impression de la pierre. Il a fallu choisir le revêtement d’étanchéité et la couche de finition en parallèle, afin que le revêtement s’adapte à la finition et inversement », explique Christophe Dingreville. La couche de finition devait en outre être résistante  : au gel, aux produits anti-algues, au chlore, aux UV… En outre, cette couche devait donner un aspect pierre convainquant. « Il fallait obtenir l’accord des architectes des monuments historiques de la Ville de Paris. Nous avons travaillé avec notre fournisseur SPPM pour choisir le coloris de quartz qui se rapprochait le plus de la pierre tout en n’étant pas trop grossier ni fragile », se souvient Christophe Dingreville. Le quartz sélectionné a été projeté dans la résine fraîche afin de sertir le grain et offrir une finition mate la plus naturelle possible. L’objectif restait en effet de ne pas dénaturer ce site historique tout en sélectionnant un produit suffisamment robuste pour qu’Etandex puisse assurer la garantie décennale sur l’étanchéité et la finition. Et que les piétons redécouvrent enfin le clapotis de l’eau sur la place Saint-Sulpice. Caroline Kim L’eau magazine novembre 2012 N°20
Un guide de conception pour les décanteurs dépollueurs Micropolluants minéraux ou organiques, matières oxydables, sels nutritifs, matières en suspension ou encore micro-organismes... La liste des polluants véhiculés par les eaux pluviales est longue. Pour réduire au maximum ce flux de pollution, le décanteur lamellaire apparaît comme une solution adaptée pour traiter les eaux de ruissellement issues notamment des surfaces imperméabilisées comme les parkings découverts ou les structures routières. Mais ce dispositif doit avant tout être bien conçu afin de garantir un traitement performant de ces divers polluants. Face à ce constat, les adhérents 1 du Syndicat des industriels des séparateurs préfabriqués graisses et hydrocarbures (ISGH 2), soit la quasi-totalité des fabricants français de décanteurs, ont élaboré et signé une charte en septembre 2011. « Malgré le fait que ce nouveau produit soit de plus en plus demandé, il n’existe aucune norme officielle. Il était donc nécessaire de mettre en place une telle démarche afin d’éviter des erreurs qui nuiraient à l’image du décanteur », souligne Gilles Dutoit, président de l’ISGH et de la société Techneau. Les dispositifs respectant les règles de conception de cette charte sont désormais baptisés décanteurs dépollueurs, ce qui les différencie des autres décanteurs lamellaires disponibles sur le marché. Une équi-répartition des eaux pour une meilleure efficacité Véritable référentiel technique, cette charte définit la juste conception mais aussi le champ d’application des décanteurs dépollueurs. Ces derniers doivent ainsi être mis en place sur des zones où la pollution est principalement caractérisée par des matières en suspension sur lesquelles sont fixées la majorité des polluants. À l’inverse, pour certains sites où la présence d’hydrocarbures libres et abondants est avérée, l’installation d’un séparateur sera 1 ACO, COC Environnement, Dunex, Saint-Dizier Environnement, Stradal, Techneau. 2 www.isgh.fr Qualité et développement durable Pour éviter les erreurs de conception et de dimensionnement des décanteurs lamellaires, le syndicat des fabricants d’ouvrage préfabriqués pour la séparation des eaux pluviales (ISGH) et ses adhérents ont élaboré une charte qui définit les pratiques adéquates. Saint-Dizier environnement plus pertinente que celle d’un décanteur. Au niveau de la conception, la charte définit un grand nombre de critères techniques comme le volume des différents compartiments, la charge hydraulique superficielle, le raccordement ou la stabilité structurelle. « Ce texte détaille également la réalisation du module lamellaire en précisant l’inclinaison des lamelles, les sections d’écoulement et la résistance mécanique des alvéoles », indique Gilles Dutoit. Par ailleurs, la charte exige la mise en place d’un dispositif de reprise des eaux (canaux croutés, goulottes perforées ou dénoyées) afin d’assurer une équi-répartition des eaux sur la structure lamellaire. Une répartition homogène des volumes favorise le maintien de l’efficacité du décanteur dépollueur. Dernier point important, le document de l’ISGH précise les accès aux différents composants du décanteur. « Le plus grand reproche fait actuellement aux décanteurs lamellaires est qu’ils sont difficilement accessibles et donc difficile à entretenir, notamment la zone lamellaire. D’où, l’importance de définir ces points d’accessibilité au moment de la conception », conclut Gilles Dutoit. Manuel Castel Mise en place de deux décanteurs-dépollueurs. L’eau magazine novembre 2012 N°20 49



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