L'Eau Magazine n°19 jun à oct 2012
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Recherche & innovation Évaluer l’impact toxicologique des micropolluants Pour connaître la toxicité des polluants présents dans l’eau, une méthode qui intègre une vingtaine de tests biologiques a été développée par la société VigiCell et le groupe Saur. 62 « Faire de Vigiwater un véritable laboratoire de terrain. » La Directive cadre sur l’eau (DCE) 1 et les lois Grenelle de l’environnement visent au retour au bon état écologique des ressources en eau et des milieux naturels à l’horizon 2015. Cette exigence nécessite d’évaluer l’impact sur le vivant des polluants et micropolluants présents dans l’eau afin que les acteurs de la filière de l’eau prennent les décisions opérationnelles efficaces. Ces substances, même en très faibles quantités, peuvent en effet perturber le fonctionnement de la vie. Cette évaluation reste cependant un véritable défi du fait de la grande diversité des polluants et de leurs effets biologiques sur les organismes ainsi que sur les écosystèmes. Outre la complexité des situations à étudier, les tests biologiques ont également un coût très élevé. Pour répondre à cette problématique grandissante, Saur et VigiCell ont développé un nouveau service global d’évaluation de la qualité de l’eau. Des tests pour connaître la toxicité générale Intitulée Vigiwater, cette solution assure un diagnostic de l’impact des polluants sur le vivant par la mise en œuvre d’un panel d’une vingtaine de tests biologiques, sélectionnés au 1 Directive 2000/60/CG du Parlement européen et du Conseil établissant un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l’eau. Manuel Castel regard de la DCE et de ses exigences en matière de suivi des micropolluants émergents. Vigiwater se compose donc d’un premier groupe de tests pour estimer la toxicité générale et de trois groupes complémentaires optionnels pour affiner le diagnostic (perturbations endocriniennes, génotoxicité et stress cellulaires). « Les analyses réalisées sur du vivant, que ce soit des poissons, des champignons, des bactéries ou des cellules, nous permettent de mieux identifier les perturbations provoquées par la présence de micropolluants ou de cocktails de polluants », précise Fabrice Nauleau, directeur Recherche et Développement de Saur. Les résultats de ces tests de toxicité fourniront des données pertinentes aux collectivités et exploitants de services d’eau afin qu’ils mettent en place des solutions techniques pour éliminer ces substances. Par exemple, la technologie d’adsorption semble actuellement privilégiée pour la production d’eau potable. Intéressés par ce nouveau service, le Syndicat des eaux d’Ile-de-France (Sedif) et l’Agence de l’eau Seine-Normandie (AESN) l’ont retenu en janvier 2012 pour participer au suivi régulier annuel de la qualité d’une eau de surface. Quelques mois auparavant, Vigiwater avait déjà été retenu par l’AESN dans le cadre d’un appel d’offres concernant l’étude de l’impact toxicologique des effluents industriels du bassin. La prochaine étape  : l’industrialisation ? « L’objectif des deux partenaires industriels est désormais de faire de Vigiwater un véritable laboratoire de terrain qui puisse être géré directement par un technicien et non plus uniquement par des microbiologistes », indique Fabrice Nauleau, ce qui nécessite « de trouver des réactifs plus stables dans le temps ». Mais même si la mesure pourrait bientôt être effectuée par l’exploitant, l’interprétation des résultats qui nécessitent du recul et une certaine expérience doit encore être réalisée par un spécialiste. Manuel Castel L’eau magazine juin 2012 N°19
Technologie de traitement tertiaire des eaux résiduaires Pour améliorer l’élimination des pollutions organiques non biodégradables et des micropolluants persistants des eaux résiduaires urbaines ou industrielles, Degrémont propose un traitement de finition avancée, baptisé Oxyblue. Intervenant en sortie de traitement biologique, cette nouvelle installation est composée de deux unités principales  : une tour d’ozonation et un système de filtration biologique compact (Biofor). Oxyblue utilise ainsi le fort pouvoir oxydant de l’ozone pour initier et booster le processus de dégradation des matières organiques résiduelles. Au terme de cette première étape du traitement, l’effluent est redirigé vers le filtre du Biofor dans lequel les bactéries éliminent les pollutions carbonées et azotées. Une circulation à co-courant de l’eau et de l’air évite d’ailleurs les courts-circuits et prolonge la durée des cycles de filtration. Selon Degremont, cette solution assure l’élimination de la demande chimique en oxygène (DCO) jusqu’à hauteur de 60% et la dégradation des polluants traces. Il offre ainsi une qualité d’eau optimale autorisant aussi bien le rejet en zones sensibles que la réutilisation. En termes d’économie, Oxyblue permet de fiabiliser les traitements membranaires ultérieurs comme l’ultrafiltration et l’osmose inverse, avec réduction jusqu’à 50% de la consommation en réactifs de lavage des membranes. Un allongement significatif de la durée de vie des membranes est observé, offrant un retour sur investissement dès les premières années d’exploitation. Enfin, ce traitement présente l’avantage d’être compact et modulaire afin de pouvoir s’adapter aux variations de charge et de débits.C.C. Recherche & innovation L’eau magazine juin 2012 N°19 63



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