L'Eau Magazine n°19 jun à oct 2012
L'Eau Magazine n°19 jun à oct 2012

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 42 - 43  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
42 43
Qualité et développement durable Un référentiel factuel pour diagnostiquer les installations d’assainissement non collectif Pour parvenir à une harmonisation des diagnostics des dispositifs ANC, un référentiel sous forme d’accord Afnor a été élaboré. Basé sur des éléments factuels, cet outil pourrait constituer un réel document pour un contrôle standardisé. 42 Un référentiel qui détaille toutes les vérifications essentielles à effectuer sur une installation. « Des diagnostics basés sur les mêmes constats factuels. » La Loi sur l’eau et les milieux aquatiques (Lema) du 30 décembre 2006 impose la réalisation d’un diagnostic de toutes les installations existantes d’assainissement non collectif (ANC) au moins une fois avant la fin de l’année 2012. La difficulté pour certains agents de Spanc 1 est de juger le caractère de non-conformité d’un dispositif, en tenant compte des risques sanitaires et environnementaux qu’il présente. Malgré l’élaboration de grilles de contrôle par différentes structures comme les Agences de l’eau ou les bureaux d’études, un manque d’harmonisation dans la réalisation des diagnostics est toujours observé sur le territoire français. Face à ce constat, la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau (FP2E) et les Industriels français de l’assainissement autonome (IFAA) ont élaboré sous forme d’un accord Afnor un référentiel de diagnostic des installations d’ANC. Définition de protocoles Publié en octobre 2011, le référentiel P16-635 définit la notion d’ANC et présente 1 Service public de l’assainissement non collectif Spanc Satese37 l’objectif, la finalité et les modalités de mise en place du diagnostic. Il contient une grille recensant toutes les vérifications essentielles selon des méthodologies décrites. Ces dernières, par exemple, détaillent les protocoles pour vérifier le système d’aération, mesurer la hauteur de boues ou encore réaliser un diagnostic d’un filtre à massif filtrant. Par ailleurs, qualifiée de factuelle, cette grille est construite pour laisser le moins possible de marge de manœuvre au contrôleur du Spanc qui ne pourra ainsi que répondre par oui ou par non. À chaque point de contrôle est associé un degré de gravité de risque concernant la sécurité, le risque sanitaire et le risque environnemental. En cas de doute sur une information, le diagnostiqueur ne coche aucune case et mentionne sur le document de synthèse appelé « rendu de diagnostic » la partie de l’incertitude relevée. À l’issue des investigations, le « rendu de diagnostic » regroupe sur un seul document, les risques apparents, les anomalies constatées, les résultats des mesures effectuées ainsi que les absences de réponse du contrôleur. Une fois en possession, l’autorité compétente interprétera toutes ces informations afin de donner un avis final sur la conformité du dispositif ANC, tout en conseillant efficacement le propriétaire sur les pistes d’amélioration à développer. Disponible depuis quelques mois, ce référentiel commence à se faire connaître et pourrait rapidement s’imposer en France et à l’étranger, avant l’arrivée de nouveaux arrêtés prévus en 2013. « C’est un outil qui permet de répondre en tous points aux textes réglementaires, prescriptions techniques et contrôles sur l’ANC. Grâce à cet outil référentiel, il est désormais possible de réaliser en tous lieux et d’une manière homogène des diagnostics basés sur les mêmes constats factuels », se réjouit Jérémie Steininger, secrétaire général de l’IFAA. Cette harmonisation devrait satisfaire également certains particuliers qui jugeaient la trop grande hétérogénéité des contrôles inéquitable pour le citoyen. Manuel Castel L’eau magazine juin 2012 N°19
Aires de repos  : la problématique des eaux usées Fatigués, affamés, assoiffés ou juste à court de carburant, les automobilistes qui circulent sur une autoroute, ont la possibilité de s’arrêter sur une des 585 aires de repos présentes sur le réseau français. Disposées tous les 40 à 60 km, elles possèdent une multitude de services et d’infrastructures comme une station-service, un lieu de restauration, des boutiques ou encore un hôtel. Selon l’importance de l’aire et du trafic routier, plusieurs centaines, voire milliers, de voyageurs s’arrêteront pour satisfaire leurs besoins. Mais cette fréquentation engendre la production de déchets et d’eaux usées sur le site, en raison notamment des services de restauration. Dans la majorité des cas, les sociétés de restaurations privées qui ont obtenu un contrat de concession pour implanter leurs services, doivent gérer et entretenir leurs aires. Un traitement sur site avant rejet En ce qui concerne les eaux usées, les concessionnaires sont tenus d’un point de vue réglementaire de mettre en place des dispositifs de traitements des effluents. En fonction de la fréquentation du site, plusieurs procédés peuvent être adaptés, de la fosse septique classique pour les petites aires de repos à des systèmes de traitement biologique pour les plus importantes. « En moyenne, la capacité de ces dispositifs qui est avant tout dépendante de l’activité de restauration est d’environ 400 équivalent-habitants (EH), mais certaines peuvent atteindre jusqu’à 1 900 EH », estime Jean- Claude Vassant, responsable technique régional de la société HRC Eliance, précisant également que « plus des deux tiers des aires de repos en France sont équipés d’un procédé de boues activées ». Une fois traitées, les eaux usées sont évacuées vers des bassins d’orages appartenant aux sociétés d’autoroutes, avant de rejoindre le circuit des eaux pluviales et d’être rejetées en milieu naturel. Pour s’assurer que les effluents issus des aires de repos ne polluent pas le réseau d’eau pluviale, une à deux campagnes d’analyse sont organisées annuellement. Elles consistent à prélever un échantillon des eaux traitées toutes les deux heures pendant Qualité et développement durable Pour traiter les eaux usées provenant des aires de repos, plusieurs procédés sont mis en place par les sociétés de restauration privées. Même si les systèmes par boues activées prédominent, les filtres plantés de roseaux sont de plus en plus sollicités. APRR Certaines des 585 aires de repos du réseau autoroutier peuvent nécessiter des dispositifs de traitement allant jusqu’à 1900 équivalent-habitants. 24 heures pour vérifier le fonctionnement du dispositif. Les données ainsi récupérées permettront de modifier dans certains cas le traitement mis en place, si ce dernier ne convient pas totalement. Le filtre planté de roseaux, une solution adaptée ? Depuis une dizaine d’années, le filtre planté de roseaux est également privilégié par les concessionnaires. Pour un coût équivalent aux dispositifs de boues activées, ce système rustique qui est composé de trois bassins en séries, permettrait de mieux répondre aux contraintes des aires de repos, notamment aux débits de pointe. « Peu sensibles aux variations de débit, les filtres présentent des résultats plus constants. Mais ce type de procédé requiert une surface très importante qui n’est pas toujours disponible sur une aire de repos », explique Jean-Claude Vassant. De plus, cette solution est nettement moins compliquée en termes de fonctionnement et de maintenance que les boues activées. Enfin, selon Jean-Claude Vassant, les filtres roseaux permettent aussi de se soustraire à la problématique du traitement des boues, dont le coût reste très élevé. Clément Cygler « Plus des deux tiers des aires équipées de procédés de boue activée. » L’eau magazine juin 2012 N°19 43



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


L'Eau Magazine numéro 19 jun à oct 2012 Page 1L'Eau Magazine numéro 19 jun à oct 2012 Page 2-3L'Eau Magazine numéro 19 jun à oct 2012 Page 4-5L'Eau Magazine numéro 19 jun à oct 2012 Page 6-7L'Eau Magazine numéro 19 jun à oct 2012 Page 8-9L'Eau Magazine numéro 19 jun à oct 2012 Page 10-11L'Eau Magazine numéro 19 jun à oct 2012 Page 12-13L'Eau Magazine numéro 19 jun à oct 2012 Page 14-15L'Eau Magazine numéro 19 jun à oct 2012 Page 16-17L'Eau Magazine numéro 19 jun à oct 2012 Page 18-19L'Eau Magazine numéro 19 jun à oct 2012 Page 20-21L'Eau Magazine numéro 19 jun à oct 2012 Page 22-23L'Eau Magazine numéro 19 jun à oct 2012 Page 24-25L'Eau Magazine numéro 19 jun à oct 2012 Page 26-27L'Eau Magazine numéro 19 jun à oct 2012 Page 28-29L'Eau Magazine numéro 19 jun à oct 2012 Page 30-31L'Eau Magazine numéro 19 jun à oct 2012 Page 32-33L'Eau Magazine numéro 19 jun à oct 2012 Page 34-35L'Eau Magazine numéro 19 jun à oct 2012 Page 36-37L'Eau Magazine numéro 19 jun à oct 2012 Page 38-39L'Eau Magazine numéro 19 jun à oct 2012 Page 40-41L'Eau Magazine numéro 19 jun à oct 2012 Page 42-43L'Eau Magazine numéro 19 jun à oct 2012 Page 44-45L'Eau Magazine numéro 19 jun à oct 2012 Page 46-47L'Eau Magazine numéro 19 jun à oct 2012 Page 48-49L'Eau Magazine numéro 19 jun à oct 2012 Page 50-51L'Eau Magazine numéro 19 jun à oct 2012 Page 52-53L'Eau Magazine numéro 19 jun à oct 2012 Page 54-55L'Eau Magazine numéro 19 jun à oct 2012 Page 56-57L'Eau Magazine numéro 19 jun à oct 2012 Page 58-59L'Eau Magazine numéro 19 jun à oct 2012 Page 60-61L'Eau Magazine numéro 19 jun à oct 2012 Page 62-63L'Eau Magazine numéro 19 jun à oct 2012 Page 64-65L'Eau Magazine numéro 19 jun à oct 2012 Page 66-67L'Eau Magazine numéro 19 jun à oct 2012 Page 68-69L'Eau Magazine numéro 19 jun à oct 2012 Page 70-71L'Eau Magazine numéro 19 jun à oct 2012 Page 72-73L'Eau Magazine numéro 19 jun à oct 2012 Page 74-75L'Eau Magazine numéro 19 jun à oct 2012 Page 76-77L'Eau Magazine numéro 19 jun à oct 2012 Page 78-79L'Eau Magazine numéro 19 jun à oct 2012 Page 80