L'Eau Magazine n°16 nov 10 à mai 2011
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18 Territoires Station d’épuration de Marne-aval  : un bijou technologique Plus compacte, plus performante, plus intégrée, plus moderne, plus innovante, plus écologique. Les « plus » ne manquent pas pour qualifier la nouvelle usine d’épuration de Marne-aval construite par OTV pour le compte du Siaap. Plus de trente mois de travaux et 115 millions d’euros d’investissement ont été nécessaires à sa réalisation. Marne-aval a été mise en service il y a un an. « La modernisation de l’usine de Marne-aval correspond à la nouvelle politique de gestion des eaux usées de l’agglomération parisienne  : il s’agit de traiter les effluents au plus près de leur production afin de mieux répartir les flux entre les différents sites d’épuration », précise-t-on au Siaap, le Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne. Après trente ans d’activité, c’est en 2003 qu’a été signé le marché visant la modernisation de cette usine située à Noisy-le-Grand. Le projet avait trois objectifs  : améliorer les performances du traitement des eaux conformément aux directives européennes ERU et DCE 1 ; augmenter la capacité de traitement de l’usine pour réduire le volume des effluents acheminés vers l’unité de Seine aval ; et améliorer le cadre de vie des riverains. 1 Eaux résiduaires urbaines et Directive-cadre sur l’eau. La façade futuriste de la station. Pour y parvenir, le Siaap a placé la barre très haut. En atteste Éric Beucher, directeur du contrat et responsable de l’opération pour OTV – le mandataire du groupement des entreprises en charge des travaux. « Il fallait tendre vers le zéro nuisances. Les contraintes étaient draconiennes non seulement en matière de bruits et d’odeurs, mais aussi en terme de garantie de rejets où les niveaux d’exigence étaient très élevés », explique Éric Beucher. « Rétrospectivement, ce seuil était un peu exceptionnel. Bien souvent, on nous impose des exigences en concentration de polluants dans l’eau ou en rendement. Pour l’usine de Marne-aval, c’était en concentration et en rendement. Ce « et » change tout car cela implique d’avoir une disponibilité d’unités très supérieure ». Une usine compacte, intégrée… Aujourd’hui, avec une capacité de 75 000 m 3 par jour, cette usine OTV dépollue les eaux de seize communes de Seine-Saint-Denis et de Seineet-Marne, soit un bassin de vie de 300 000 habitants. Pour limiter et traiter les nuisances sonores et olfactives, il a été décidé de construire des ouvrages compacts et intégrés à l’environnement. Ainsi l’emprise au sol des trois nouveaux bâtiments est passée de sept à trois hectares. L’espace ainsi libéré a été paysagé  : des boulingrins et plus de six cents arbres ont été plantés. « Nous avons conçu un projet digne d’un véritable parc, en terme d’essences, d’espaces engazonnés. L’usine a le droit d’être belle, même si elle traite de l’eau sale ! D’autant que le Siaap organise des parcours pédagogiques pour faire découvrir au public la filière du traitement des eaux usées ». Un travail particulier a été réalisé pour limiter les odeurs grâce à des aérateurs biologiques compacts. « Les bactéries sont activées dans un espace plus confiné que dans des processus épuratoires classiques. Or, qui dit confiné dit des traitements plus simples pour capter les odeurs à la source ». Une attention particulière et soignée a également été portée aux installations pour limiter les émergences sonores. « Alors que l’usine tourne depuis un an, nous avons encore des travaux modificatifs à réaliser pour améliorer les traitements acoustiques », note Éric Beucher. « Ces problèmes sont en cours de règlement et de finalisation. C’est tout l’intérêt de la phase d’observation qui s’échelonne sur douze mois ». Cette conception architecturale s’est accompagnée de toute une panoplie de technologies de pointe pour éliminer les pollutions dissoutes et assainir les eaux avant de les rejeter dans le fleuve. En quelques chiffres  : la capacité de traitement a été multipliée par deux, la pollution a été divisée par quatre pour les particules, par deux pour le carbone et par deux et demi pour l’azote et les L’eau magazine novembre 2010 N°16
OTV Les toitures des bassins ont été recouverts de 950 panneaux photovoltaïques. phosphates. Chaque étape du traitement de l’eau s’opère à l’intérieur de deux bâtiments. L’épuration fait appel à des technologies dites à cultures fixées et de décantation accélérée. Le circuit comprend plusieurs niveaux  : le prétraitement, la décantation physicochimique, l’épuration biologique, la décantation tertiaire. « Avant son rejet dans la Marne, l’eau épurée subit un traitement complémentaire par UV (lampes à rayonnement ultraviolet) », précise-t-on au Siaap. « Très schématiquement, poursuit Éric Beucher, une usine de traitement des eaux usées est une succession d’étapes de traitement de plus en plus fines jusqu’au traitement biologique et chimique des pollutions dissoutes. » Parmi les principales étapes, les eaux traversent deux pré-dégrilleurs pour retirer les déchets les plus gros, avant de passer dans trois autres dégrilleurs et trois tamiseurs. Les eaux subissent alors un traitement physicochimique pour éliminer les matières en suspension avant de suivre un processus de biofiltrationet écologique Le contrat contenait également un volet « développement durable » visant à limiter les émissions de gaz à effet de L’eau magazine novembre 2010 N°16 Territoires 115 millions d’euros d’investissement La construction de cette usine représente un investissement de 115 millions d’euros, financé par l’Agence de l’eau Seine-Normandie (45%), le Siaap (35%) et la région Île-de-France (20%). La capacité de traitement de l’usine de Marne aval est de 75 000m 3/jour par temps sec et de 100 000 m 3/jour par temps de pluie. Elle compte un bâtiment pour le traitement des eaux, un second pour les boues et un bâtiment administratif. Le taux d’élimination du carbone et de l’azote est supérieur à 95%, tandis que celui du phosphore dépasse les 80%. Notre expertise au fil de l’eau Cegelec conçoit et réalise, depuis plus de 30 ans, des stations de traitement des eaux usées urbaines et industrielles, ainsi que des unités de traitement d’eau potable et les équipements de pompage associés, en France et à l’étranger. Les multiples compétences des équipes Cegelec permettent la réalisation de projets clé en main avec une maîtrise globale du processus. Département Traitement des Eaux 02.96.48.72.27 - 02.96.48.71.62 traitement.eaux@cegelec.com 19



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