L'1visible n°9 novembre 2010
L'1visible n°9 novembre 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°9 de novembre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Prodeo

  • Format : (219 x 288) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 13,4 Mo

  • Dans ce numéro : être heureux, ça s'apprend.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 SOCIÉTÉ xw n°09 Novembre 2010 LA SEMAINE SOLIDAIRE Du 3 au 10 novembre prochain, Finansol organise la 3 e semaine de la finance solidaire. Au programme, des animations pédagogiques dans 12 régions de France pour découvrir la finance solidaire et son utilité concrète. www.finansol.org PLACEMENTS SOLIDAIRES GARRIGUE Cette société de capital risque solidaire - qui fête ses 25 ans - accompagne financièrement des entreprises en création ou en développement qui placent l’humain et son environnement au cœur de leurs préoccupations. www.garrigue.org L’ASSOCIATION ECODAIR Elle remet à neuf des ordinateurs en faisant travailler des personnes handicapées psychiques, au sein d’établissements adaptés. Elles peuvent ainsi retrouver une place dans la société, en participant à un projet de protection de l’environnement. www.ecodair.org Finansol La finance solidaire Une valeur qui monte ? Analyse. Dans un contexte de crise économique, la finance solidaire offre une alternative à la finance traditionnelle. En soutenant des projets d’utilité sociale, elle fait fructifier l’argent et lui donne du sens. Résoudre le dilemme « argent ou solidarité », c’est le défi relevé par la finance solidaire. Elle permet en effet à des personnes de faire fructifier leur épargne tout en finançant des activités contribuant à la lutte contre l’exclusion, à la cohésion sociale et au développement durable. Avec la finance solidaire, la question de l’éthique est centrale. Elle cherche à contribuer à une économie plus juste réglée non sur la seule loi du profit mais bien plus sur le respect de la personne. COMMENT CA MARCHE ? Quel est l’objectif de Finansol ? Son but est de faire la promotion de la finance et de l’épargne solidaires, c’est-à-dire d’inciter les Français à consacrer une partie de leur épargne à des activités solidaires, par conséquent moins rentables que des activités traditionnelles. Ce travail de communication passe par l’intermédiaire des produits labellisés Finansol par un comité indépendant. Grâce à la finance solidaire, Ardelaine a revalorisé les laines des moutons ardéchois, tout en créant des emplois. Des organismes de financement fournissent des prêts ou des participations en capital à des associations, des coopératives, des entreprises ou encore à des personnes exclues des circuits financiers classiques. Elles reçoivent l’épargne des investisseurs qui souhaitent que leurs fonds soutiennent un projet de solidarité. Même s’ils perçoivent une rémunération un peu moins élevée, les épargnants bénéficient cependant de réductions fiscales. Concrètement, pour épargner solidaire, il y a trois possibilités : investir dans les parts sociales d’entreprises spécialisées dans le financement et l’accompagnement d’activités solidaires, souscrire auprès de sa banque un placement qui a le label Finansol (soit en partie investi dans des entreprises solidaires, soit dont les revenus sont en partie donnés à une ONG), ou souscrire un fonds solidaire dans le cadre d’un plan d’épargne entreprise. OÙ VA L’ARGENT ? La finance solidaire peut-elle être une réponse à la crise économique ? Aujourd’hui, deux milliards sont investis dans des entreprises solidaires. C’est peu de choses par rapport au total des placements financiers qui représentent 3000 milliards. On ne va pas résoudre les problèmes du monde avec la finance solidaire mais on peut donner une orientation plus éthique à la finance des Français. L’important est de faire avancer des idées nouvelles, à contre-courant des comportements spéculatifs actuels. Sur le terrain, des associations aidées par des financements solidaires réalisent des projets porteurs de sens, du secteur bio à l’insertion en passant par le commerce équitable et le développement local. Créée en 1985, Garrigue est la première structure nationale de capital risque solidaire. Son but : « Soutenir des entreprises vertueuses en créant un lien entre des épargnants attentifs à l’utilisation de leur argent et des entrepreneurs innovants qui relèvent des défis sociaux ou environnementaux. » Garrigue a ainsi permis à plus de 160 entreprises de développer leurs activités. C’est le cas d’Ardelaine qui a revalorisé les laines des moutons ardéchois sur le site d’une ancienne filature tout en c r é a n t de s e m p l o is. Aujourd’hui, les trente salariés de la SCOP Ardelaine transforment les laines de 300 éleveurs en couettes, matelas et tricots, produits dans le respect de l’environnement. Malgré la crise, la finance solidaire séduit de plus en plus. Alliant recherche de sens et sécurité, la plus grande vertu de ces placements est sans aucun doute de donner de la valeur à l’argent. a Agnès Chareton Trois questions à François de Witt : « Une orientation plus éthique » Ancien élève de Polytechnique et de Science Po, François de Witt a été journaliste spécialiste de l’économie et de la finance. www.finansol.org François de Witt est président de Finansol, une association qui fédère financeurs solidaires et établissements financiers. Sa mission : développer le sens de la solidarité dans la finance. Ardeleine N’y a-t-il pas un risque d’utilisation d’un label pour se donner bonne conscience, mais sans qu’en réalité rien ne change derrière ? À Finansol, ne sont labélisés que des produits d’utilité sociale transparents. Le comité n’hésite pas à retirer le label quand des produits semblent trop opaques. Ce label existe depuis une douzaine d’années, il est d’autant plus solide qu’il est attribué par un comité indépendant de Finansol, alors que beaucoup de gens s’autolabellisent. a Propos recueillis par Agnès Chareton
n°09 Novembre 2010 xw FAMILLE 5 pour L’1visible LA VIE Faire un pont entre travail et foi La bonne idée. Prier, parler de spiritualité avec ses collègues de travail, oui, mais comment faire concrètement ? Les groupes d’échange se multiplient. Découvrez cette nouvelle façon de vivre sa foi au quotidien. Sur le parvis de la Défense, à Paris, Notre- Dame-de-Pentecôte ouvre tous les jours grand ses portes. Messes, groupes d’échange, chorale… Quelque 1 500 personnes travaillant dans le quartier fréquentent cette église. Membres d’équipes rattachées à l’Action « J’ai entendu parler du MCC (Mouvement chrétien des cadres) par le bouche-à-oreille, explique Philippe Degry, ingénieur à Antibes. Dès que je suis arrivé sur la Côte d’Azur, il y a quelques années, je me suis inscrit dans un groupe de jeunes professionnels. J’ai apprécié le côté convivial de mon équipe : en plus des rencontres mensuelles chez l’un ou chez l’autre, nous organisons des randonnées et des sorties dans la région. Je me suis ainsi fait de vrais catholique ouvrière, au Mouvement chrétien des cadres, aux Entrepreneurs et dirigeants chrétiens ou au Groupement chrétien des professions financières, ces croyants se rassemblent, entre autres, à l’heure du déjeuner pour un temps de prière ou de célébration suivi d’un repas. Pour Témoignage « Un moyen de rester chrétien » aider les chrétiens à faire le pont entre leur vie professionnelle et leur vie de foi, les initiatives se multiplient. Georges Arnold, curé de Notre-Damedu-Rosaire, à Saint-Ouen (93), réunit chaque semaine une quinzaine de personnes travaillant aux alentours. Après la messe, à 12 h 30, Yves, Un jeudi par mois, des banquiers se réunissent à l’église Saint-Roch, à Paris. amis. Mais, surtout, le fait d’échanger en confiance sur des sujets de fond comme la famille, la générosité ou la motivation au travail m’aide à vivre ma foi au quotidien. L’idée du groupe de partage est d’apprendre à mieux vivre au travail et ailleurs. Il active la réflexion, sans idéalisme, car les questions abordées sont très concrètes. Et comme je ne vais pas régulièrement à la messe, c’est aussi un moyen pour moi de rester chrétien. » a L’hebdomadaire chrétien d’actualité - www.lavie.fr Eric Garault Estelle, Pierre, Laurent et leurs confrères partagent sur l’Évangile ou récitent ensemble le chapelet. « Je viens surtout pour l’eucharistie, qui m’aide à me ressourcer », confie Vincent, cadre chez EDF. « C’est un lieu de partage spirituel et humain », résume Odile, qui explique avoir déjà mis ses compétences de juriste au service de membres du groupe ayant perdu leur emploi. Des groupes se forment au sein d’une entreprise. C’est le cas à la BNP Paribas, où des banquiers se retrouvent un jeudi par mois à l’église Saint- Roch, à Paris. « Ce rendezvous me permet de voir comment je vis en tant que chrétienne dans l’entreprise. Et cela change mon regard sur mes collègues », dit Marie- Françoise L’Hostis, juriste. POUR REJOINDRE UN GROUPE Renseignez-vous auprès de la paroisse la plus proche de votre lieu de travail. Vous pouvez aussi vous tourner vers un mouvement et former une équipe. Ou lancer votre groupe en motivant des collègues et en trouvant un lieu où vous réunir, si possible avec l’appui d’un prêtre. Action catholique ouvrière, www.acofrance.net Mouvement chrétien des cadres, tél. : 01 42 22 18 56. www.mcc.asso.fr Entrepreneurs et dirigeants chrétiens, tél. : 01 45 53 09 01. www.lesedc.org Maison église Notre-Damede-Pentecôte, http://catho liques.aladefense.cef.fr a Ariane Rollier ADOS ET SEXUALITÉ Des témoignages, des questions sans tabou et une approche accessible de la doctrine de l’Église. Le numéro spécial de la revue Initiales « Aime et fais ce que tu veux », destinée aux éducateurs chrétiens d’adolescents, offre une base très riche pour aborder la question du sens de la sexualité avec les jeunes. Réalisé par le Service national de la catéchèse et du catéchuménat, avec le Cler Amour et Famille, le document est accompagné d’un DVD. En librairie religieuse ou www.sncc.cef.fr L’ÉCOLE, C’EST OBLIGATOIRE Un cadre plus strict et cohérent afin de contrer l’absentéisme scolaire, c’est ce que demandent les adolescents comme les parents, constate une étude de l’Unaf (Union nationale des associations familiales). Rien ne sert pourtant de sanctionner la famille, qui se sent seule face à ce problème. Les solutions : mieux responsabiliser l’élève sur son devoir d’assiduité, mieux relier l’établissement et les parents pour alerter dès la première absence. NOUNOUS DIPLÔMÉES C’est le premier mode de garde des enfants de moins de 3 ans. Les assistantes maternelles ont de l’avenir et peuvent désormais bénéficier d’un diplôme. Les conditions : avoir obtenu l’agrément et pouvoir valider une expérience d’au moins 3 ans. Une façon de valoriser un rôle devenu indispensable auprès des familles. N°Vert 0 805 650 480. www.assmatinfo.fr



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