L'1visible n°8 octobre 2010
L'1visible n°8 octobre 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de octobre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Prodeo

  • Format : (219 x 288) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 12,6 Mo

  • Dans ce numéro : Marseille, Notre-Dame de la Garde

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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4 SOCIÉTÉ xw n°08 Octobre 2010 2010 ANNÉE INTERNATIONALE DE LA BIODIVERSITÉ www.biodiversite2010.fr COUP DE CHAPEAU AUX CONSERVATOIRES D’ESPACES NATURELS DE FRANCE Donner un coup de pouce à la nature ? Du 1 er octobre au 1 er décembre, les conservatoires d’espaces naturels proposent plus de 120 « Chantiers nature » répartis sur toute la France pour entretenir notre patrimoine naturel. On bûcheronne, élague, débroussaille, fauche, sème, ramasse baies, pommes et champignons. Chaque participant apporte son aide concrète, à son niveau, dans un esprit de convivialité. Pour localiser et rejoindre un chantier près de chez vous : www.enfconservatoires.org LE CHIFFRE 1,8 millions d’espèces végétales et animales recensées sur la planète. Source : Rapport de l’UICN, 2009. D.R. La biodiversité Fragile. Est-ce la fin des haricots ? L’extinction accélérée d’espèces animales et végétales nous rappelle que la vie est une histoire d’interdépendances. En tant qu’économiste, qu’avez-vous à dire sur la biodiversité ? L’économie ne concerne pas uniquement la dimension « matérielle » de la vie mais également sa dimension « relationnelle ». C’est en ce sens que je vois un lien avec la biodiversité, car autant l’économie que la biodiversité aident à penser l’union dans la diversité. Les deux renvoient à la question suivante : comment penser une relation qui soit une relation de réciprocité, de co-responsabilité, de partenariat, plutôt que de domination et de concurrence ? Les abeilles sont la preuve de l’interdépendance étroite entre les espèces animales, végétales et l’homme. Biodiversité ? C’est la diversité naturelle du monde vivant. Le terme, composé à partir des mots biologie et diversité, rappelle que les mondes biologiques humain, animal et végétal cohabitent et contribuent à l’immense variété qui rend la vie possible sur la planète bleue. Hommes de tous poils, nous appartenons à la biodiversité autant qu’elle est partenaire de notre destinée. Depuis ses débuts, la vie se développe grâce aux interactions entre les organismes vivants. Aussi la menace de disparition qui pèse sur certaines espèces, comme les abeilles, compromet-elle directement la vie humaine. En effet, en butinant les fleurs pour en récolter le nectar et le pollen, les abeilles assurent naturellement la pollinisation de nombreuses espèces végétales, permettant ainsi la fécondation nécessaire à la production de graines et de fruits, eux-mêmes essentiels à la survie de nombreux animaux. À ce niveau, la notion « d’écosystème » permet de prendre la mesure des relations d’interdépendance dynamiques entre toutes les espèces vivantes dans la fine interaction qu’elles entretiennent avec l’environnement non vivant. Cette unité fonctionnelle garantit la permanence et l’évolution d’un patrimoine biologique vieux de quatre milliards d’années. La biodiversité concerne aussi bien notre assiette que nos officines. « 90% des espèces végétales, support de l’agriculture mondiale, reposent actuellement sur seulement 30 espèces, explique Jean-Pierre Raffin, écologue. Blé, maïs et riz essentiellement. À l’échelle de l’histoire, il y a 30 000 espèces comestibles. Reste donc un potentiel inexploité. Mais beaucoup de ces espèces ont déjà disparu ou sont en voie de disparition… » Rappelons à ceux que le sujet agace que 40% des produits Trois questions à Elena Lasida : « Un équilibre à respecter » Elena Lasida a piloté un ouvrage collectif, Notre mode de vie est-il durable ? Karthala, 2006. Elle est maître de conférences à l’Institut catholique de Paris. La biodiversité pourrait-elle devenir un capital d’avenir ? Organisées autour de la production et la consommation, nos sociétés considèrent la nature comme une ressource matérielle au service de la consommation humaine. Cette réduction nous a conduits à une impasse. On redécouvre progressivement que la nature a elle aussi un équilibre à respecter, un rythme de vie, une forme de développement propre. pharmaceutiques sont actuellement issus de substances d’origine naturelle, animale ou végétale. Ainsi, 42% des médicaments anti-cancéreux proviennent de plantes et d’animaux marins. Aujourd’hui on peut agir à toute échelle. Dans notre monde devenu interdépendant, la réflexion locale ne peut se passer d’une approche globale. La collectivité ne peut se passer de l’individu. L’enjeu ne se résume pas à stigmatiser notre mode de vie, même si une évolution de nos habitudes est urgente. L’ouverture à des sociétés qui ont un tout autre rapport à la nature, comme par exemple les multiples communautés indigènes qui habitent notre planète, peut nous aider à inventer d’autres façons de vivre ensemble, à articuler différemment nature et technologie. Prodigue par nature, notre terre n’est-elle pas « un héritage commun dont les fruits doivent profiter à tous » 1 ? a Magali Germain 1. Jean Paul II, Message pour la Journée de la Paix du 1 er janvier 1990. Économiste, Elena Lasida suggère un « bien-être ensemble » plutôt qu’une prospérité matérielle à tout crin. Redécouvrir les rythmes propres de la nature : une leçon de développement ? Ministère du Développement Durable Notre mode de vie est-il remis en cause par l’appauvrissement de la biosphère ? La nature impose une limite radicale à notre projet de développement fondé sur la croissance économique. La décroissance n’est pas pour autant une solution. On pourrait imaginer un nouveau mode de vie où la technologie ne serait pas au service d’une plus grande consommation mais plutôt au service d’un meilleur bienêtre ensemble. a Propos recueillis par Magali Germain
n°08 Octobre 2010 xw FAMILLE 5 pour L’1visible LA VIE Innover au catéchisme La bonne idée. Comment proposer aux enfants des séances de caté qui leur donnent envie d’aller plus loin dans la foi ? Le défi n’est pas facile à relever. Quelques animateurs nous livrent leurs secrets. Comment donner aux enfants et pour longtemps le goût de la foi ? Dans les diocèses, les animateurs débordent de créativité. Quelques exemples dont on peut s’inspirer. « L’année dernière, pour le carême, nous avons choisi d’aider des écoliers de Madagascar, explique Patrick Barraud, directeur de l’école Sainte-Marie-le-Fenouiller (Vendée). Le projet, fruit d’une réflexion avec les enfants, s’est articulé en deux temps. Un couple de Vendéens, parti plusieurs fois sur l’île Rouge, a témoigné de la situation difficile des petits Malgaches. À travers leur récit, les enfants ont compris l’enjeu de cette action solidaire. Puis est arrivé le temps de la mobilisation. Le jeudi saint, au 1 UNE PRIÈRE À PARTAGER Anne-Marie Escare (diocèse de Bayonne) a suggéré que chaque semaine, et à tour de rôle, les enfants emportent le cahier de prières chez eux et y écrivent une prière pour la séance suivante. Ils ont illustré cette page, puis l’ont lue avec le groupe dans le coin prière, décoré par leurs soins. Ces moments d’intériorité leur ont appris à faire silence, tout Témoignage « J’ai proposé une action solidaire » moment du goûter, les enfants pouvaient échanger une pièce contre un bout de pain sec. Ils se découvraient acteurs de leur vie, plus responsables vis-à-vis de la planète et de ses habitants. Même à leur petite échelle, ils ont senti qu’ils pouvaient faire la différence. En étant attentifs à ceux qui les entourent et en vivant un vrai temps de partage. Ils ont pris conscience que la vie de chacun est un cadeau à préserver. Cette ouverture à l’universel les amène vers une plus grande fraternité. » a L’hebdomadaire chrétien d’actualité - www.lavie.fr frédérique bertrand pour lavie en les aidant à sortir ce qu’il y avait de plus profond et de plus sensible en eux. 2 UNE INITIATION À LA VIE D’ÉGLISE Jean Marzec (diocèse d’Autun) a donné aux enfants une mission par trimestre : s’occuper des chants, du site internet, présenter un exposé sur le diocèse… Les mots de l’Évangile : service, engagement, entraide, ont pris alors un sens concret. Les enfants ont ainsi découvert que la vie d’Église, ce n’était pas être un simple spectateur du dimanche, mais offrir du temps aux autres. 3 SUR LA PISTE DES HÉBREUX Chantal Bartet (diocèse de Digne) a organisé un jeu de piste retraçant la route des Hébreux. Les enfants et leur famille étaient les tribus d’Israël, les sites naturels évoquaient la mer Rouge, le mont Sinaï, des conteurs enrichissaient le parcours. La Parole était ainsi mise en écho et les enfants ont mieux compris des textes et des symboles bibliques parfois compliqués. 4 À LA DÉCOUVERTE DU PATRIMOINE L’association les Trésors de Paris et du patrimoine français propose aux groupes d’enfants et à leurs animateurs une plongée au cœur du patrimoine chrétien. Les enfants découvrent à travers les édifices visités l’histoire du peuple de Dieu et prennent conscience qu’ils sont des maillons de cette grande chaîne de foi. a Audrey Steeves QUI SONT LES ORPHELINS ? En moyenne, il y a 1 orphelin par classe au collège, 2 par classe au lycée. Soient 500 000 en France. On connaît mal ce qu’ils vivent, les conséquences du traumatisme subi. Des associations familiales (Unaf) et des conjoints survivants (Favec) lancent une grande enquête sur les personnes ayant perdu un de leurs parents avant l’âge de 25 ans. L’objectif : mieux connaître leurs besoins et leurs attentes, mieux les accompagner. Le moyen : donner, si vous êtes concerné, votre témoignage sur le site de la Favec. www.favec.asso.fr JEUNE ET UTILE L’association Unis-Cité propose aux 18-25 ans plus de 1 400 postes de volontaires pour neuf mois, à partir d’octobre. Les jeunes seront recrutés sur leur motivation. Ils mèneront diverses missions utiles dans le cadre d’un service civique : visites de convivialité à des personnes âgées isolées, sensibilisation aux gestes citoyens, actions de solidarité d’urgence. www.uniscite.fr PARENT D’ADO... ET PSY C’est parce qu’il reçoit chaque jour des appels au secours de parents déboussolés face à leur adolescent que le pédopsychiatre Olivier Revol prend la plume pour donner clés et codes du dialogue entre les deux générations. « C’est plus facile avec les enfants des autres », avoue cet expert, lui-même père d’un adolescent ! « J’ai un ado mais je me soigne » (JC Lattès), 18 €.



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