L'1visible n°6 jui/aoû 2010
L'1visible n°6 jui/aoû 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°6 de jui/aoû 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Prodeo

  • Format : (219 x 288) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 12,0 Mo

  • Dans ce numéro : 7 clés pour l'harmonie sexuelle.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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4 SOCIÉTÉ xw n°06 Juillet-Août 2010 COUP DE CHAPEAU À PÈRE & FILS RUGBY Cette association regroupe environ 400 membres, des pères avec leurs fils, qui se retrouvent une fois par semaine pour favoriser l’apprentissage du rugby mais, surtout, pour en découdre avec vigueur en famille. La pédagogie se déploie à travers le respect d’une charte adoptée par chaque participant : venir avec son père, suivre l’échauffement avec abnégation, respecter les règles, l’adversaire et les décisions de l’arbitre, etc. Ce projet innovant, initié depuis plus de six ans, permet aux branches mâles des familles, de vivre de vrais moments d’émotions et de complicité. www.pereetfilsrugby.com IL L’A DIT : « L’important dans la vie, ce n’est point le triomphe, mais le combat. L’essentiel n’est pas d’avoir vaincu, mais de s’être bien battu. » Pierre de Coubertin, extrait de l’Anthologie. D.R. Dieu du stade Analyse. La coupe du monde de football offre à certains athlètes une plateforme d’expression de leur confession religieuse. Prosélytisme à bannir ou libre témoignage de foi ? Le débat est lancé. Depuis le renouveau du sport moderne, la performance sportive a permis à des athlètes de haut niveau d’exprimer publiquement leur foi chrétienne à travers des gestes évocateurs (nous avons en mémoire les images du chapelet de Marie Pierce) ou des témoignages ardents et décomplexés. La liste de ces pieux champions est riche. Citons CarlLewis (athlétisme), Gino Bartali (cyclisme), Edmilson, Kaka, Tommasi (football), Hakkinen, Ari Vatanen (sport automobile), Michaël Chang (vainqueur de Roland Garros) et la récente championne olympique de patinage, Kim Stella Yuna. Pourtant l’entente harmonieuse entre sport et religion semble parfois mise à mal. Il est singulier de constater depuis moins d’un an que l’expression d’un témoignage religieux trop explicite et que certains actes posés, font débat. Les raisons sont multiples : exigences du professionnalisme, enjeux économiques de la compétition et extrême vigilance de l’opinion publique Quel regard portez-vous sur la mobilisation autour de la coupe du monde de football ? Je suis lucide sur les dérives du sport business et certains maux du milieu du sport. Mais je souhaite avant tout porter un regard bienveillant sur ce qui n’est au fond, qu’un jeu, et un beau jeu, offrant en outre une visibilité au monde qui n’est ni celui de la finance, ni celui de la crise et de l’anxiété. La coupe du monde, qui porte des valeurs universelles de rassemblement et d’unité, est Le footballeur brésilien, Kaka, remerciant Dieu après une victoire. sur toute forme de prosélytisme politique ou religieux. Sur les pas de ses glorieux aînés David Liddell et Michael Jones (célèbre troisième ligne aile des All Blacks), le rugbyman écossais Euan Murray n’a pas souhaité travailler le dimanche, jour consacré à sa foi religieuse. Il a déclaré forfait pour le match d’ouverture du Tournoi des six nations contre la France, le 7 février 2010. Si le public écossais applaudit à ce geste courageux, il n’en a pas moins été relevé que le préjudice sportif et économique, en raison de l’absence d’un titulaire, fut réel. Un autre point de tension apparaît depuis peu, lorsque pour des raisons médicales, un entraineur ne souhaite pas un vrai « ballon d’oxygène » dans un monde marqué par la division. Que retirez-vous de votre expérience originale d’arbitre de football ? C’était l’occasion de faire du sport mais également de me mettre au service du jeu et de ses acteurs. J’y retrouve l’attitude fondamentale du prêtre, à l’image du Christ, qui ne s’arrête pas à des actes, des gestes techniques, mais accède au cœur. L’arbitre guide, oriente, corrige, sanctionne, mais surtout sélectionner des joueurs pratiquant le jeûne, en particulier celui du ramadan. Enfin, à l’issue de la dernière Coupe des confédérations, la Fédération internationale de football (FIFA) a émis un sévère avertissement à l’équipe du Brésil au sujet de l’expression religieuse dans les stades, manifestée par des teeshirts « I belong to Jesus », et des prières de louange au milieu du terrain. Depuis, sur les forums de discussion, chrétiens et musulmans se retrouvent unis pour défendre la libre expression de la foi, au cœur de la performance sportive. Ces points de tension ne révèlent-ils pas davantage que désormais, le sport, à travers son rayonnement universel, devient lui-même une religion ? Par la « liturgie » de ses compétitions, la dramaturgie de ses enjeux et les exploits médiatisés de ses apôtres, le sport, dans sa version business médiatique, aspire indéniablement à combler la soif de transcendance de l’homme. a Arnaud Bouthéon Trois questions à Mgr Lebrun « La coupe ? Un ballon d’oxygène ! » Monseigneur Dominique Lebrun est évêque de Saint-Etienne depuis 2006. Passionné de football, ancien arbitre officiel, et ardent supporter des verts de Saint-Etienne, monseigneur Dominique Lebrun évoque sa passion pour le ballon rond. SBI/Icon Sport encourage et donne confiance, dans un élan profondément positif. Le sport peut-il être un espace de visibilité pour l’Église ? La pratique du sport pose des questions fondamentales : la relation à notre corps, l’exercice de la volonté, l’apprentissage et la fécondité de l’amitié, etc. En tant qu’évêque, dans les tribunes du stade mythique de Saint-Étienne, je suis toujours heureux de la variété des rencontres : tous les âges, toutes les catégories sociales. a Propos recueillis par Arnaud Bouthéon
n°06 Juillet-Août 2010 xw FAMILLE 5 pour L’1visible Cet été, priez avec l’argile La bonne idée. Lâcher prise en modelant la terre, se laisser apaiser en reproduisant les gestes du potier, une expérience à tenter à tout âge pour renouer avec l’Évangile. Découverte d’une séance en atelier. U n grand calme règne dans l’atelier du Centre spirituel du Hautmont (Nord). Avec des gestes lents, des femmes installées autour d’une table s’approprient leur morceau d’argile. Monique Callens, membre de la communauté Vie chrétienne (laïcs de spiritualité ignatienne), qui dirige l’atelier « prier avec l’argile », lance un chant sur l’image du potier. Ignace de Loyola, le fondateur des Jésuites, suggérait, pour méditer, de se laisser toucher par les scènes évangéliques en les visualisant. Une pratique qui prend corps en modelant la terre. UNE FAÇON DE VIVRE L’ÉVANGILE C’est le passage sur la Samaritaine qui donne le ton de l’après-midi. Jésus lui demande à boire, avant de lui promettre la « source jaillissante pour la vie éternelle ». Les doigts tâtonnants ou expérimentés des sculpteurs se mettent à l’œuvre, en réponse Nos adresses Pour suivre un atelier Prier avec l’argile. Centre spirituel du Haumont (59). Un après-midi par quinzaine, 8 € la séance, 30 € le trimestre. www.hautmont.org Tél. : 03 20 26 09 61. L’Atelier de la terre du diocèse de Strasbourg (67). Deux samedis dans l’année (octobre et mars). 30 €. Tél. : 03 88 21 29 98. Retraite Argile en prière, avec le Réseau jeunesse ignatien. Du 2 au 8 août, Centre spirituel du Cénacle, La Louvesc (07). www.rji.fr Tél. : 04 75 67 83 01. LA VIE Les ateliers permettent « une expérience d’action dans la prière ». La sculpture de la terre comme outil de connaissance de soi. Du 3 au 7 août, Arche de Saint-Antoine-l’Abbaye dans le Vercors (38). 290 € + hébergement. Tél. : 04 76 36 45 97 ou 04 76 36 45 52. Stage de l’association Parole et racines. Étude biblique et atelier terre dans différents monastères, de deux à cinq jours. De 120 à 280 €. www.parole-et-racines.asso.fr (aller à : formation, puis ressourcement). Tél. : 05 59 65 83 77. a L’hebdomadaire chrétien d’actualité - www.lavie.fr éric lebrun/light motiv pour la vie à la lecture. Trois Samaritaines commencent à prendre du relief. Un puits s’élève. Une colombe signifie l’appel de Jésus à adorer « en esprit et en vérité ». Une participante modèle un pan de montagne auquel on adossera la scène. « Creuser avec mes pouces ces sillons m’a permis de lâcher prise. Dieu m’invite à me laisser pétrir par sa Parole », expliquera-t-elle lors du temps de partage final. Il faut recréer le tableau avec les éléments de chacune. Jésus manque à la scène. Impressionnée, Isabelle se lance. Elle élabore une superbe figure ; le pied du Christ est large et pesant dans la sandale finement modelée. « J’ai pensé à ses pieds sur la Croix, cela m’a conduite à la méditation ; j’étais vraiment avec lui. Jamais la simple lecture de ce passage sur la Samaritaine ne m’aurait menée jusque-là… », dit-elle. UN MOMENT DE RESSOURCEMENT Les mots sont rares. « La force du groupe en prière apaise. J’ai besoin de cette harmonie pour modeler », raconte Clothilde. « Cela permet de se retrouver intérieurement, dit Monique Callens. Peu à peu, on perçoit que c’est là que Dieu nous parle, et que nous pouvons le laisser vivre en nous. » Et si l’on ne prie pas à chaque fois, c’est un temps privilégié. « Un moment de ressourcement qui nous empêche de nous laisser déborder, et nous porte pour la semaine », conclut Bénédicte. a Joséphine Bataille COMMUNIQUER SANS VIOLENCE Permettre aux enfants et adolescents lors de colos d’été de découvrir les bases de la communication non violente, c’est la proposition du Petit Prince, association agréée jeunesse et éducation populaire. Jeux coopératifs pour favoriser l’entraide, théâtre-forum pour imaginer ensemble des issues aux conflits, les participants expérimentent en deux semaines un vivre ensemble constructif. À cultiver ensuite. www.lepetitprince. asso.fr PARENTS PROTECTEURS C’est prouvé : passer du temps avec son enfant, prendre les repas en famille, partager des activités sont autant de facteurs de prévention contre la consommation de drogue. C’est le constat de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt). La parole des adultes porte et protège les enfants et l’influence des parents est, à long terme, plus importante que celle du cercle des copains. TREMPLIN POUR LES JEUNES Un petit job, oui, mais pour servir l’intérêt collectif. Le service civique volontaire (SCV) propose aux jeunes, dès 16 ans, de se rendre utiles en participant 24 heures par semaine à une mission d’intérêt général ou de solidarité, durant 6 à 24 mois. Comment ? En rejoignant une association dans l’éducation, la santé, la culture, le sport l’environnement... Un premier pas vers le monde du travail, et un plus sur le CV ! www.service-civique. gouv.fr



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