L'1visible n°4 mai 2010
L'1visible n°4 mai 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de mai 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Prodeo

  • Format : (219 x 288) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 11 Mo

  • Dans ce numéro : 9 clés pour ajuster sa colère.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 SOCIÉTÉ xw n°04 Mai 2010 COUP DE CHAPEAU À NOVUSSANGUIS Cette plateforme internationale de recherche travaille sur les cellules souches de sang de cordon ombilical. Elles ont prouvé leur efficacité thérapeutique et permettent de traiter de nombreuses maladies immunitaires (bébé bulle), liées au système sanguin (leucémies), à la mœlle osseuse, au système nerveux, au cœur, etc. Novussanguis est composée d'une quinzaine de laboratoires et privilégie la recherche, l'innovation et la formation des chercheurs. Elle a été créée en 2008 par la Fondation Jérôme Lejeune et l'Université de Newcastle, sous le patronage du parlement européen. IL L’A DIT « Depuis 20 ans, les cellules souches du sang placentaire ont permis de traiter plus de 20 000 patients pour des greffes. » Dr Nicolas Forraz, chercheur à l’Institut de recherche en thérapie cellulaire. D.R. Recherche sur l'embryon Débat. Les lois de bioéthique de 2004 vont être révisées dans les semaines qui viennent. La recherche sur l’embryon humain en est l'un des points les plus délicats. Les députés devront décider du sort de cette technique. Disons-le tout net : le volet de la loi de bioéthique de 2004 sur la recherche embryonnaire est totalement contradictoire… et risque de le devenir encore davantage. Cette recherche s’effectue sur les cellules souches prélevées sur des embryons humains. La loi interdit aux chercheurs de créer des embryons pour la recherche : ils utilisent ceux issus des Fécondations In Vitro (FIV) et demeurés sans « projet parental » (dits « surnuméraires »). GRAVES PROBLÈMES ÉTHIQUES La recherche embryonnaire n’est pas, en effet, sans poser de graves problèmes éthiques car elle entraîne la destruction de l’embryon. De fait, peut-il être une matière première pour la recherche scientifique ? La loi de 2004 interdit la recherche sur les cellules de l’embryon. Pourtant, dans le même temps, elle l’autorise à titre expérimental pour cinq Que pensez-vous de la recherche sur les embryons ? Je n’y suis pas favorable dans les conditions actuelles, non pour des questions de dogme ou de religion, mais parce que je pense que l’embryon humain – dont nous sommes tous issus – mérite notre respect. Au nom de « la recherche » sacralisée ou de l’économie triomphante, la bioéthique a bien du mal à rester morale : pourquoi ne pas mener d’abord des recherches sur les cellules d’embryons animaux et sur les cellules souches d’adultes, animaux ou humains ? L'embryon peut-il être une matière première pour la recherche ? ans, par dérogation. À deux conditions : constater des progrès thérapeutiques majeurs et ne pas connaître d’autre technique obtenant les mêmes résultats. Or ces deux conditions ne sont pas remplies. En effet, il existe d’autres méthodes plus efficaces portant sur des cellules souches adultes (voir interview ci-dessous). Ces dernières sont prélevées sur des adultes (mœlle épinière, sang de cordon ombilical, etc.) et ne présentent aucun problème éthique. Par ailleurs, à ce jour, la recherche embryonnaire n’a pas donné de résultats significatifs. Les Anglais, avec vingt ans d’avance sur nous dans ce domaine, n’en ont pas obtenu davantage. VIDE DE SENS Quels sont les changements prévus dans la nouvelle loi ? L’interdiction de principe de la recherche sur l’embryon serait maintenue mais davantage vidée de son sens : le délai autorisant les recherches pour cinq ans serait supprimé ainsi que la dérogation. Ce qui reviendra à autoriser définitivement une pratique légalement interdite. En outre, la finalité « thérapeutique » deviendra « médicale » : seule la recherche pour la cosmétique sera interdite. Enfin, la clause, qui mettait comme condition de ne pouvoir continuer cette méthode si d’autres s’avéraient plus efficaces, sera elle aussi supprimée. En clair, cette nouvelle mouture de la loi reviendra à une libéralisation totale de cette pratique, tout en continuant d'afficher une interdiction de principe. a Emilie Pourbaix Trois questions à Jacques Testart « L'embryon mérite notre respect » Jacques Testart est Docteur ès Sciences. Il est directeur de recherche honoraire à l'INSERM. http://jacques.testart.free.fr/Ce scientifique de renommée mondiale est considéré comme le père scientifique des premières fécondations in vitro (FIV). Il revient sur la question de la recherche sur les embryons. Fotolia Existe-t-il des alternatives ? Des cellules banales, comme celles de la peau, peuvent, grâce à un traitement approprié, recouvrer des caractéristiques de cellules souches. Ces cellules - dites iPS - sont déjà impliquées dans des protocoles médicaux et des spécialistes les jugent au moins aussi prometteuses que les cellules embryonnaires. Leur emploi ne posant aucun problème d’éthique, faut-il poursuivre les recherches sur les cellules embryonnaires ? En outre, d’autres cellules souches non embryonnaires sont aussi disponibles pour la recherche (cellules du cordon ombilical, de la mœlle osseuse, etc.) Pourquoi les chercheurs poursuiventils la recherche sur l’embryon ? Peutêtre est-ce le mythe de la fontaine de jouvence qui leur fait privilégier le plus jeune des matériaux biologiques ? Mais comment jugera-t-on plus tard ces expérimentations humaines s’il devait apparaître qu’elles furent inutiles ? a Propos recueillis par Emilie Pourbaix
n°04 Mai 2010 xw FAMILLE 5 pour L’1visible LA VIE Réviser ses examens au monastère La bonne idée. Havres de paix, les lieux spirituels offrent un cadre idéal aux jeunes pour préparer leurs épreuves. Voici les communautés qui les accueillent pour travailler mais aussi se détendre, prier, échanger… Se préparer aux épreuves du baccalauréat ou d’un concours nécessite d’être au calme. Or il n’est pas toujours facile de se concentrer à la maison, entre le téléphone, la télé, le bruit… Se retirer dans un lieu spirituel peut être une solution. Attention, il ne s’agit pas de vacances. Chacun doit respecter la communauté qui l’accueille, participer en général à un office par jour et parfois rendre de menus services. Pour les frais, il faut compter en moyenne 20 € par jour. LIEUX D’ACCUEIL Le Verbe de vie, qui rassemble sœurs, célibataires et familles, offre l’hospitalité aux élèves de terminale et post-bac à l’abbaye Notre- Dame-de-Vive-Fontaine, dans la Marne. Issue du Renouveau charismatique, la communauté se définit comme contemplative et missionnaire. Tél. : 03 26 52 80 30. Inscription : andecy@leverbedevie.net L’abbaye de Lérins, sur l’île Saint-Honorat. Témoignage « Une expérience inoubliable » Adrien, 20 ans, étudiant en licence de droit, a vécu la retraite révisions de Fondacio à l’abbaye de Lérins. « Cette retraite m’a permis de réviser mes partiels dans un cadre propice à l’étude et à la concentration. J’ai pu discuter de certaines notions juridiques avec une autre étudiante inscrite en faculté de droit. Les ateliers organisés le soir sont un excellent moyen de faire un break. Et puis cette retraite, c’est aussi une expérience spirituelle inoubliable. En participant aux offices, on découvre la façon de vivre des moines, qui n’est finalement pas du tout austère. J’aime leur manière de regarder le monde avec philosophie. Ça nous permet, à nous aussi, de prendre du recul. Cette semaine a été très positive pour mon année et j’ai réussi mes examens ! C’est une expérience personnelle enrichissante et qui me sert encore aujourd’hui : je vais tout faire pour pouvoir y retourner ! » a L’hebdomadaire chrétien d’actualité - www.lavie.fr christian boisseau/la vie Les Serviteurs de Jésus et de Marie, liés à la spiritualité de saint François de Sales, accueillent volontiers étudiants et lycéens quelques jours à l’abbaye d’Ourscamp, dans l’Oise. En général, les jeunes peuvent discuter avec les frères de la vie étudiante et de la foi, lors d’une soirée d’échanges. Et pour s’aérer, rien de tel que les sentiers de la forêt de Compiègne ! www.abbaye-ourscamp.org SÉJOURS SUR MESURE À l’abbaye de Lérins, sur l’île Saint-Honorat, au large de Cannes, Fondacio organise une retraite révisions pour lycéens et étudiants. Chaque jour comprend six heures de travail et une courte intervention d’un moine, qui accompagnera spirituellement ceux qui le désirent. Le soir, des exercices de théâtre sont programmés pour se détendre et prendre confiance en soi. www.fondaciojeunes.fr (rubrique 18-30 ans). Le prieuré Sainte-Thérèsede-Murat, de la communauté Saint-Jean, au cœur du Cantal, ouvre ses portes aux étudiants en révisions. Là aussi, un entretien avec un frère est possible au cours du séjour. Tél. : 04 71 20 18 44. hotellerie.murat@stjean.com Au Châtelard, un jésuite organise un temps pour les révisions dans une ferme au milieu d’une forêt, près de Lyon. Pour ceux qui le souhaitent, prière et eucharistie. Tél. : 04 72 16 22 33. www.chatelard-sj.org a Cécile Huyghe LES JEUNES ET INTERNET Les deux tiers des 15-16 ans et 14% des 8-10 ans se connectent une fois par jour sur Internet. Qu’y font-ils ? Les petits jouent, les préados tchattent, bloguent et les ados se testent sur le réseau social Facebook. Et tout cela, le plus souvent seul devant l’écran. Cette enquête d’Aegis Media publiée récemment devrait inciter nombre de parents à se pencher de plus près sur cette activité qui capte les loisirs et l’attention de leurs enfants. TRAVAIL ET FAMILLE Selon l’Observatoire de la parentalité en entreprise, il reste difficile de concilier travail et vie de famille. Malgré les primes à la naissance, l’accès au temps partiel ou au congé parental, les horaires, les rythmes au travail demeurent inadaptés à une vie familiale. Parmi les souhaits primordiaux : favoriser le télétravail, le travail à domicile et bannir les réunions tôt le matin ou tard le soir. www.observatoireparentalite.com SORTEZ AU VERT ! Avec les beaux jours, c’est le moment de revenir aux sorties nature. Pourquoi ne pas visiter avec les enfants le premier parc à thème dédié à l’univers du végétal qui vient de s’ouvrir en Maine-et-Loire ? Terra Botanica, avec ses onze hectares de jardins, d’espaces aquatiques et de serres, se veut ludique et pédagogique. On peut y découvrir les grandes phases climatiques de la planète et la flore des six continents. http://www.terrabotanica.fr



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