L'1visible n°29 septembre 2012
L'1visible n°29 septembre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°29 de septembre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Prodeo

  • Format : (219 x 288) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 12,2 Mo

  • Dans ce numéro : construire son projet amoureux.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 Société xw n°29 x septembre 2012 COUP DE CHAPEAU au Père Pierre Faure « Chaque personne est unique et actrice de sa propre construction, de sa propre formation. » Le Père Pierre Faure (1904-1988), jésuite, s’est inspiré des écoles nouvelles de Maria Montessori et d’Édouard Seguin pour penser une pédagogie fondée sur une anthropologie qui déploie le sens de la personne, avec des aspirations intellectuelles, affectives, relationnelles et spirituelles. Il porte sur l’enfant un regard d’espérance : « L’enfant qui ne réussit pas peut réussir. » EN CHIFFRES Les qualités que les parents aimeraient voir valorisées davantage sont : la curiosité personnelle (58%), la créativité (53%), l’esprit critique (41%) ou la capacité à s’engager (31%). (Sondage Opinion Way/La Croix/Apel « Heureux à l’école, une idée folle ? Inventons l’école de demain », mai 2012.) Normalienne, énarque et diplomate, Anne Coffinier est aussi mère de trois enfants. Elle a fondé l’association Créer son école, puis l’Institut libre de formation des maîtres, et dirige la Fondation pour l’École. DR Enseignement Apprendre autrement Enquête. En parallèle de l’enseignement classique se développent de plus en plus d’écoles où une autre approche de l’éducation est proposée. Heureux à l’école, une idée folle ? » C’est le thème d’un sondage (1) réalisé à l’occasion du dernier congrès de l’Apel (Association des parents d’élèves de l’enseignement libre). Il montre que si une majorité de parents affirment que leurs enfants sont heureux d’aller à l’école, 79% d’entre eux estiment que de nombreuses compétences ne sont pas assez valorisées. Il existe pourtant en France des écoles où l’enseignement se fait sur des méthodes d’apprentissage différentes. Si elles ne sont pas présentes de manière égale sur tout le territoire, leur approche interpelle et commence à faire bouger les lignes. Quel regard portez-vous sur l’enseignement ? Il y a un décalage fort entre les attentes des parents, les besoins propres aux élèves de 2012 et l’enseignement tel qu’il est organisé et dispensé en France. Les enfants sont divers par leur forme d’intelligence et leur motivation. Diverses sont aussi les aspirations des familles. Face à cette diversité, il y a un modèle éducatif peu à l’écoute des besoins. Les écoles proposant la méthode Montessori utilisent un matériel pédagogique adapté pour aider l’enfant à se construire. Écoles alternatives Parmi ces écoles alternatives, celles proposant la méthode Montessori sont au nombre d’environ cinquante partout en France. Elles abordent la pédagogie avec un regard plus personnalisé sur l’enfant. Selon le mot d’ordre de Maria Montessori – « Je t’aide à faire tout seul » – chaque élève progresse à son rythme, par la pratique plutôt que par le discours, de la manière la plus autonome possible. L’enfant est son propre constructeur, et l’adulte, un guide s’adaptant au plus proche du rythme de l’enfant, pour ne pas freiner ni accélérer son développement, grâce à un matériel pédagogique adapté. Quelles compétences pourraient être développées dans l’enseignement « classique » ? La priorité n’est pas l’ajout de compétences nouvelles, mais de remettre l’école aux services de finalités connues et partagées par tous : instruire, c’est-à-dire transmettre des connaissances classiques, universelles, et donner les principes nécessaires au vivre-ensemble. Les dimensions spirituelle et morale doivent absolument être prises de nouveau en compte. La pédagogie Montessori décompose le primaire en trois classes : la première, « la Maison des enfants », correspond à la maternelle (3-6 ans) ; la seconde est destinée aux 6-9 ans ; puis la troisième aux 9-11 ans. Dans cette pédagogie, pas de notes, pas de punitions, pas de récompenses, pas de compétition, afin que l’enfant ne travaille pas pour obtenir une récompense et que la joie que lui procure son travail soit la récompense qu’il se donne à lui-même. Écoles bilingues Dans un monde qui ressemble de plus en plus à un village, le développement des écoles bilingues est en pleine progression. Aujourd’hui, ce choix n’est plus seulement fait par des familles elles-mêmes bilingues : de plus en plus de parents y voient l’occasion pour leurs enfants d’apprendre une autre langue et d’acquérir une plus grande ouverture d’esprit. Les écoles bilingues s’attachent à ce que chaque enfant puisse grandir et apprendre, dans des classes à très faibles effectifs, en tenant compte des capacités d’expression et de l’environnement familial et social de l’enfant. Par cet enseignement bilingue, l’élève apprend à prendre des risques et acquiert, outre les connaissances classiques, la curiosité et le sens de la coopération. a Claire Perol (1) Opinion Way, mai 2012. Trois questions à Anne Coffinier : « Les enfants ont soif d’apprendre » Retrouver le plaisir d’apprendre ? La directrice de la Fondation pour l’École, qui fédère la plupart des établissements proposant un apprentissage alternatif, veut y croire. getty vanessa davies Prendre du plaisir à apprendre : mission possible ? Bien sûr. Apprendre procure une immense joie et les enfants ont, hier comme aujourd’hui, soif d’apprendre, de grandir. Notre société honore peu la connaissance car elle porte au pinacle l’argent facile et la renommée. Pour être un lieu de plaisir, l’école doit redevenir de manière décomplexée le sanctuaire de la connaissance, de l’effort pour assimiler des connaissances. C’est en redevenant un lieu connecté au sens et à la recherche de la vérité que l’école redeviendra désirable. a Propos recueillis par Claire Perol
n°29 x septembre 2012 xw Famille 5 pour L’1visible la vie Laissez vos jeunes quitter le nid Éducation. On voudrait qu’ils se débrouillent tout seuls, mais on les assiste souvent un peu trop. Nos conseils pour accompagner les jeunes adultes vers l’indépendance sans les abandonner. Ils ont entre 18 et 25 ans. Certains, étudiants ou jeunes travailleurs, vont passer l’année sous le toit familial. D’autres s’installeront dans la ville universitaire voisine, en colocation. D’autres s’envoleront vers l’Écosse ou l’Australie. Mais la plupart continueront d’être portés par des parents pleins de sollicitude. « Je reçois de plus en plus de personnes trouvant naturel de se rendre complètement disponibles pour leurs enfants majeurs, dit Philippe Hofman, psychologue clinicien, auteur de L’impossible séparation entre les jeunes adultes et leurs parents (Albin Michel). Au risque de ne pas les laisser devenir adultes. » une génération de parents poules Cette situation est relativement récente. Il y a 20 ou 30 ans, quand un jeune obtenait son bac, il se prenait en charge. À 18 ans, la démarche est devenue rare. Combien de parents cet été ont téléchargé eux- mêmes les documents nécessaires aux inscriptions, n Préparez l’autonomie de vos enfants en leur confiant des responsabilités lorsqu’ils sont petits : tâches ménagères adaptées, prise en charge des devoirs. n Mettez un bémol sur la sollicitude. Les mères ont tendance à répondre aux désirs de leurs enfants avant qu’ils ne soient exprimés. n Parlez-leur de vous plutôt que de les harceler de conseils et de questions, racontez écumé les agences immobilières pour trouver une location ? Cette génération de parents pleins de bonne volonté, Philippe Hofman l’appelle les « coupés-collés ». « Coupés », parce que tôt émancipés de leur propre famille, ils se sont construits seuls. « Collés » à leurs enfants parce que leurs repères se sont délités : le lien conjugal, la sécurité de l’emploi… « Comme on leur a donné beaucoup d’attention, nos enfants sont ce que nous Pratique Comment éviter les Tanguy avons de plus précieux, indique Philippe Hofman. Alors nous peinons à les lâcher, même si nous savons que ce serait mieux pour eux. » Des enfants déresponsabilisés Quel paradoxe ! Ces adultes qui se sont construits à partir de leurs expériences n’autorisent pas leurs enfants à faire de même. Certes, en France, l’avenir professionnel d’un jeune se détermine très ce qui rend votre vie intéressante. Ils seront rassurés de constater qu’ils ne sont pas indispensables à votre équilibre. n Ne les poussez pas dehors. Certains enfants bâtissent leur indépendance en passant les premières années de leur majorité à la maison. Si vous le sentez prêt à partir, encouragez-le, mais ne l’appelez pas tous les jours pour savoir comment il s’en sort. a L’hebdomadaire chrétien d’actualité - www.lavie.fr dr tôt selon le choix des études. Certes, la crise est réelle, mais l’intrusion des parents peut aller jusqu’à désirer à la place de l’enfant, dès le plus jeune âge. En les chargeant d’activités on guette la moindre disposition pour tel métier, oscillant d’un rêve à l’autre. Pourquoi se casseraient-ils la tête à bâtir des projets quand d’autres le font à leur place ? Un équilibre à trouver Alors, comment leur lâcher les baskets tout en restant présent ? Il n’y a pas de recette, nous dit Philippe Hofman. Prendre conscience de ce qui nourrit nos peurs introduit déjà une distance salutaire. Suggérer à l’étudiant de faire connaissance avec la laverie automatique, le laisser gérer son budget : un effort pour les parents mais une libération pour des enfants ambivalents. « Je rapporte mon linge sale à la maison par flemme et parce que je sais qu’au fond cela fait plaisir à ma mère », reconnaît Guillaume, 22 ans. « Cette période où nos enfants nous quittent est aussi celle où nous sommes fragilisés, en plein tournant existentiel, souligne Marie, la cinquantaine, à la retraite et divorcée. Ils pressentent que nous avons autant besoin d’eux qu’ils ont besoin de nous. Je leur fais part de mes découvertes et de mes enthousiasmes. Ils sont rassurés de constater qu’ils ne sont pas le centre de mon existence. Cela les autorise à assumer pleinement leurs responsabilités. » Dominique Fonlupt a Infos maisons de retraite L’Annuaire du grand âge du site internet Âgevillage s’enrichit d’un nouveau service : les résidents et les familles sont invités à donner leur avis sur les centaines de maisons de retraite répertoriées dans toute la France. Disponibilité des équipes, respect des personnes, aide aux gestes de la vie quotidienne, repas, suivi médical, cadre de vie… Ces infos constituent une aide précieuse pour les personnes à la recherche d’une structure adaptée à leurs besoins. http://annuaire. agevillage.com calendrier familial Pratique, ce calendrier mural à spirale offre deux colonnes par jour : l’une pour papa et maman, l’autre pour la petite troupe. Les 192 autocollants permettent d’indiquer l’activité du jour : vacances, médecin, anniversaire, caté, mariage… Il s’étend de septembre 2012 à décembre 2013. De quoi démarrer l’année du bon pied. Le Calendrier chrétien de la famille, Mame, 15 €. le jeu des histoires Comme un souvenir des vacances… Pour retrouver la connivence de l’été, sortez cette miniboîte de votre poche ! À tour de rôle, les joueurs lancent les 9 dés et improvisent une histoire d’après les symboles. Pas de perdants ni de gagnants : petits et grands participent, chacun laissant libre cours à son imagination. Story Cubes Voyage, 12 €. Points de vente sur www.gigamic.com À partir de 6 ans.



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