L'1visible n°29 septembre 2012
L'1visible n°29 septembre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°29 de septembre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Prodeo

  • Format : (219 x 288) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 12,2 Mo

  • Dans ce numéro : construire son projet amoureux.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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14 Une vie qui bascule xw n°29 x septembre 2012 pour L’1visible Enfant, j’ai grandi dans une famille sans problème, mais dans un quartier difficile de Paris. Très influençable, j’ai commencé à fréquenter des « gars de la rue ». À 12 ans, je fumais du shit et j’aimais ça. Avec mes copains, nous avons commencé à faire les quatre cents coups. Puis, les grands de la bande nous ont proposé de la drogue plus forte. J’ai commencé à me piquer à l’héroïne dès 14 ans. Pendant trois ans, c’était une obsession pour moi de me shooter tous les week-ends. Déscolarisé, j’ai eu à faire à la police, à la justice et, à 17 ans, placé en garde à vue, j’ai fait pour la première fois l’expérience du manque. Je me suis alors promis de ne plus jamais vivre ça ! C’est ainsi que je suis passé de la petite à la grande délinquance, pour financer ma propre consommation. À 20 ans, j’ai eu la chance de passer un an au vert. J’y ai vécu un vrai sevrage et j’ai rencontré ma première compagne. Puis, je suis retourné à Paris avec elle. Je lui ai interdit de s’approcher de la drogue. Mais, à force de voir des gens consommer autour de nous, elle est devenue accro. Moi-même j’avais replongé de plus belle… Ma compagne est tombée enceinte et, à cinq mois de grossesse, nous avons appris qu’elle avait le sida. Une interruption médicale de grossesse a été pratiquée. Pour nous, le monde s’effondrait. Plus rien ne pouvait compter. Quelque temps après, j’ai été inculpé pour homicide volontaire. Angoisses mortelles En prison, il n’y avait pas de drogue. J’ai donc décroché. On m’a diagnostiqué séropositif. Saisi par des angoisses de mort, j’ai préparé mon suicide. Mais juste avant de m’ouvrir les veines, moi qui ne croyais ni à Dieu ni à diable, j’ai crié vers Il est vivant le Ciel… Ce cri a libéré toutes les larmes que je n’avais jamais versées. J’ai alors fait l’expérience d’une rencontre avec ce Dieu que je ne connaissais pas. Pour moi qui n’étais jamais allé au catéchisme, c’était Jésus qui venait me libérer de mes tombeaux intérieurs. Je ressentais une paix immense et j’ai commencé à croire que j’étais aimé. La justice a reconnu la légitime défense et j’ai été libéré. À la sortie, je m’accrochais à Jésus. Mais, malgré mes prières, mes difficultés étaient toujours là. Je suis de nouveau retombé à fond dans la drogue. Ma compagne et moi étions malades. « Peu à peu, j’ai guéri de toutes mes addictions » Nous vivions un enfer. On m’a placé en hôpital psychiatrique où, en plus du sida, on m’a découvert une hépatiteC. Il fallait faire vite... Un homme qui visitait les malades est venu parler avec moi. Il m’a regardé, il m’a écouté, il m’a dompté. Il m’a fait connaître une communauté catholique qui accueillait les malades du sida et les personnes en fin de vie. J’y suis allé dans la perspective de ma fin prochaine. Parmi ces hommes et ces femmes souriants, paisibles, gentils, je me suis senti aimé tel que j’étais. Et peu à peu, j’ai guéri de toutes mes addictions. Ascension du Christ dans l’église Saint-Nicolas de Véroce en Haute-Savoie. Mensuel catholique pour tous - www.ilestvivant.com Laurent Gay Résurrection d’un toxico De mauvaises fréquentations en mauvaises décisions, la vie de Laurent devient un enfer : drogue, sida, prison, etc. Au bord du suicide, il est sauvé in extremis. Restée à Paris, ma compagne est décédée. Je l’ai accompagnée en ses derniers instants et c’est à son chevet que j’ai vécu ma vraie conversion. J’ai compris que la mort n’avait pas le dernier mot, que les portes du Ciel s’ouvraient devant elle. Ce jour-là, j’ai décidé de suivre Jésus. Je lui ai donné ma vie. Puis je suis retourné vivre dans la communauté et là, j’ai rattrapé le temps perdu : j’avais une soif inextinguible ! Dans le même temps, sont apparus des traitements efficaces contre le VIH. J’ai fait le deuil de ma propre mort et j’ai appris à me donner aux autres en détresse. Une belle histoire J’ai rencontré une femme exceptionnelle, Marie- Dominique, qui s’occupait des malades. Une belle histoire a commencé entre nous. Nous nous sommes mariés et avons eu deux enfants. À la naissance de notre aînée, nous avons quitté la communauté. Depuis cinq ans, je témoigne partout où l’on m’appelle : dans les établissements scolaires, les mouvements, les prisons… Je rencontre des jeunes de tous milieux déjà très « cassés ». Ils ont besoin de savoir que Jésus les aime. Lui seul peut leur révéler qu’ils sont un trésor ! a Propos recueillis par Laurence Meurville Livre Arraché à l’enfer La résurrection d’un toxico Laurent Gay Editions des Béatitudes DR
n°29 x septembre 2012 xw coup de chapeau 15 Le site PASS’AMOUR http://passamour.org/Teenstar Le programme Teenstar permet aux jeunes de redécouvrir le fonctionnement de leur corps et les valeurs humaines qui s’y rattachent, afin qu’ils puissent faire en toute responsabilité leurs propres choix sur l’amour. http://teenstar.fr/CLER Amour et Famille Le CLER est une association qui intervient auprès des familles au travers d’ateliers, pour aborder les questions autour de la vie affective et sexuelle. Par exemple, l’atelier du cycloshow réunit les mères et les filles de 9 à 13 ans afin de comprendre et réaborder par la suite la question du cycle menstruel. www.cler.net/Pure Fashion Pure Fashion utilise la mode pour s’adresser aux jeunes filles de 14 à 17 ans dans le but de promouvoir la beauté intérieure et de leur donner l’occasion de comprendre leur féminité et la vocation de la femme aujourd’hui. L’année se conclut par un défilé de mode. purefashionparis @yahoo.fr www.purefashion.com Le Pass’AMOUR au lycée Du sexe à l’amour Sexualité. Éduquer les jeunes à l’amour, c’est possible mais comment ? Un outil a été lancé depuis quelques mois. Découverte. Nom de code : le Pass’AMOUR. Objectif : apporter aux adolescents des réponses à leurs questions sur l’amour. Format : un tract en six volets et un site internet. Lancé par l’association de parents Action et réflexion pour l’éducation (ARPE), le Pass’AMOUR est soutenu par d’autres associations, comme Teenstar et le CLER – qui travaillent elles aussi sur la question des jeunes, de l’amour et de la sexualité. Les parents et éducateurs à la vie réunis dans cette association ont voulu poser les bases d’une réflexion sur l’amour et la sexualité pour les jeunes, dépassant largement la question de la contraception. Retournant le problème, ils ont bâti le projet Pass’AMOUR sur la conviction que les jeunes ont besoin qu’on les aide à découvrir ce qu’est l’amour plutôt que de simplement leur expliquer la contraception, comme le font les pouvoirs publics : « C’est comme si on voulait résoudre le problème des accidents de la route simplement avec des ceintures de sécurité ; on sait que ça ne suffit pas », précise Jean-Marc Potdevin, président de l’association ARPE. Comment ça marche ? Le Pass est un outil très simple à utiliser. Il se présente sous la forme d’un tract qui synthétise les choses essentielles à transmettre aux jeunes sur l’amour. Aucune morale : « Juste des repères clairs comme par exemple la différence entre la recherche du bonheur et celle du plaisir. Il donne une vision positive et joyeuse de l’amour. Nous voulons aider les jeunes à construire un amour durable », explique Catherine de Thé, qui porte ce projet avec une équipe de bénévoles. Il permet à tous les parents, éducateurs et enseignants – même non formés sur le sujet – d’expliquer les choses de manière très simple aux jeunes dont ils s’occupent. Le Pass’AMOUR a commencé à être distribué en Isère en 2011. Il se propage déjà dans d’autres endroits de France, en particulier dans les lycées publics et privés. Il est aussi distribué dans certaines pharmacies, cabinets de gynécologie, etc. Mais le tract ne fait qu’ouvrir des pistes et renvoyer sur le site internet passamour.org : « Le site est beaucoup plus fourni, explique Catherine de Thé. Il donne des repères très clairs. » Il offre aux jeunes des réponses approfondies et une écoute, à travers des rubriques sur les grands thèmes de l’amour et de la sexualité : « C’est quoi l’amour ? », « La contraception », « La pornographie », etc. Il propose aussi des psychotests pour aider les jeunes à mieux se connaître. Le tout encadré par des éducateurs. Un projet à découvrir et à faire connaître sans modération. a Claire Stacino Le Pass’AMOUR a été conçu pour les jeunes, afin de les aider à découvrir ce qu’est l’amour, de manière bien plus large que la question de la contraception. Dimier/Altopress/Andia



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