L'1visible n°27 juin 2012
L'1visible n°27 juin 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°27 de juin 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Prodeo

  • Format : (219 x 288) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 15,8 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... les grands-parents.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 SOCIÉTÉ xw n°27 x juin 2012 CONTACTS LA LUCIOLE Association familiale de soutien aux parents et aux jeunes toxicomanes 5 rue Edouard Pailleron, 75019 Paris Tel. : 01 40 34 17 66 Email : accueilluciole @hotmail.com www.laluciole.info COMMUNAUTÉ DU CÉNACLE (Cenacolo) Tel. : 05 62 94 77 27 France : cenacololourdes@ orange.fr Site : www.comunitacenacolo.it SAINT JEAN ESPÉRANCE Pellevoisin Les Besses (Châteauroux) Tel. : 02 54 39 03 10 Email : lesbesses @sjes.stjean.com La Bretèche (Angers) Tel. : 02 41 78 93 18 Email : labreteche @sjes.stjean.com www.stjeanesperance.net LIVRE Deux mois chez les tox, François de Saint Blanquat, Éd. de l’Emmanuel, 2010 Frère Ambroise Pic est l’auteur de Vivre heureux sans drogue, Éd. des Béatitudes, 2012. DR Drogue De la nuit à la lumière Désintoxication. Comment sortir de l’enfer de la drogue ? Aperçu de quelques associations qui aident les toxicomanes à retrouver leur liberté. La drogue peut tout détruire : lien familial et social, situation professionnelle et financière. Une spirale qui entraîne les toxicomanes de la solitude au désespoir : règlements de compte, prison, sida, overdose. Pour briser ce cercle infernal, des associations les aident à rompre avec les stupéfiants et à reconstruire leur vie autrement. UNE MAISON POUR UN PREMIER ACCUEIL « Souvent les drogués n’ont plus confiance en personne, ni en eux-mêmes », remarque frère Juan de la Cruz, membre de la Communauté Saint- Jean-Espérance. Dans cette association, des religieux partagent leur vie avec des garçons toxicomanes âgés de 18 à 35 ans. Ces jeunes investissent volontairement cette maison pour un « premier accueil » d’un an et demi, afin de se sevrer et de se reconstruire grâce au travail manuel, à la vie communautaire et à la prière. Que dites-vous aux parents concernés ? Je voudrais leur dire qu’ils ne doivent surtout pas désespérer, mais se battre. Il est très important aussi qu’ils conservent des relations avec leur enfant et s’informent personnellement sur la drogue. Souvent, ils se culpabilisent et sont tentés de s’isoler. Il est alors souhaitable qu’ils se fassent aider ; qu’ils rencontrent de bons médecins, psychologues... Des lieux leur sont destinés comme la Luciole à Paris, le Phare à Lyon ou Saint-Jean-Espérance, où nous les conseillons aussi par téléphone. De jeunes toxicos sur le chemin de la guérison à Saint-Jean-Espérance. Ils préparent ensuite leur réinsertion professionnelle : 18 mois au cours desquels ils se forment ou travaillent à mi-temps. Un jeune sur trois s’en sort ainsi, pour une somme de 250 € par mois (au cas par cas) par hébergement ; un montant voulu modique par l’association, qui vit surtout de dons. TRAVAUX DOMESTIQUES La communauté du Cénacle propose elle aussi une vie simple, laborieuse, réglée : les Que voulez-vous dire à un jeune toxicomane ? Je veux lui dire qu’il est aimé pour lui même ; que cela est possible. Il y a beaucoup de joie dans nos maisons. Un garçon me disait : « Le matin, j’ai envie de partir. Après le chapelet matinal, je n’en ai plus le désir. » Nous proposons de leur faire goûter à quelque chose de meilleur que la drogue. Alors, ils n’ont plus envie de leur dose, qui risquerait de détruire cette joie nouvelle et l’amitié redécouverte. Car chez nous, la relation à l’autre est la clé de tout. drogués y sont accueillis par d’anciens toxicomanes bénévoles, dans un environnement exempt de stupéfiants, pour une période de deux à quatre ans. Leur journée est rythmée par les travaux domestiques, les temps festifs, les temps de dialogue ou de prière (proposée). Franco, responsable de l’association en France – ancien toxicomane – témoigne : « Tous n’ont pas la foi, mais souvent un proche prie pour eux. » Huit « accueillis » sur dix trouveront la paix à l’issue de leur séjour, financé exclusivement par des dons – y compris alimentaires. AVEC LA FAMILLE Même combat – en famille, à la Luciole pour les toxicomanes d’Île de France âgés de 16 à 30 ans. « Il faut aider les parents à soutenir ensuite leur enfant », explique Pierre de Parcevaux, éducateur spécialisé, prêtre et président de cette association, qui compte deux maisons : un lieu d’accueil parisien convivial, anonyme et gratuit, dédié à l’écoute et à l’aide, premier pas vers la désintoxication, et une deuxième structure à Galluis (78), où une poignée de jeunes tente des « séjours sans drogue » d’un à quinze jours (20 € par jour). Ils partagent là une vie collective saine ponctuée de travaux manuels et de sport, dans un environnement naturel sécurisé, loin des tentations. Un lieu également propice au ressourcement des parents. Le prêtre suit ainsi près de 250 jeunes par an, dont trois sur cinq progressent vers la guérison. a Alix de La Roncière Trois questions à frère Ambroise Pic : « Garder un lien avec son enfant » Ambroise Pic est religieux au sein de la communauté Saint-Jean. Il est aussi responsable pédagogique de l’association Saint-Jean-Espérance, qui aide les toxicomanes à se libérer de la drogue. saint-jean-espérance Quelle différence y a t-il entre votre approche et celle d’autres associations ? Je vois deux différences principales : la taille de nos maisons est petite, ce qui permet une relation plus personnelle, avec un travail de fond sur le passé. Nous mettons également à disposition une maison pour la réinsertion professionnelle : les jeunes y vivent de manière autonome, passent leur permis de conduire, économisent pour l’achat d’une voiture et payent un loyer... a Propos recueillis par Alix de La Roncière
n°27 x juin 2012 xw FAMILLE 5 pour L’1visible LA VIE Réussir ses vacances entre amis Psycho. Partir avec ses meilleurs amis et leurs enfants… Le rêve ! À condition de fixer les règles du jeu. Dominique Picard, psychologue, nous explique comment réussir cette cohabitation. Pourquoi n’est-il pas si évident de partir en vacances à plusieurs ? Chacun a sa culture, ses valeurs. Être sous le même toit en permanence met le projecteur sur nos différences. Certaines familles sont attachées à la préséance des adultes, mais pour d’autres, les petits sont au centre de tout. Comment éviter les mauvaises surprises ? L’idéal, la première fois, est de partir pour une courte durée, afin de s’assurer que tout le monde est sur la même longueur d’onde. On peut consacrer un dîner avant le départ à préciser la façon dont on envisage les choses et à fixer des règles pour les repas, les horaires, les activités… Si notre mode de vie n’est pas respecté par les autres, nous risquons de le prendre pour du mépris. Autant dissiper les malentendus. Faut-il contenter tout le monde ? Il faut savoir lâcher du lest : c’est pour un temps n Sara, son mari Pascal et leurs deux enfants de 3 ans et 9 mois partent depuis trois ans avec un couple d’amis et leurs trois garçons de 13, 11 et 7 ans. « La première année, nous avions loué une grande maison pour que chacun ait son intimité. Notre aîné était encore petit, nous avions des rythmes très différents mais nous limité, et il s’agit de préserver une amitié ! Si les uns voient le repas comme « le » moment familial et que les autres y accordent peu d’importance, on peut établir que le déjeuner est en « libre-service » mais que le dîner se prend ensemble. Chacun a aussi sa propre culture alimentaire : et si l’on préparait à manger à tour de rôle ? Autre source de tensions : les tâches ménagères. On peut s’entendre sur un planning ou répartir les rôles. Par exemple, si certains détestent la vaisselle, on leur confie une autre responsabilité… Cela risque d’entraîner des frustrations… Si vos enfants n’ont pas leur dose quotidienne de légumes ou leur quota de sommeil pendant trois semaines, cela ne remet pas en question un cadre éducatif de plusieurs années. Cela peut être l’occasion de leur expliquer que les Témoignage « Nous partageons les bons moments » nous sentions obligés de tout faire ensemble. Nous avons passé notre temps à nous attendre, à pratiquer des activités inadaptées. Depuis, nous louons deux appartements dans la même résidence, nous nous invitons à dîner, nous nous retrouvons à la plage, sans pression d’horaire, et tous les soirs nous faisons une promenade digestive. Nous ne partageons que les bons moments. » a L’hebdomadaire chrétien d’actualité - www.lavie.fr VINCENT BROSSIER vacances sont un temps pendant lequel on vit différemment. Il ne s’agit pas de renoncer à son système mais juste d’accorder temporairement la priorité à une autre valeur : le respect d’autrui, de ses besoins et de sa culture. En quoi est-ce important ? Votre enfant constate que des cultures différentes existent, sans que l’une soit forcément supérieure à l’autre. Il va aussi devoir faire des efforts pour s’adapter. Cette ouverture d’esprit est un formidable outil pour apprendre à vivre en société. Doit-on partager toutes les activités ? Il est essentiel de se dire qu’on n’est pas obligé de tout faire en commun. On peut aussi avoir le désir de passer du temps en famille. Il faut donc choisir une location assez grande pour préserver des lieux d’intimité. Il faut aussi laisser une place au couple : se réserver une soirée pour un dîner ou une balade en amoureux, pendant que les autres s’occupent des enfants. À charge de revanche. Et en cas de désaccord, doit-on tout se dire ? Les conflits font partie de la vie amicale, il ne faut pas les fuir sous peine de voir les frustrations s’accumuler. On peut cependant les gérer avec souplesse et humour. Il vaut mieux dire : « Ça fait trois fois que je fais à manger, il ne faudrait pas que ça devienne une habitude », plutôt que gâcher ses vacances ! Corinne Soulay a LE PORTAIL DE LA FAMILLE Le premier site portail des mouvements et associations catholiques a été lancé le 13 avril 2012. Viesavie.com offre plus de 350 réponses sur la sexualité, le couple, la vie de famille, et oriente vers les associations susceptibles de l’accompagner. Ce projet à l’initiative de Jean-Eudes Tesson, président du Cler-Amour et famille, fédère une vingtaine d’associations et a reçu le soutien du Conseil pontifical pour la famille. www.viesavie.com FAMILLES DU MONDE Juin commence en fanfare, avec les VII e Journées mondiales des familles, à Milan. Lancées en 1994 par Jean Paul II, elles ont lieu tous les trois ans et se veulent adaptées à tous, y compris aux enfants en bas âge. Cette année, Benoît XVI a choisi pour thème « La famille, le travail et la fête. » Comment la famille vit-elle l’épreuve, ou animet-elle la société ? Retrouvez dix catéchèses traduites en français, sur www.family2012.com/fr/SÉCURITÉ ROUTIÈRE En Île-de-France, les piétons représentent 25% des morts de la route. Près de la moitié d’entre eux sont des seniors… Du 23 au 30 juin, la Sécurité routière consacre dans la région une semaine de prévention aux « usagers vulnérables » (piétons, deux-roues motorisés et cyclistes) et propose aux écoles primaires d’organiser des opérations de sensibilisation conjointe des grands-parents et de leurs petits-enfants.



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