L'1visible n°27 juin 2012
L'1visible n°27 juin 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°27 de juin 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Prodeo

  • Format : (219 x 288) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 15,8 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... les grands-parents.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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12 PSYCHOLOGIE xw n°27 x juin 2012 a a a Les grands-parents : l’art de transmettre simplement. Matthieu 17 ans, vient poursuivre ses études pour quelques mois chez ses grands-parents chrétiens. Il n’est pas baptisé et se proclame volontiers athée. Cependant il raconte que des copains ayant devant lui dénigré les « religieux qui moralisent », « qui sont hypocrites », etc., il a pris fortement parti en disant : « Non ce n’est pas cela être chrétien, mes grandsparents sont chrétiens et ils ne sont pas du tout comme cela, je les vois vivre ! » TÉMOIGNAGE DU RESPECT La transmission exercée par les grandsparents ne supplante ni ne remplace celle qui, avec l’éducation, incombe aux parents. Il me semble qu’elle peut y apporter le témoignage vécu du respect de l’autre, le choix des valeurs culturelles et spirituelles constituant l’essentiel dans l’expérience d’une vie humaine. Être des symboles vivant au présent des valeurs universelles, tout en répondant aux questions sur le passé : c’est sans doute la tâche de transmission des grands-parents aujourd’hui face à des petits enfants qui, à la différence de ceux d’hier, savent tant de choses que nous ne connaissons pas ! Et puis ils grandiront et peut-être un jour l’un d’eux dira cette phrase que j’ai pu entendre « Vous nous avez aidés à grandir ; maintenant à nous de vous aider à vieillir. » a ALLER PLUS LOIN AUJOURD’HUI LES GRANDS- PARENTS, SUR LE CHEMIN DE LA TRANSMISSION Madeleine Natanson, De Boeck, 2011 RISQUER LA TRANSMISSION Jacques et Madeleine Natanson, Desclée de Brouwer, 2004 ET COMMENT VA LA FAMILLE ? Nicole Fabre et Madeleine Natanson, De Boeck, 2008 Grands-parrains et petits-filleuls : www.chez.com/grandsparrains La nouvelle mini-série culte de L’1visible À voir et à revoir sans modération sur l’appli iPhone de L’1visible Deux clés pour… Être grands-parents Dans la relation avec leurs petits-enfants, les grands-parents ont un rôle particulier à jouer. Ils peuvent transmettre des idées, des manières d’être, de voir la vie... 1Apprendre à écouter avec intérêt ses petits-enfants. Il faut parfois pour cela accomplir un effort, et pourtant, si l’on accepte de s’étonner plutôt que de trop vite s’indigner, cela permet de garder le contact. C’est, je crois, un premier pas pour susciter à l’inverse un étonnement et un intérêt de nos petits-enfants pour ce que nous pourrons dire. C’est parfois aussi à un moment inattendu que surgit une grave question : « Dis-moi pourquoi on n’est jamais demain », dit un enfant de trois ans, tout en balançant un petit canard dans son bain. Bien des philosophes ont écrit des traités sur le temps et on voit qu’un enfant n’attend pas d’être devenu assez grand pour se poser cette question-là ! Le grand-père ou la grand-mère ne doivent pas esquiver, mais parler de la vie, de la succession des générations, avec un vocabulaire simple. Il faut prendre au sérieux toutes les questions en quête de transmission, tout en reconnaissant que nous ne savons pas tout mais que « je ne sais pas » ouvre à la recherche ensemble. Le « je sais » péremptoire au contraire risque de la clore. Mieux vaut donc dire nos ignorances pour ouvrir un espace de discussion ; offrir des instants privilégiés, sans « endoctrinement », mais dans la découverte des symboles contenus dans certains textes et parfois partager l’émotion. Se rappeler que la voix aimée des grands-parents est propice au développement psychique et spirituel de l’enfant. Jouer ensemble. Le jeu libre, où s’exerce l’imaginaire, 2 correspond à ce que la langue anglaise désigne par le mot « play ». Il peut être partagé dans le « c’est comme si j’étais », et puis « c’est comme si on serait », et alors fusent les propositions pour se projeter dans un autre monde, dans un autre âge, etc. Et les questions suivent souvent dans les rires ou dans le sérieux ! Mais les grands-parents sont aussi appelés à transmettre une autre forme de jeu, le jeu à règles, le jeu où il faut accepter de gagner sans triomphalisme écrasant ou de perdre sans larmes ni colère ! Ce n’est pas toujours le cas au début. C’est difficile en effet de savoir être un « bon perdant » et même d’en rire. À un de ses cousins plus jeune, et qui avait mal encaissé de perdre, Pierre déclare : « Tu sais ici, chez les grands-parents, en jouant avec eux, on a appris à perdre en rigolant ! » Le jeu est sans doute une clé pour faire place à l’autre, accepter que l’autre puisse réussir et que je perde, ne pas dramatiser cette perte, ne pas avoir besoin, comme l’a dit un jour un grand-père, « que l’autre soit mauvais pour se sentir bon ». Viendra ensuite le temps des jeux où l’investissement intellectuel est source de plaisir gratuit : les échecs, certains jeux de cartes, le Scrabble, bien utile pour transmettre discrètement quelques règles d’orthographe. À l’intérieur des règles acceptées par tous et qui limitent et protègent, se déploient l’humour, le langage commun, certains rites familiaux qui contribuent à structurer la personnalité de chacun dans le tronc familial commun de l’amour partagé, où « chacun en a sa part et tous l’ont tout entier » (Victor Hugo). a
n°27 x juin 2012 xw L’ÉGLISE, L’ÉGLISE C’EST POUR PAS SORCIER LES NULS ! 13 pour L’1visible Comprendre Communier au corps du Christ 1. Présence. Jésus a pris du pain en disant : « Ceci est mon corps », puis une coupe de vin en disant : « Ceci est mon sang. » L’Église croit que ses paroles sont vraies : que le pain consacré, c’est Dieu réellement présent. 2. Communier. Depuis toujours, Dieu désire s’unir à l’homme qu’il a créé par amour et pour l’amour. En recevant le corps du Christ, en le mangeant, nous communions à sa vie. 3. L’Église. En communiant au même pain, les chrétiens s’unissent à Dieu, mais aussi aux autres chrétiens. Tous ensemble, il forment le Corps du Christ qui est l’Église. 4. Demeurer. En communiant au corps du Christ, nous avons part à la vie de Dieu, qui est amour, liberté et sainteté. Il nous prend en lui et peu à peu nous transforme. Une fête Pâques La veille de sa mort en croix, Jésus a partagé à ses disciples le pain et la coupe sur lesquels il avait prononcé les paroles : « Ceci est mon corps livré pour vous… mon sang versé pour vous. » Chaque communion nous unit à l’offrande et à la résurrection du Christ. MAGNIFICAT Communier à la messe Prenez et mangez Étrange rite. À la messe, le prêtre prend du pain et une coupe de vin, qu’il présente à Dieu dans une grande prière de bénédiction : c’est la consécration. Puis, il le distribue à l’assemblée : c’est la communion. Dans la Bible Jean 6, 51.56 « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. […] Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui. » Dans l'eucharistie, le prêtre refait les gestes de Jésus, qui a dit : "Prenez et mangez, ceci est mon corps." Prier Nous venons de communier, Seigneur, au don sacré du corps et du sang de ton Fils, et nous te prions humblement : que cette eucharistie, offerte en mémoire de lui, comme il nous a dit de le faire, augmente en nous la charité. Un tradition Le mensuel Ascension pour du Christ prier dans chaque l’église Saint-Nicolas jour avec de Véroce l’Église en Haute-Savoie. - www.magnificat.com Thomas LOUAPRE-CIRIC 1 2 3 4 Le pain azyme Lorsque Jésus au cours du dernier repas a béni le pain et la coupe de vin, il a pris du pain « ordinaire », celui qu’utilisait les juifs dans la semaine de Pâques. Il s’agit de pain azyme, du pain non levé. L’Église a conservé cette habitude. Au cours des siècles, ce pain est devenu une hostie, blanche et ronde, qui évoque la pureté et la perfection. En pratique 4 clés pour communier S’y être préparé La communion est un sacrement : il faut donc être chrétien et y avoir été préparé pour y accéder. Y croire C’est la condition centrale : pour communier au corps du Christ, il faut croire que c’est bien Dieu qui se donne dans ce pain (même si cela défie nos sens). Le vivre Pour s’avancer et recevoir Jésus, il faut aussi que nos actes et notre vie soient en conformité avec son enseignement. Ne pas hésiter à en parler avec un prêtre et à se confesser régulièrement. Répondre Lorsque le prêtre présente l’hostie, il dit : « Le corps du Christ. » Cette présentation demande une réponse claire de notre part : « Amen » (c’est à dire, ici : « Oui, je crois. »).



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