L'1visible n°26 mai 2012
L'1visible n°26 mai 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°26 de mai 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Prodeo

  • Format : (219 x 288) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 17,8 Mo

  • Dans ce numéro : la crise de la quarantaine.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 SOCIÉTÉ xw n°26 x mai 2012 pour L’1visible 1 er MAI SAINT JOSEPH ARTISAN Depuis 1955, l’Église a choisi de consacrer le jour du 1 er mai à saint Joseph artisan, lui qui travailla toute sa vie de ses mains pour subvenir aux besoins de la Sainte Vierge et de l’enfant Jésus. En donnant en exemple la figure de saint Joseph comme patron des travailleurs, l’Église a voulu montrer la dignité du travail humain. À VOIR DVD La force d’une conviction, histoire et présence d’un syndicalisme d’inspiration chrétienne, édité par la CFTC et la Catho de Lille, 2011 Joseph Thouvenel est vice-président confédéral et président de l’Union départementale 75 de la CFTC. Il adhère à la CFTC en 1983 et occupe ses premières fonctions en 1997. La CFTC compte 142 000 adhérents. DR Entreprise et syndicats La grande mutation Bien commun. Arrivé en bout de course, le système de représentativité des syndicats est en pleine transformation. Et les avis sont partagés. La France est le pays de l’OCDE où le taux de syndiqués est le plus faible (autour de 8% au total des salariés, dont 5% dans le secteur privé), malgré le nombre très important d’organisations syndicales. Cela vient notamment du manque de représentativité des syndicats dans les entreprises. Jusqu’en 2008 seules cinq confédérations syndicales avaient la légitimité de représenter les salariés : CGT, CFDT, CGT-FO, CGC et CFTC. Un privilège accordé par le général de Gaulle après la guerre pour récompenser les centrales syndicales de leur action dans la Résistance. Mais cet avantage a fini par se retourner contre ses bénéficiaires. Pour Marcel Grignard, secrétaire adjoint de la CFDT : « Le système était à bout de souffle : des organisations syndicales dont la représentativité était octroyée par décret du gouvernement, un syndicalisme éclaté, avec peu de syndiqués. Tout cela conduisait à l’affaiblissement du syndicalisme, à la remise en cause de sa capacité à négocier au nom des salariés, Quel est le sens de votre engagement au sein de la CFTC ? Ayant la chance d’être issu d’une famille catholique, d’avoir pu pratiquer le scoutisme, et ayant l’exemple d’un père qui a toujours mis en concordance ses idées et ses actes (il fut, par exemple, emprisonné à Fresnes par les nazis mais s’éleva avec vigueur contre les injustices de l’épuration. Médecin, il soignait gratuitement toute personne dans le besoin) : quoi de plus naturel que de s’engager dans l’organisation syndicale française En France, très peu de salariés sont syndiqués. et à délégitimer les accords issus de la négociation collective. » Aujourd’hui, le syndicalisme français est donc en pleine mutation, grâce à la loi d’août 2008 qui introduit un nouveau critère : l’audience. La représentativité des syndicats est désormais mesurée en fonction des résultats aux élections professionnelles. Ainsi, une organisation syndicale doit obtenir 10% des suffrages au premier tour des élections pour être représentative. Seules les organisations syndicales représentant au mieux les personnels au sein des entreprises pourront jouer un rôle dans la négociation collective. Pour Jean Grosset, secrétaire général adjoint de l’UNSA, un tel changement mettra plus de pression sur chaque syndicat, qui « devra prouver son utilité par les améliorations concrètes qu’il apporte aux salariés dans l’entreprise ou par ses prises de position compréhensibles lorsqu’il s’oppose à des mesures patronales, gouvernementales… » Mais, selon Marcel Grignard, il leur donnera aussi plus de poids : 3 questions à Joseph Thouvenel : « Des syndicats respectueux » qui se réfère explicitement à la doctrine sociale de l’Église ! Pourquoi est-ce important d’avoir des syndicats forts et représentatifs ? L’essentiel n’est pas d’avoir des syndicats forts et représentatifs (même si cela est souhaitable) mais des syndicats respectueux du bien commun et des personnes – salariés comme patrons – pour qui droits et devoirs peuvent s’équilibrer. Plutôt que des organisations au service d’une idéologie ou d’un parti. « Ce sont les salariés qui seront à la source de la représentativité, ce qui donnera une légitimité nouvelle aux partenaires sociaux. » Cependant, ce changement n’est pas sans risque. Pour Joseph Thouvenel, vice-président de la CFTC, « ce système pousse les délégués syndicaux à ne plus être les représentants de leurs mandants, dans le souci du bien commun, mais des agents électoraux dont la vocation est de faire du chiffre. » Pour le représentant du syndicat chrétien, le système pourrait être encore amélioré : « Pour être représentatif au niveau national, un des critères devrait être un minimum d’adhérents. Mais cela obligerait les uns et les autres à être transparents sur la réalité de leurs effectifs… » a Gérard Biverny Vice-président confédéral de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC), Joseph Thouvenel raconte son engagement dans le monde syndical. William ALIX/CIRIC RETROUVEZ L’ÉMISSION ESPRIT D’ENTREPRISE « Entreprise et vie syndicale » de Radio Notre Dame en réécoute sur www.radionotredame.com Quelle est la spécificité du syndicalisme chrétien ? Son dernier « c », une boussole, pas un programme figé. Concrètement, affirmer que l’être humain a une double dimension matérielle et spirituelle et que l’organisation de la société, en général, et du monde du travail, en particulier, doit en tenir compte, me paraît essentiel. Comme l’affirmation du caractère sacré de tout être humain, la recherche du bien commun et de l’équilibre vie professionnelle/vie familiale. Le reste en découle… a Propos recueillis par Gérard Biverny
n°26 x mai 2012 xw FAMILLE 5 pour L’1visible LA VIE La confirmation à l’âge adulte Pentecôte. Des milliers d’hommes et de femmes reçoivent le sacrement de confirmation en France. Qui sont-ils ? Comment l’Église les accueille-t-elle ? De plus en plus de catholiques demandent la confirmation à l’âge adulte. De 2002 à 2010, leur nombre a plus que doublé. Près des deux tiers ont été baptisés, soit le jour même, soit quelques mois avant, après un parcours de catéchuménat. Les autres font partie des « recommençants », des personnes baptisées enfant, dont la foi se réveille. On rencontre aussi des catholiques qui n’ont jamais cessé de pratiquer mais n’ont pas eu l’occasion d’effectuer cette démarche. « La question de la foi revient souvent à des moments forts de la vie, naissance, mariage… D’où la surreprésentation des 30-34 ans », commente Philippe Marxer, directeur adjoint du Service national de la catéchèse et du catéchuménat. DES PARCOURS SPÉCIFIQUES Nombre de chrétiens ignorent la possibilité de se faire confirmer à tout âge. Et au niveau national, il n’existe pas vraiment d’orientation des évêques. Face à la hausse n Pour qui ? Vous êtes baptisé, vous avez fait votre première communion, vous vous êtes ensuite éloigné de l’Église et aujourd’hui vous souhaitez vous en rapprocher… Vous êtes pratiquant, mais vous n’avez pas été confirmé adolescent, parce qu’on ne vous l’a pas proposé ou qu’une circonstance particulière ne vous l’a pas permis… Vous êtes sur un chemin de catéchuménat… des demandes, les diocèses se penchent cependant sérieusement sur la question et proposent une préparation spécifique. Certaines sont très ciblées. Celle de la mission étudiante en Île-de-France s’adresse aux jeunes de 18 à 30 ans. D’autres diocèses jouent la carte intergénérationnelle. À Cholet, ados et adultes se préparent chacun de leur côté, mais se rencontrent un mois avant le jour J. Pratique Démarche pour un parcours Symboliquement, ce mélange montre que le sens du sacrement est le même pour tous. UNE ÉCOLE D’ÉVANGÉLISATION Les préparations, qui durent un an, ne reviennent pas sur tous les fondamentaux. Elles se centrent sur l’Esprit Saint, invoqué par l’évêque au moment de la cérémonie. Pour les futurs confirmés, c’est une sorte d’école d’évangélisation, n À qui s’adresser ? Contactez le curé de votre paroisse ou le service du catéchuménat du diocèse. Si vous êtes étudiant, engagé dans une aumônerie ou un mouvement, vous pouvez aussi passer par ce biais. n Combien de temps ? Les parcours durent un an, à raison d’une rencontre par mois. a L’hebdomadaire chrétien d’actualité - www.lavie.fr J.E Theriot qui tend à leur permettre de témoigner de l’Évangile dans leur vie. Chaque diocèse compose sa formule. Certains proposent des parcours diocésains, comme dans la région du Havre, pour mettre en valeur cette dimension élargie de la communauté. D’autres, comme à Angers, misent sur les rencontres paroissiales, qui aident à s’enraciner localement dans la communauté. Les conjoints sont invités à ce rendez-vous, afin de leur donner une place et une opportunité de comprendre ce que l’autre vit, sans forcément y adhérer. NÉOPHYTES ET RECOMMENÇANTS La plupart des catéchumènes reçoivent la confirmation dans le temps pascal, le même jour que leur baptême ou à la Pentecôte. La préparation à ce sacrement est incluse dans leur formation. Certains diocèses, la jugeant trop succincte, préfèrent décaler la confirmation d’un an. Les néophytes suivent alors le parcours avec les recommençants. C’est le cas dans la région havraise. Laurence Coillet, 62 ans, nouvelle baptisée s’en félicite : « Il faut du temps pour passer d’une foi repliée sur soi à une foi ouverte sur les autres ! » « Nous signalons aux paroisses les nouveaux confirmés, précise Dominique Leclercq, responsable du catéchuménat, et leur conseillons de les présenter lors d’une messe ou de les inviter à préparer la prière universelle. C’est important qu’ils se sentent soutenus. » Céline Marcon a ÉDUCATION CIVIQUE Comment développer le sens critique des jeunes ? Réponse avec le City Raid Andros et son tour de France. Lancé voilà dix ans, il propose aux enfants de 10 à 13 ans un parcours d’orientation à la découverte des institutions de leur ville (mairie, pompiers, tribunal…). Démarré à Béthune le 14 mars et clôturé à Paris le 20 juin, il touche 21 000 participants dans 50 communes. Infos sur http://cityraid-andros.org HAPPY FEET 2 EN DVD Dur, dur, de ne pas avoir le rythme dans la peau, quand on est un petit manchot, fils de Mumble, roi des claquettes ! Mais Erik saura trouver son talent et le placer au service des autres. Désormais disponible en DVD, cette comédie familiale explore avec talent et non sans humour le lien filial. À partir de 3 ans. 19,99 €. SENIORS ENTRE- PRENEURS La Commission européenne a déclaré 2012 Année du vieillissement actif. L’association Seniors Entrepreneurs organise à Paris, le 31 mai, un colloque sur ce thème. La rencontre, qui se tiendra au Conseil économique, social et environnemental, s’adresse aux retraités qui souhaitent réfléchir à la façon d’« investir leurs talents, leur savoirfaire, dans un projet de création ou de reprise d’une entreprise », et aux enjeux économiques et sociétaux qui les concernent. www.seniors entrepreneurs.fr



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