L'1visible n°24 mars 2012
L'1visible n°24 mars 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°24 de mars 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Prodeo

  • Format : (219 x 288) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 17,3 Mo

  • Dans ce numéro : combattre les pensées négatives.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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14 UNE VIE QUI BASCULE xw n°24 mars 2012 pour L’1visible Eva Hernandez est actrice. Formée au Conservatoire national d’art dramatique, sa vie se passait loin de Dieu. Jusqu’à une rencontre avec un metteur en scène. Ma première rencontre avec Dieu fut à l’âge de 11 ans quand une amie de primaire me proposa un jour d’aller au catéchisme. N’ayant pas grandi dans une famille chrétienne, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre, mais j’y suis allée pour le partage et pour voir d’autres enfants. Je n’ai pas été déçue et j’ai poursuivi les rendez-vous hebdomadaires. À l’âge de 13 ans, j’ai reçu le sacrement du baptême, j’ai fait ma communion et ma profession de foi, sans comprendre l’ampleur d’une telle décision. Puis, de 15 à 27 ans je n’ai plus eu aucun suivi spirituel. Un jour de février 2009, alors que je faisais mes courses au supermarché de Pigalle, un homme à la caisse m’a demandé gentiment ce que je faisais dans la vie. Je lui ai répondu : « Du théâtre. » Il m’a dit : « J’en étais sûr ! » Et nous voilà installés au café d’en face présentant chacun nos parcours respectifs. Très vite, Michel Pascal s’est mis à me parler de sainte Thérèse de Lisieux et m’a partagé son envie de monter un spectacle sur sa vie. S’il m’avait parlé de Thérèse avec la même exaltation, mais sans me proposer de travailler, je serais partie en courant, me disant que j’étais tombée sur un idolâtre ! Nous nous sommes alors mis à écrire le texte ensemble pendant plusieurs mois. Je me disais que pour interpréter la vie d’une sainte, il fallait au moins que je sache ce qu’est une prière, une vocation religieuse et que j’observe un peu cette vie. J’ai découvert les oraisons du matin à 8 heures au Sacré-Cœur de Montmartre : pendant trois mois de suite, j’y suis allée tous les IL EST VIVANT matins, parfois même à midi ou le soir, en me disant toujours que c’était pour le travail, pour la pièce que nous écrivions. En réalité, sans le savoir encore, j’avais une soif immense de louer Dieu, de communier. En marchant dans Paris, je m’arrêtais dans des églises inconnues et j’assistais à des enterrements, des mariages, des messes… Je voulais « comprendre », ressentir de l’intérieur, pour mieux interpréter. Nous avons joué 300 fois et je ne me lasse pas Au début du travail, j’ai eu beaucoup de difficultés à m’abandonner : je cherchais à posséder le texte, le rôle, et cela ne marchait pas. J’ai alors traversé une longue période de doute. J’ai fini par découvrir que ma vocation d’actrice avait un sens réel, que la vie, Dieu, m’offrait le don de jouer, que cela ne servait à rien d’enfouir mon talent, de le cacher. Une fois digérée l’idée que « le don se donne », j’ai lâché prise. Le 6 septembre 2010 eut lieu la première d’Histoire d’une âme, au carmel de Montmartre, devant les carmélites, meilleures « juges » pour commencer. Un succès ! Depuis lors, nous avons joué 300 représentations. Je ne me lasse toujours pas de jouer, grâce à la foi. Ascension du Christ dans l’église Saint-Nicolas de Véroce en Haute-Savoie. Mensuel catholique pour tous - www.ilestvivant.com Michel Pascal Eva Hernandez Le rôle qui a changé sa vie Depuis trois ans maintenant, je garde cette même soif, j’apprends à prier tous les jours. Tout cela me donne une assurance, une confiance imparable face à toute épreuve. La vie d’artiste est un vrai combat, un combat pour la reconnaissance et la gloire. Mais vers qui est dirigée cette gloire ? Elle est parfois trop dirigée vers les artifices d’ici-bas. J’ai découvert que la vie religieuse, la vie spirituelle est aussi un réel combat, un combat pour la gloire, mais pas la gloire à l’échelle humaine, qui ne mène qu’à l’idolâtrie : la Gloire qui nous élève au-dessus de nous-même, la Gloire qui nous conduit à l’amour véritable. Ma rencontre avec sainte Thérèse est un miracle mais j’ai découvert qu’un miracle, ce n’est pas quelque chose qui tombe du ciel d’un coup de baguette magique. C’est une vraie rencontre entre l’humain et le divin, et l’humain doit engager une motivation qui le dépasse complètement… Grâce à Thérèse, j’apprends chaque jour l’humilité, la charité, la persévérance, et ce n’est pas encore gagné. J’ai du pain sur la planche… sur les planches ! a Propos recueillis par Claire Perol POUR VOIR LA PIÈCE La pièce est actuellement en tournée. Pour connaître les dates : www.saintethereselatournee.com DR
PUBLI-REDACTIONNEL Semaine Nationale du 12 au 18 mars 2012 des Personnes Handicapées Physiques L’Ordre de Malte France appelle à la sensibilisation et au soutien. Rencontre avec Alain de Tonquedec, Directeur des relations extérieures, et le docteur Jérôme Cornuau, Président de la Commission Médicale et Hospitalière de l’Ordre de Malte France. Quels sont les projets et les réalisations de l’Ordre de Malte France en faveur des personnes handicapées physiques ? Alain de Tonquedec : Aujourd’hui, nous accueillons et soignons près de 250 personnes dans nos 5 établissements spécialisés : enfants, adolescents ou adultes atteints de handicaps physiques, victimes d’accidents ou de maladies invalidantes. Est-ce une vocation nouvelle pour l’Ordre de Malte France ? Docteur J. Cornuau : Il y a plus de 20 ans que l’Ordre de Malte France est engagé dans la création et la gestion de lieux de vie pour les personnes handicapées. Elles font partie des fragiles parmi les plus fragiles : les servir est notre mission première, en les regardant d’abord comme des personnes à part entière et non pas comme des malades. Quels sont vos moyens ? Quelle est votre approche ? Alain de Tonquedec : D’abord de solides moyens humains : nos équipes sont composées de plus de 250 professionnels qui assurent le suivi quotidien. Docteur J. Cornuau : Le handicap réclame une aide spécialisée voire des soins. Mais avant tout, nous donnons priorité à la personne : le respect de la dignité humaine et de l’individu dans son intégrité physique, psychologique et spirituelle, est une valeur fondamentale de l’Ordre de Malte France. Quand le handicap surgit, c’est l’ensemble de la famille qui est touché : parents, frères et sœurs sont En savoir plus : L’Ordre de Malte France est une organisation caritative agissant en France et à l’international. Association loi 1901, elle est reconnue d’utilité publique. Portée par les valeurs chrétiennes, sa vocation est d’accueillir et de secourir les plus faibles, sans distinction d’origine ou de religion. Elle mobilise ses ressources et compétences dans les domaines de la solidarité, des secours, de la santé et des formations. Aidez-nous à servir les plus faibles ! Faites vos dons sur www.ordredemaltefrance.org aussi en « première ligne ». Nous veillons à ce que ce lien indispensable soit maintenu en associant les familles aux projets du résident. Comment améliorez-vous la vie quotidienne des personnes handicapées ? Alain de Tonquedec : A partir d’un bilan médical d’autonomie, soignants et personnel d’encadrement accompagnent chaque résident dans la réalisation de son projet de vie. Docteur J. Cornuau : Nous utilisons les techniques les plus modernes, comme la domotique, pour développer l’autonomie des personnes handicapées ou l’approche Snoezelen pour favoriser leur bien-être. Où en est l’objectif « légal » d’une France accessible pour tous en 2015 ? Alain de Tonquedec : Un fauteuil roulant ne doit pas empêcher l’accès à la cité, à l’école, à l’emploi ou aux loisirs. Il reste beaucoup à faire. Des expériences faites dans les rues montrent que l’accessibilité reste souvent du domaine de la débrouille ou de l’assistance. Si des équipements de plus en plus innovants permettent de faciliter la vie des personnes handicapées, l’horizon 2015 nécessitera une plus large implication de tous les responsables publics et privés. Comment soutenir votre engagement en faveur des personnes handicapées ? Alain de Tonquedec : Nos professionnels d’accompagnement et de santé ne pourraient totalement accomplir leur mission sans le soutien de nos bénévoles. Mais nous avons aussi des besoins de financement pour nos équipements et nos programmes en faveur de l’autonomie. Diego Ravier



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