L'1visible n°20 novembre 2011
L'1visible n°20 novembre 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°20 de novembre 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Prodeo

  • Format : (219 x 288) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 14,2 Mo

  • Dans ce numéro : Notre-Dame de Montligeon.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Pacome POIRIER/Wikispectacle 6 L’ENTRETIEN xw n°20 novembre 2011 « Les apparitions, ce n’est pas du cinéma. » Francis Huster Sa petite peste Rencontre. Il triomphe dans la Peste d’Albert Camus. Mais on verra bientôt Bernadette Soubirous lui tenir tête dans Je m’appelle Bernadette, le film de Jean Sagols. Francis nous a donné la réplique. Par Magali Germain Sa petite peste ? Elle s’appelle Bernadette ! Le film que Jean Sagols et Serge Lascar consacrent à la vie de Bernadette Soubirous à Lourdes sortira en salles le 30 novembre. Huster y apparaît face à Katia Miran, une Bernadette obstinée et têtue comme une mule. La petite bigourdane affirme à qui veut l’entendre qu’elle voit la Vierge à Massabielle ! Cet hiver, après sa tournée européenne, Huster sera à nouveau à l’affiche de la Peste au théâtre des Mathurins. À la scène, le théâtre est son sérum. À la ville, l’homme confesse le plus grand respect pour l’eau de Lourdes. Brillant, ardent, beau gosse, Huster a du cœur (à revendre), du talent (n’en parlons pas !), un faible pour la Vierge… (ça, on ne le savait pas !) Une journée de la vie de Francis Huster, ça ressemble à quoi ? Passer cent coups de fil ou sms, lire des pièces, courir à des interviews, répéter au théâtre, jouer une pièce et dormir à deux heures du matin. La phrase qui vous agace ? « On verra ça après. » Pour moi, c’est tout de suite. Votre lubie du moment ? Comment ne jamais mentir sans faire de peine. LE VOIR ? Massanne Production, Arbos Films et Vab présentent Un miracle ne s’explique pas, il se vit. Je m’appelle BERNADETTE UN FILM DE JEAN SAGOLS avec la participation de RUFUS Avec LISA MASKER, ARSENE MOSCA, ARIANE CARLETTI, MARIE ROUSSEAU, PHILIPPE LEROUX, ANDRE GAGO, SOFIA NICHOLSON, MANUEL WIBORG. Produit par BERNARD MASSAS en coproduction avec ARBOS FILMS et VAB, Producteurs exécutif VICTOR BENIARD, Antonio DA CUNHA TELLES SUNFLAG, LDA Scénario ROBERT ARNAULT, Jean-Michel DI FALCO, Serge LASCAR, Image BERNARD MALAISY, Son VASCO PEDROSO, Décors AUGUSTO MAYER, Costumes TERESA CAMPOS, Casting JULIE PHILIPPE, Monteur PedroRIBEIRO, 1 er assistant réalisateur MICHEL GUILLERM, Scripte SYLVIE BENAVIDES, Directeur de production VICTOR BENIARD, Distribué par ZELIG FILMS. Le 30 novembre, dans Je m’appelle Bernadette, le film sur Bernadette Soubirous. Face à elle, Huster joue le procureur Vital Dutour représentatif d’un Second Empire sceptique et répressif. L’APPLAUDIR ? Dans La Peste reprise cet hiver à Paris pour la troisième fois. Le théâtre des Mathurins réaffiche l’adaptation et la mise en scène du roman d’Albert Camus par Huster. À l’entracte, où courez-vous ? Je ne joue jamais avec entracte. Jamais sans… ? Ma montre et mon portable. Une affiche qui vous résume ? La Peste. Rouge sang et visage à l’encre noire. Oser regarder droit. Moitié du visage : moitié de ma vie à ce métier. L’autre moitié reste secrète. Il n’y a pas de paix sans espérance, dit Rieux dans le texte de Camus… En 2011, une raison d’espérer ? Dieu n’a pas dit son dernier mot. Il va le dire. Vous arrive-t-il de vous sentir pestiféré ? Jamais. Je vis au-dessus des nuages de la jalousie et de la haine. La prochaine épidémie ? Les médias manipulés par les salauds. Un texte qui vous tient à corps ? Le Misanthrope. De quel chien seriez-vous l’homme ? La Belle dans La belle et le clochard. Quel genre de petit garçon étiez-vous, dans les jupons de Suzanne Huster après-guerre ? Un ange. Né à Neuilly sur « scène », comment êtes-vous monté sur les planches ? Par accident de ski. Je ne pouvais plus aller au footballavec le lycée. J’ai pris des cours avec le jeune François Florent, KATIA MIRAN MICHEL AUMONT FRANCIS HUSTER FRANCIS PERRIN ALESSANDRA MARTINES ALAIN DOUTEY GILLES LEMAIRE NICOLAS JOUHET ERIC LAUGERIAS
n°20 novembre 2011 xw L’ENTRETIEN 7 professeur d’art dramatique au lycée Carnot. Quelqu’un vous a-t-il transmis la foi en l’amour ? Toutes les femmes de ma vie. La foi tout court ? Shakespeare, le dieu des comédiens. Francis as-tu du cœur ? Oui, mais trop vite. Votre métier ? Toujours une crucifixion : souffrir en répétitions pour vivre une résurrection dans le rôle. À quoi sert cette illusion qu’est le théâtre ? Ce n’est pas une illusion. C’est la vraie vie où la vérité parle. Le paradoxe du comédien Huster ? Mourir sur scène tous les jours. Votre meilleur public ? Chaque soir. Un truc pour mémoriser du texte ? L’écrire des centaines de fois. Ligne par ligne. Puis deux par deux. Puis trois par trois. Marcher en apprenant le texte dans la rue, le cœur bat au rythme exact de la scène. Votre devise d’acteur ? Ne jouez jamais, vivez les sentiments vrais. Né un 8 décembre, fête de l’Immaculée Conception, ça vous parle ? Oui. La Vierge est venue et elle me protège de sa pureté. Dieu ? Entre vous deux… simplement ? Une partie d’échecs. Il me mettra échec et moi. Vous avez une grande admiration pour Maximilien Kolbe, ce prêtre polonais mort à Auschwitz en donnant sa vie à la place d’un autre homme… Dominique Probst a écrit un opéra superbe sur Kolbe. Je me suis penché sur son histoire si émouvante. Vous arrive-t-il de prier ? Oui. Tous les jours. Mais jamais pour moi. « Je prie tous les jours. Mais jamais pour moi. » Au-dessus de la scène de votre vie, y a-t-il quelqu’un ? Oui. Plutôt une cène, celle où se retrouvent mes maîtres Dux, Barrault, Rouleau, Jouvet, Vilar, Vitez, Roussillon, Danet, Fellini, etc. Pourquoi avoir accepté de jouer le procureur Vital Dutour dans le film sur Bernadette ? Pour être avec Sagols à qui je dois tant, Terre Indigo, Lido, etc. En 2011, un film sur Bernadette, est-ce crédible ? Oui, parce que celui de Sagols est humble et très simple. Sans pathos. Qu’est-ce qui vous plaît dans ce film ? L’interprétation des acteurs et des faits réels : la fidélité. 3 bonnes raisons d’aller voir Je m’appelle AP_RadioDon_L'1visible_RCF2011_203x132_Mise en page 1 07/10/11 17:00 Page1 Radio don Radio don RCF du 21 au 27 novembre 2011 Bernadette le 30 novembre ? C’est réussi et très exact. Pur et émouvant. Croyez-vous aux miracles ? Non. Voir la Vierge n’est pas un miracle, mais une révélation. Lourdes, vous connaissiez avant le film ? Oui. J’ai pour Lourdes le plus grand respect. Que se passe-t-il à Lourdes à votre avis ? Le secret de la foi. On y croit. On s’y élève. Les apparitions, est-ce du cinéma ? Évidemment non. C’est un mystère. Bernadette, la sainte, fut-elle une bonne actrice pour y faire croire son entourage ? Non. Elle n’a jamais menti, ni joué. Elle a cru. Donc elle a vu. De la Bible, quel texte aimeriez-vous dire par cœur ? Le Chemin de croix. Dans le répertoire catholique, qui mettriezvous en pièce ? Charles de Foucauld. Ce sera mon dernier rôle un jour. a Création : KTO Service Communication B.C. Visages inattendus de personnalités Prochains V.I.P en novembre : Emmanuel Faber, Pascal Légitimus, Claude Pinoteau et à revoir sur Chaque samedi, à 20h40, sur Si l’essentiel vous tient à cœur... soutenez votre radio chrétienne ! 0 810 333 777* www.jesoutiensRCF.fr Votre don à RCF est déductible de vos impôts à hauteur de 66%. * Prix d’un appel local depuis un poste fixe• Conception : www.alteriade.fr



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