L'1visible n°18 septembre 2011
L'1visible n°18 septembre 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°18 de septembre 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Prodeo

  • Format : (219 x 288) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 13,9 Mo

  • Dans ce numéro : communiquer sans violence.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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michel philippe/Bureau233 6 L’ENTRETIEN xw n°18 septembre 2011 "J’aimerais être magicien, pour faire rêver mes enfants." Harry Roselmack Foi cathodique Rencontre. Pour la rentrée 2011, le journaliste préféré des Français abandonne le JT pour se consacrer à sa passion : l’enquête documentaire. Pour L’1visible, il nous parle de son métier et de ses convictions, sans langue de bois. Par Claire Perol. Dans le salon ultra-moderne de la tour TF1 où il nous reçoit, le ton est donné d’emblée. Simplicité, sincérité : voilà certainement le secret de la popularité désormais établie du journaliste préféré des Français. Avec nous, il aborde sa vie publique et sa vie privée, ses meilleurs souvenirs et ses plus grands désirs. Vous êtes le journaliste préféré des Français*. Qu’est-ce que cela vous fait ? Cela m’a d’abord beaucoup surpris, et, bien sûr, cela me fait très plaisir ! Je le vis comme le résultat de la popularité des émissions que j’incarne, de l’impact de la chaîne pour laquelle je travaille. Et puis peut-être d’une attente d’une partie du public de nouveauté, de changement. Le fait que je sois noir pouvait, il y a quelques années, paraître comme un élément dissuasif pour les responsables de chaînes. Cette crainte s’est avérée totalement infondée. Dans vos émissions, vous placez vos invités à la toute première place. La qualité n°1 d’un journaliste selon vous ? Oui, s’intéresser aux autres, et tout faire pour que les téléspectateurs ou les auditeurs s’intéressent aussi à eux. Journaliste est un métier de rencontres. Quelles sont celles qui vous ont le plus marqué ? J’ai eu ACTUALITÉ Rédacteur en chef et présentateur des documentaires « Harry en immersion » et de l’émission dominicale « Sept à huit » sur TF1. SON ENGAGEMENT Membre du club Averroes, qui regroupe près de 400 professionnels autour de la promotion de la diversité dans les médias français. À LIRE Novilu (2007, éditions de Courcelles), une fiction-réalité qu’il écrit sous le pseudo H.J Boungo. la chance de rencontrer Aimé Césaire en 1999. C’était très important pour moi, très fort, très inattendu. Dans un autre registre, la rencontre avec Denzel Washington. Après le journal de 20 heures, on s’est retrouvés à dîner ensemble avec des amis dans Paris. Inattendu là encore… Mais des surprises, on n’en manque pas quand on fait ce métier ! Ce qui vous donne le plus de trac : les dernières secondes avant le 20 heures ou évoluer sur le terrain parmi les soldats en Afghanistan ? Ce sont des peurs très différentes. Le stress des derniers instants avant un journal se gère. J’essaie d’être le plus concentré sur ce que j’ai à faire, mais surtout ne pas penser aux sept millions de personnes qui me regardent. Quelle est l’immersion qui vous fait le plus rêver ? J’aimerais partir en milieu pénitentiaire. Mais toutes les « immersions » que nous avons faites nous ont fait rêver. À chaque fois, on retrouve de l’humain et c’est ce qui m’intéresse : tout est alors en nuance, en interaction, en émotion. Depuis votre plateau télé, comment voyezvous le monde ? Assez décevant… Je ne comprends pas qu’en 2011 on diffuse des images aussi violentes dans certains pays. Je n’accepte pas non plus cette idée de réussite à tout prix, de recherche absolue de la performance.
n°18 septembre 2011 xw L’ENTRETIEN 7 Arrêt sur image d’un moment de votre vie ? La naissance de ma première fille. Mon mariage. Des moments personnels en tous cas. Petit garçon à Tours, quel métier rêviez-vous de faire ? Astronaute. Rapidement ensuite, journaliste. Objectif atteint ? Quand j’ai commencé ce métier, je ne pouvais pas me projeter dans l’idée qu’un jour, je présenterais le JT de TF1… Je suis même allé au-delà de mes rêves, notamment en faisant ces « immersions » - une émission qui est une vraie révélation pour moi. Le talent que vous aimeriez avoir ? Magicien, pour faire rêver mes enfants. Vous fêtez cette année vos dix ans de mariage : félicitations ! Quel est le secret de votre couple ? On ne demande pas à l’autre d’être autre chose que ce qu’il est. À chaque étape de notre vie commune, on a toujours essayé d’être en vérité. On a évité de se mettre d’autres pressions que celle de se respecter. Notre vie a pas mal changé, mon statut aussi, et pourtant j’ai l’impression d’être avec Chrislaine comme au premier mois de notre histoire. Des maîtres à penser ? Pas des maîtres, mais des gens que j’admire. Nelson Mandela, Coluche, Bill Gates, mes parents. Souvent des personnes qui se sont mises au service du collectif. Ce qui me chagrine, c’est qu’il n’y ait pas eu – à part de Gaulle – plus de politiques qui aient ce souci, pourtant premier, du bien commun ! Publi-reportage Communauté de l’Emmanuel En qui croyez-vous ? Je crois en Dieu. Je crois aussi dans les hommes, dans certaines grandes vertus. Et ce Dieu, qui est-ce ? Je suis d’éducation catholique, mais Dieu, je ne me l’imagine pas. J’ai foi en un Dieu bienveillant, qui veille sur nous et qui souvent répond à nos attentes. Je reçois tout de lui, je lui « J’ai foi en un Dieu bienveillant, qui veille sur nous. Je reçois tout de lui. » remets mon parcours, et surtout je crois en la prière. Comment priez-vous ? Je prie tous les jours, au moins toutes les semaines. Cela prend la forme de pensées, de demandes, plus rarement pour moi que pour les autres. Par exemple, quand je passe à côté d’un accident de la route, je demande à Dieu de prendre en charge ce qui vient de se passer. Comment nourrissez-vous cette vie intérieure ? Pour moi, c’est une relation de proximité très forte. Je m’adresse à Dieu comme je pourrais Léguer aujourd’hui en faveur des prêtres de demain parler à quelqu’un avec qui je vis au quotidien. Cette relation n’est pas nourrie comme elle a pu l’être par la messe régulière, mais si le besoin se fait sentir, alors j’y vais. La spiritualité, une dimension vitale ? Elle est pour moi indispensable pour être pleinement homme. Certains s’en passent, mais je crois qu’alors ils n’ont pas atteint leur pleine dimension. Votre prière préférée ? « Merci. » Ce dont vous êtes le plus fier ? Mes enfants, Omaya, Yanaëlle et Leroy. Ce que vous voudriez leur transmettre ? Les valeurs que mes parents m’ont transmises : le respect, l’ouverture, le sens de la justice, et la curiosité. Une bonne résolution pour cette année qui commence ? Être toujours plus au service des autres. a *selon une dernière enquête IFOP/Maximiles pour TopMedia/LeJDD.fr Visages inattendus de personnalités Prochains V.I.P : Cédric Villani le 10 septembre, Michel Delpech le 17 et Fabrice Hadjadj le 24 septembre et à revoir sur Chaque samedi, à 20h50, sur Ouvrez les portes du Royaume ! Église de demain se prépare aujourd’hui. Pour mener à bien leur formation, longue et exigeante – 7 ans minimum – nos L’séminaristes ont besoin de vous. En accordant un legs pour la formation d’un ou plusieurs séminaristes, vous continuerez, après votre départ, à agir concrètement dans le monde, pour le rendre meilleur, plus juste et plus priant, plus fidèle au message du Christ. C’est dans cet esprit que les prêtres de la Communauté de l’Emmanuel en lien avec leurs frères laïcs œuvrent chaque jour au cœur de nos paroisses. C’est pourquoi en soutenant leur formation, vous resterez à leurs côtés chaque jour pour ouvrir un peu plus les portes du Royaume. Père Dominique-mArie DAViD Responsable des prêtres et des séminaristes de la Communauté de l’Emmanuel Léguer, un don et un message Un legs est un don par testament, une disposition écrite par laquelle une personne choisit de donner tout ou partie de ses biens après son décès. C’est un geste important. En transmettant son patrimoine, on donne le fruit d’une vie de travail. C’est donc un geste fort qui s’enracine dans nos convictions les plus profondes. Le legs répond à la question implicite : quel sens donner à ma vie ? Quel message ai-je envie de laisser à mon entourage ? Les prêtres et séminaristes de la Communauté de l’emmanuel•-220 prêtres, au service des diocèses, qui exercent leur ministère principalement en paroisse.•-115 jeunes en route vers le sacerdoce, séminaristes ou en année de discernement.•-65 paroisses dont 39 en France sont confiées par les évêques aux prêtres de l’Emmanuel.•-Coût moyen annuel de la formation d’un séminariste 17 000e. Si une partie de ces frais est couverte par les diocèses d’accueil, une part importante demeure à la charge de la Communauté. C’est pourquoi votre soutien leur sera d’un grand secours. Léguer aux prêtres et aux séminaristes de la Communauté de l’emmanuel Vous vous posez des questions ? Vous souhaitez avoir plus d’informations ? N’hésitez pas à contacter votre conseiller « legs et donations », qui vous répondra en toute discrétion. Anne-Cécile d’Alançon, Communauté de l’Emmanuel 55 Boulevard Lannes 75016 Paris +33 (0)1 45 03 62 44 acdalancon@emmanuel.info ACEFJ



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