L'1visible n°18 septembre 2011
L'1visible n°18 septembre 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°18 de septembre 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Prodeo

  • Format : (219 x 288) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 13,9 Mo

  • Dans ce numéro : communiquer sans violence.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 SOCIÉTÉ xw n°18 septembre 2011 LE CHIFFRE 12 millions d’élèves, de la maternelle à la terminale, prennent le chemin de l’école en France en septembre. L’ASSOCIATION www.phobiescolaire. org LE LIVRE Phobie scolaire, Dr Marie-France Le Heuzey, Pr Marie- Christine Mouren, éd. Josette Lyon, 17 €. LES SOUTIENS Projet d’Accueil Individualisé et aménagement scolaire personnalisé à l’annexe pédagogique du lycée Chateaubriand (Rennes). Tél. : 02 99 25 19 19 Dispositif passerelle de l’unité soinsétudes, académie de Grenoble. Tél. : 04 38 38 08 60 Maison de Solenn, Paris http://mda.aphp.fr Marie-France Le Heuzey est auteur du premier ouvrage sur la phobie scolaire aux éditions J. Lyon. Elle accompagne quotidiennement enfants et adolescents en mal d’école. DR Phobie scolaire L’angoisse de la rentrée École. Cartable sur le dos, angoisse en bandoulière. La rentrée ? C’est la croix et la bannière pour les familles dont un enfant est en refus scolaire. Le matin de la rentrée, Marine, 6 ans, vomit. Depuis son agression, Arthur, 12 ans, est incapable de retourner au collège. Les absences de Kylian sont de plus en plus rapprochées. Ses parents l’envoient de force au lycée qui rappelle pour qu’ils viennent le chercher. Kylian est malade. ÉCOLE ÉGALE ENFER En marge de la liste des maladies, sans chiffre officiel, voilà le tableau noir de la phobie scolaire. 1 à 5% des enfants scolarisés, filles et garçons confondus, seraient touchés. Pour eux, école égale enfer. Leur déscolarisation affecte de plein fouet leurs parents. « Je les vois effondrés », confie une directrice. En effet ces jeunes-là ne refusent pas d’aller à l’école. Ils sont incapables d’y mettre les pieds. Bien distinct de la « sèche » et l’école buissonnière, le refus scolaire anxieux a toujours existé. Sa description remonte aux années 1940. Quelle solution alors ? Ces La phobie scolaire est-elle une maladie sérieuse ? À proprement parler, la phobie scolaire n’est pas une maladie, mais un symptôme à prendre au sérieux car il révèle des situations pathologiques sous-jacentes. La phobie scolaire reflète des troubles très divers : anxiété de séparation, anxiété après une agression ou racket, état dépressif, panique avant les contrôles, etc. Il faut différencier les enfants qui sont en souffrance psychologique à l’école, des enfants qui n’aiment pas l’école point barre. 1 à 5% des enfants souffrent de phobie scolaire. Leur déscolarisation affecte de plein fouet leurs parents. troubles somatopsychiques sont souvent soulagés par une bonne écoute et un accompagnement progressif pour aménager le retour à l’école. L’interaction entre la famille, le médecin scolaire et l’équipe éducative est alors indispensable. Autre secours, les TCC (thérapies cognitivo-comportementales) donnent à l’enfant des outils pour lutter concrètement contre son anxiété. Dans les cas les plus massifs, de rares services hospitaliers permettent une scolarisation accompagnée à l’hôpital. Au-delà des individus concernés, le phénomène interroge notre société. Après l’effacement de l’armée, de la famille, l’école reste la seule institution éducatrice. Difficile de remettre en cause cette géante qui socialise tant bien que mal nos enfants. Pourtant la rigidité du système pose question. « Avec la carte scolaire, À quoi reconnaît-on l’enfant phobique ? Détresse émotionnelle, angoisses incontrôlables, attaque de panique au moment du départ, maux de tête, de ventre, nausées, ces symptômes surviennent les jours de semaine, pas le weekend et les jours sans école. Les troubles cessent dès que l’enfant est autorisé à rester chez lui. Un conseil aux parents ? Travailler à une alliance entre les parents, l’enfant, l’école et le soignant. C’est dans ce certains élèves ne sont simplement pas au bon endroit au bon moment. Trouver la bonne formule pour un enfant n’est pas une décision administrative ! » affirme Nadège Gaujard, chef d’établissement attachée à l’alternative précieuse offerte par l’école privée aux enfants qui ont besoin que la structure s’adapte à eux faute de pouvoir s’adapter à elle. UN TRAUMATISME Autre son de cloche à l’association phobie scolaire. Le rejet, même s’il repose sur un faisceau de causes différentes, aurait pour origine un traumatisme. Viviane Chelli, présidente de l’association, a constaté que 80% des enfants souffrant de phobie scolaire avaient été victimes d’un harcèlement psychique ou d’une agression physique dans le cadre de l’école. Un chiffre qui ne peut que conforter l’initiative ministérielle lancée cet automne pour prévenir le harcèlement à l’école. a Magali Germain 3 questions au docteur Marie-France Le Heuzey : « Un trouble sérieux » Le docteur Marie-France Le Heuzey est psychiatre pour enfants et adolescents. À l’hôpital Robert Debré, elle anime une consultation spécialisée dans les troubles en lien avec l’école. Plainpicture dialogue que des solutions seront aménagées petit à petit. Garder en tête que l’absentéisme scolaire, même ponctuel, n’est pas normal. Se méfier des demandes de dispenses, ne pas devenir complices de l’absentéisme. L’inscription à des cours par correspondance est toujours déconseillée. Elle maintient l’enfant dans son isolement social et dans son « confort domestique ». Enfin veiller à transmettre une image positive de l’école. a Propos recueillis par Magali Germain
n°18 septembre 2011 xw FAMILLE 5 pour L’1visible Un beau jour, elles ont dit stop aux journées à rallonge. Jeunes mères de famille, elles ne veulent plus passer leurs journées à courir mais n’ont pas envie de faire une croix sur leur carrière. Diplômées, elles ont acquis une expérience professionnelle et comptent bien s’épanouir dans un travail qui leur assure une autonomie financière. Alors, elles ont osé créer leur entreprise. Ce sont les « mampreneurs », francisation du mot américain « mompreneurs », de « mom » (maman) et « entrepreneurs ». DES ACTIVITÉS TRÈS VARIÉES En France, ce mouvement a démarré il y a cinq ou six ans, et il s’intensifie. Que font ces mampreneurs ? Souvent de la vente sur Internet. Depuis son domicile de Grasse, Nathalie Grivet-Seyve, 38 ans, trois enfants, professeure des écoles en disponibilité, vend par exemple sur son site (voir leblogdecookinette.com) des ustensiles pour cuisiner avec les enfants, et anime des LA VIE Les mamans créent leur entreprise La bonne idée. Comment maîtriser son rythme de vie pour voir grandir ses enfants sans s’arrêter de travailler ? En créant sa propre entreprise. De plus en plus de femmes ont tenté l’aventure. Avec succès. ateliers culinaires pour les 6-12 ans. Elles sont aussi graphistes, guides-conférencières, rédactrices pour des sites internet, consultantes… Séverine Robadey-Alvane a fondé une société de coursiers à vélo dans l’agglomération nantaise. Valérie Robert, journaliste, 29 ans, était salariée dans une agence de presse à Lyon. À la naissance de son fils, elle veut se poser. « J’habitais à une heure de route de mon travail. Douze heures de nounou par jour, c’était une idée insupportable. J’avais le En pratique Nos conseils pour se lancer n Consultez les sites des deux réseaux de mamans entrepreneurs en France. www.les-mompreneurs.com permet de trouver des infos, partager son expérience, mettre les compétences en commun. Des contacts par régions et les dates des « mamcafés » sont sur le site. Travailler en réseau offre la possibilité de réaliser des opérations conjointes de communication. désir de créer une activité qui me corresponde plus. » Elle s’est donc faite la « portemémoire » de particuliers ou de PME qui souhaitent laisser une trace écrite de leur histoire. Elle gagne la moitié de son salaire précédent, mais pour un mi-temps… Céline Fénié est de celles qui ont contribué à fédérer ces créatrices en réseau et à leur donner une visibilité à travers son blog – mamanetentrepreneuse.typepad.fr. Elle y parle de son quotidien de femme, mère, é p ou s e et www.mompreneurs.fr entend développer le « marrainage » de jeunes sociétés par des chefs d’entreprise confirmés. Il a créé un prix de la « mompreneur de l’année » décerné lors du Salon des micro-entreprises. n Contactez votre chambre de commerce et d’industrie (www.cci.fr) pour connaître les formations et les aides possibles. a L’hebdomadaire chrétien d’actualité - www.lavie.fr dr chef d’entreprise. Créatrice d’un site de vente en ligne, elle cherche dans le monde entier des produits inédits qui facilitent la vie des familles. Un travail solitaire devant son ordinateur. Heureusement, son blog lui permet d’entrer en contact avec d’autres femmes dans son cas. En octobre 2008, elle organise le premier « mamcafé », à Paris. Son idée fait des émules, et des groupes de mampreneurs s’organisent dans les régions. Le réseau compte plus d’un millier de membres. UN ESPRIT D’INITIATIVE Créer son entreprise, est-ce accessible à tout le monde ? « Il faut croire en ses idées, puis s’informer, s’organiser, trouver les bons appuis, affirment Sylvie Baussier et Anouk Journo-Durey dans leur guide « Travailler en solo » (Albin Michel, 13,90 €). C’est surtout une question d’état d’esprit. » La plupart de ces jeunes mères peuvent compter sur un papa qui assure la sécurité financière minimale. Beaucoup font leur étude de marché – indispensable – lors d’un congé parental ou d’une période de chômage. Selon l’activité, il faut compter plusieurs mois, voire plusieurs années, avant de faire des bénéfices correspondant à un salaire. L’argent n’est pas leur moteur, mais elles ont envie de réussir. « J’ai perdu en pouvoir d’achat, mais j’ai gagné en qualité de vie et en épanouissement professionnel », conclut Valérie Robert. a Dominique Fonlupt LOGER UN ÉTUDIANT Un, deux, toit, c’est le dispositif que lance en septembre la région Aquitaine pour venir en aide aux étudiants en formation. Nombre d’entre eux cumulent formation et stage sur des lieux différents sans avoir les moyens de payer deux loyers. Le but d’Un, deux, toit : mettre en relation des jeunes cherchant un logement pour quelques nuits ou quelques mois avec des particuliers qui disposent d’une chambre. Une idée qui pourrait inspirer d’autres régions. Sires Aquitaine, tél. : 05 56 51 57 66. COMPAGNON BACHELIER Les Compagnons du devoir, qui forment les jeunes à 27 métiers, créent à la rentrée 2011 une licence professionnelle pour les bacheliers, soit la possibilité de suivre un cursus compagnon du devoir après un bac général. Cette proposition s’inscrit dans un projet de « grande école des hommes et des métiers en compagnonnage », à l’horizon 2015. www.compagnonsdu-devoir.com LAISSEZ-MOI VIVRE MA VIE Comment partir de la maison de ses parents et prendre vraiment son indépendance ? Le psychologue Philippe Hofman se penche dans son dernier livre sur « L’impossible séparation entre les jeunes adultes et leurs parents » (Albin Michel). Surprotégés, habitués au cocooning, les jeunes ont du mal à s’engager et à voler de leurs propres ailes. Ce livre énergique les invite à réinventer les pistes de l’autonomie.



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