L'1visible n°17 jui/aoû 2011
L'1visible n°17 jui/aoû 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°17 de jui/aoû 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Prodeo

  • Format : (219 x 288) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 12,3 Mo

  • Dans ce numéro : Saint-Guilhem, la perle du Languedoc.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Eric Robert/VIP Production/Corbis 6 L’ENTRETIEN xw n°17 juillet-août 2011 Francis Perrin et son fils Louis. Francis Perrin Un type bien Rencontre. Son bégaiement l’a fait connaître, son talent l’a fait durer. De La gifle aux Fourberies de Scapin, du Passe- Muraille à, récemment, Le nombril de Jean Anouilh, du théâtre lyrique au roman, il étonne. La preuve. Par Emmanuelle Dancourt Comédien, metteur en scène, auteur, sur la scène comme à l’écran il revendique son statut d’amuseur public au point de consacrer un ouvrage miroir à Triboulet, bouffon de François 1 er. Une fois le rideau baissé, c’est un homme profond et complet qui se révèle, un homme qui sait puiser dans sa foi les ressources pour combattre l’adversité et déjouer les pronostics. KTO pour L’1visible La télévision catholique - www.ktotv.com Quel petit garçon étiez-vous ? Un petit garçon très heureux, indépendant voire solitaire. Je lisais beaucoup, j’étais rêveur mais aussi très turbulent à l’école. Odeur de votre enfance ? En Dordogne où je passais mes vacances, une fermière me faisait des tartines de crème fraîche sur du pain à la grosse mie bien chaude. Un régal ! Qu’y a-t-il de vietnamien en vous ? Mon père. Il était métis vietnamien, ingénieur du son dans le ACTU SON LIVRE Le bouffon des rois, Plon, 2011. THÉÂTRE Sganarelle dans Dom Juan de Molière, tournée d’été avec Francis Huster (Dom Juan). CINÉMA Tournage de Thérèse Desqueyroux (réal. Claude Miller) avec Audrey Tautou et Gilles Lellouche. UNE DEVISE Droit et fidèle, va. La devise du collège jésuite saint Charles à Athis-Mons. UNE CERTITUDE On apprend beaucoup plus en admirant qu’en critiquant. UNE PHRASE À MÉDITER « La vérité ne se fait tolérer que sous le masque de la folie », Erasme. cinéma et ma mère script girl. Quelle éducation avez-vous reçue ? Très catholique. Enfant, je parlais latin couramment. Quand l’évêque venait, c’était toujours moi qui servais la messe. Comme il coupait souvent le texte pour raccourcir l’office, il savait que je pouvais suivre ! Tous les matins, je servais aussi la messe du père supérieur chez les jésuites d’Athis-Mons où j’ai été élevé. Que reste-t-il de cette éducation ? Je suis très croyant, très catholique. Je m’entretiens avec Dieu tous les jours. En tournée, je rentre très souvent dans les églises. Quel personnage d’Église admirez-vous ? Saint Thomas More. Un homme intègre qui est allé jusqu’au bout de ses idées. Il était chancelier d’Henry VIII. Quand celui-ci a divorcé pour épouser Anne Boleyn, créant un schisme avec Rome à l’origine de l’Église anglicane, Thomas More a refusé de suivre le roi comme chef religieux. Il a été condamné et décapité. Il n’a pas cédé. Il était philosophe, juriste, historien, théologien, humaniste, politique et on lui a tout pris. Un grand croyant. C’est beau les saints ! Sans compromission, droits dans leurs bottes.
n°17 juillet-août 2011 xw L’ENTRETIEN 7 Il est le saint patron des hommes politiques… Oh, quel dommage ! Ils ne savent même pas qui il est ! Quel paysage reflète votre intériorité ? La campagne du pays d’Auge, verte et calme. Que vous a appris Jean Anouilh, que vous avez connu ? L’œil malin. Dire les choses avec élégance, humour et ne pas se prendre au sérieux tout en étant conscient de sa valeur. Comment est née votre vocation de comédien ? Un de mes oncles récitait du Victor Hugo et dirigeait un journal : c’était un vrai personnage. Il m’a inspiré. Mais encore ? Bon. Ma mère était infirme, elle boitait et mes camarades se moquaient d’elle quand elle venait me chercher à l’école. J’ai décidé de faire rire de moi pour détourner l’attention. Je me suis mis à bafouiller beaucoup plus pour qu’on se moque de moi plutôt que de ma mère. D’ailleurs vous ne bégayez pas du tout là ! En fait, je n’ai jamais vraiment bégayé. Je butais seulement sur certains mots mais j’ai exagéré ce léger handicap pour me faire remarquer. On se construit sur ses défauts aussi et cela ne m’a pas empêché d’entrer à la Comédie française ! Et puis Moïse était bègue, Démosthène aussi. Le bouffon Triboulet dit dans votre livre : « J’en jouerai, j’en surjouerai même. Mes handicaps au lieu de me rabaisser aux yeux de tous, me serviraient d’élévateur. » Qu’y a-t-il de bouffon en vous ? Triboulet justement car son histoire est Publi-reportage Communauté de l’Emmanuel aussi la mienne. Le bouffon de la Cour était un personnage très important qui pouvait dire ce qu’il voulait. Malheureusement, les gens qui font rire n’ont jamais été considérés à leur juste valeur. Mais ce n’est pas grave. « Je m’entretiens avec Dieu tous les jours » Votre handicap est léger. Votre fils Louis a un handicap lourd. Comment avez-vous réagi à l’annonce de son autisme ? Mal. J’ai demandé à Dieu : « Pourquoi ? Qu’ai-je fait ? » Tout de suite après je me suis dit : « C’est un cadeau. Si tu es capable de le recevoir, c’est que tu peux avancer plus loin. ». Et j’ai avancé. Vous connaissiez cette maladie ? Pas vraiment. Avant j’étais très impliqué dans l’enfance maltraitée, c’est une cause qui me touche beaucoup. Depuis, je me bats pour l’autisme. Que pouviez-vous faire ? Au début on m’a dit de faire le deuil de mon enfant ! Impossible ! Avec Léguer aujourd’hui en faveur des prêtres de demain Gersende, mon épouse, nous avons découvert la méthode américaine ABA, un traitement éducatif stimulant. Heure après heure, année après année, des éducateurs se sont succédé à la maison pour stimuler Louis. Ses progrès ont été spectaculaires. Avant il ne savait ni parler, ni manger et ne supportait aucun bruit. Aujourd’hui il va bien, il est autonome et joue avec ses frères et sœurs. C’est une méthode mal connue en France… Elle marche dans le monde entier depuis quarante ans mais en France elle piétine. Les soins ne sont pas remboursés, il n’y a pas assez d’éducateurs… Si ma notoriété a pu servir à la diffuser, c’est déjà déjà beaucoup. Votre regard sur le sens de la vie a-t-il changé ? Oui, bien sûr, ma vie a basculé soudainement. Les priorités changent, on apprend à relativiser. Il faut être très solide, il faut être deux. L’amour du couple est très important pour les progrès de l’enfant. Qu’avez-vous appris sur vous-même ? Mon maître au Conservatoire, Louis Seigner, me disait : « Essaye d’être un type bien. » J’ai travaillé à cela toute ma vie. Donc j’ai voulu assumer la maladie avec ma femme qui a été formidable. Sans Louis, j’aurais eu une vie moins intéressante. Quelle mort choisiriez-vous ? Comme mon père et ma mère, le cœur. Dans ma vie, j’ai beaucoup fonctionné avec le cœur. J’espère qu’il sera bien usé à force d’avoir servi. a Ouvrez les portes du Royaume ! Église de demain se prépare aujourd’hui. Pour mener à bien leur formation, longue et exigeante – 7 ans minimum – nos L’séminaristes ont besoin de vous. En accordant un legs pour la formation d’un ou plusieurs séminaristes, vous continuerez, après votre départ, à agir concrètement dans le monde, pour le rendre meilleur, plus juste et plus priant, plus fidèle au message du Christ. C’est dans cet esprit que les prêtres de la Communauté de l’Emmanuel en lien avec leurs frères laïcs œuvrent chaque jour au cœur de nos paroisses. C’est pourquoi en soutenant leur formation, vous resterez à leurs côtés chaque jour pour ouvrir un peu plus les portes du Royaume. Père Dominique-mArie DAViD Responsable des prêtres et des séminaristes de la Communauté de l’Emmanuel Léguer, un don et un message Un legs est un don par testament, une disposition écrite par laquelle une personne choisit de donner tout ou partie de ses biens après son décès. C’est un geste important. En transmettant son patrimoine, on donne le fruit d’une vie de travail. C’est donc un geste fort qui s’enracine dans nos convictions les plus profondes. Le legs répond à la question implicite : quel sens donner à ma vie ? Quel message ai-je envie de laisser à mon entourage ? Les prêtres et séminaristes de la Communauté de l’emmanuel•-220 prêtres, au service des diocèses, qui exercent leur ministère principalement en paroisse.•-115 jeunes en route vers le sacerdoce, séminaristes ou en année de discernement.•-65 paroisses dont 39 en France sont confiées par les évêques aux prêtres de l’Emmanuel.•-Coût moyen annuel de la formation d’un séminariste 17 000e. Si une partie de ces frais est couverte par les diocèses d’accueil, une part importante demeure à la charge de la Communauté. C’est pourquoi votre soutien leur sera d’un grand secours. Léguer aux prêtres et aux séminaristes de la Communauté de l’emmanuel Vous vous posez des questions ? Vous souhaitez avoir plus d’informations ? N’hésitez pas à contacter votre conseiller « legs et donations », qui vous répondra en toute discrétion. Anne-Cécile d’Alançon, Communauté de l’Emmanuel 55 Boulevard Lannes 75016 Paris +33 (0)1 45 03 62 44 acdalancon@emmanuel.info ACEFJ



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