L'1visible n°15 mai 2011
L'1visible n°15 mai 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°15 de mai 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Prodeo

  • Format : (219 x 288) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 12 Mo

  • Dans ce numéro : 24 heures avec le curé des loubards.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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4 SOCIÉTÉ xw n°15 mai 2011 FINANCE SOLIDAIRE Le secteur de la finance solidaire constitue un fort soutien à l’économie sociale. Si l’épargne solidaire ne représente que 2,4 milliards d’euros, elle est en très forte croissance (47% en 2009), proposant, régulièrement de nouveaux produits aux investisseurs. Toutes les banques proposent l’épargne solidaire sous forme de livrets, SICAV ou FCP, contrats d’assurance vie, comptes épargne, etc. De plus en plus d’épargnants deviennent investisseurs solidaires – près de 700 000 aujourd’hui – et participent à l’élan de l’entrepreneuriat social en choisissant d’investir dans des valeurs sûres : à la fois financières et humaines. LE SITE L’institut de l’innovation et de l’entrepreneuriat social : www.iies.fr Guillaume Hermitte est le fondateur de Puerto Cacao et lauréat de Paris-Entreprendre. www.puerto-cacao.fr www.reseau-entreprendre. org DR Entreprises sociales L’humain d’abord Travail. Bâtir une entreprise au service de l’homme et de son territoire : c’est l’objectif de l’entrepreneuriat social. Explications. Ce sont des pionniers. À la fois des entrepreneurs et de s a c t e u r s sociaux. Leur entreprise est soumise aux lois du marché, de la prise de risque, de la création de richesse et de l’obligation de résultat. Pourtant, ils ont choisi d’être aussi des acteurs sociaux. Leur objectif ? Créer de la richesse pour l’utiliser équitablement, en répondant à des besoins sociaux. La préoccupation de venir en aide aux personnes en difficulté motive ces activités, soit par la nature des services proposés et de leurs destinataires, soit par le profil des personnes embauchées, qui y trouvent un emploi et un accompagnement socio-professionnel. NOUVEAUX BESOINS Vous sortez de l’ESSEC et vous avez fait le choix de travailler dans l’entrepreneuriat social, cela signifie sans doute une rémunération moindre que celle de vos camarades… Je n’ai pas de regret. Ce sacrifice a pour contrepartie de la gratification et de la fierté. Je lis dans le regard des autres que je contribue à apporter ma pierre à l’édifice. Les Jardins de Cocagne sont des jardins maraîchers biologiques à vocation d’insertion sociale et professionnelle. Depuis une trentaine d’années déjà mais surtout sous l’effet de la crise récente, l’entrepreneuriat social se développe en France. De nouveaux besoins apparaissent dans les domaines des services à l’enfance, du social et du médico-social, du sanitaire, de l’insertion, de l’environnement. Aujourd’hui, ce secteur représente 12% du PIB et 10% de l’emploi ; l’entrepreneuriat social n’est pas – ou n’est plus – une « anecdote économique ». Parmi eux, Muhammad Yunus, père du microcrédit, Prix Nobel de la Paix 2006 ; Jean-Guy Henckel, fondateur du réseau Cocagne (jardins maraîchers biologiques à vocation d’insertion sociale et professionnelle) ; Bill Drayton, fondateur de Ashoka, dans un genre encore différent, etc. GRANDES ÉCOLES SOCIALES Les étudiants aussi sont de plus en plus nombreux à s’orienter dans cette filière. Des chaires - qui refusent du monde - ont été créées dans des écoles (ESSEC, HEC). Parallèlement, les grandes 3 questions à Guillaume Hermitte : « Au service de la réinsertion » Qu’est-ce que Puerto Cacao ? C’est un bar à chocolat gourmet, solidaire et durable. Gourmet parce que nous fabriquons de savoureux produits du chocolat. Solidaire, parce que Puerto Cacao est un outil économique au service de la réinsertion de personnes en difficulté, un sas entre l’exclusion et l’intégration. Sur les 10 salariés, 3 sont en insertion. Durable, parce que tous nos produits respectent les principes du commerce équitable, c’est-à-dire une meilleure rétribution des producteurs. entreprises, elles-mêmes, développent des engagements dans les domaines sociaux et environnementaux. Enfin, le public, les consommateurs attendent avec plus d’exigence des comportements sociaux, éthiques et responsables de la part des entreprises. Mais l’entrepreneuriat social est une activité encore peu connue. Ses acteurs sont habituellement davantage absorbés par leur action que par sa médiatisation. Selon le baromètre des Priorités Sociales du Mouves (Mouvement des Entrepreneurs Sociaux), 8 Français sur 10 ignorent de quoi il s’agit. « Il faut démultiplier, faire grandir, faire connaître nos réponses entreprenariales aux besoins sociaux des gens. Et leur redonner espoir et confiance dans leur capacité à agir au quotidien, à entreprendre, pour améliorer leur vie et peser sur le cours des choses », martèle Jean-Marc Borello, Président du Mouves et fondateur du groupe SOS. a Vincent Neymon Guillaumme Hermitte a choisi de faire du chocolat au goût de social. Il vend du chocolat artisanal tout en respectant les droits des producteurs de cacao et en employant des personnes en réinsertion.C. Goussard Comment fonctionne votre budget ? 80% du budget vient du chiffre d’affaires des clients directs, et des activités B2B, c’est-à-dire des ventes aux comités d’entreprises ou aux entreprises pour les cadeaux de fin d’année. 15 à 20% en subventions d’exploitation liées aux postes d’insertion pour compenser une moindre productivité. Et des subventions exceptionnelles d’investissement pour les ouvertures de nouveaux points de vente. a Propos recueillis par Vincent Neymon
n°15 mai 2011 xw FAMILLE 5 pour L’1visible Éveiller à la foi les tout-petits La bonne idée. Beaucoup de paroisses proposent une initiation à la vie chrétienne aux enfants qui n’ont pas encore l’âge du catéchisme. Jeux, découverte et partage sont les clés de voûte de ces ateliers. l n’est jamais trop tôt pour I nouer une relation avec Dieu. Alain Bonnet, diacre dans le diocèse de Strasbourg, en est persuadé : les tout-petits vivent des expériences spirituelles, même si elles se situent à un autre niveau que les nôtres. Une bonne raison pour s’investir dans la transmission de la foi aux enfants de 3 à 7 ans. Nos conseils pour lancer des ateliers d’éveil. ENSEIGNEZ-LEUR LES VERTUS DU SILENCE Les tout-petits fuient le silence par peur d’être confrontés à ce qu’ils ressentent, car ils ont du mal à canaliser leurs émotions : « L’initiation à la prière passe d’abord par la prise de conscience de la vie intérieure et du ressourcement que procure son écoute », explique une responsable de l’éveil à la foi dans le diocèse de Lyon. Comment faire ? Proposez aux enfants cinq minutes de concentration, c’est suffisant : assis en tailleur, les mains sur En pratique Si vous souhaitez animer un atelier N’improvisez pas. Les enfants ont besoin de repères : fixez un déroulé et un thème pour les séances. Ne prévoyez pas plus de 20 minutes par activité. Reliez votre thème à la fabrication d’un objet et proposez aux enfants de tenir un cahier de résumé des cours. Appuyez-vous sur des ouvrages… « Grains de Bible », récits de l’Ancien et du Nouveau Testament simplifiés et richement illustrés par Kees de Kort, Alliance biblique universelle, 27 €. LA VIE les genoux, les yeux fermés et le dos droit, exécutez avec eux des gestes comme le signe de croix, récitez une prière et faites répéter une phrase pour favoriser son intériorisation. Vous pouvez donner quatre directions aux enfants pour confier à Dieu ce qu’ils ressentent : je t’aime, merci, pardon, s’il te plaît. FAMILIARISEZ-LES AVEC LA BIBLE Les enfants accrochent bien aux récits bibliques, qui sont construits comme les contes et opposent méchants et gentils. Ces exemples leur montrent que Dieu reste à leurs côtés durant les épreuves, et permettent de relier son message à leur quotidien. « L’Atelier des enfants », de Victoria Delquié et Anne Gravier, le Sénevé, 10 €. Des propositions d’ateliers d’éveil à la foi. « Le papa de Jésus, c’est aussi mon papa », de Véronique et Emmanuel Soulard, Crer, 25 €. Une approche du christianisme au travers d’expressions enfantines. … et des sites Internet www.eveil-foi.net www.cate-ouest.com http://initiationchretienne-lyon.cef.fr a L’hebdomadaire chrétien d’actualité - www.lavie.fr florence bochoire pour la vie Comment faire ? Écouter ne leur suffit pas. Privilégiez les supports visuels : dessins, marionnettes… Favorisez aussi leur expérience de la Parole par le corps, à travers le théâtre ou la méthode Jousse (associer des versets à des gestes et à une mélodie). DONNEZ-LEUR LE SENS DE LA COMMUNAUTÉ La famille constitue la première expérience d’Église des enfants, et la dimension communautaire doit se construire à partir d’elle. Comment faire ? Visitez une église en la présentant comme la maison de famille des chrétiens et en insistant sur les éléments que l’on retrouve dans tous les lieux consacrés, comme la croix. Organisez des rassemblements dédiés aux familles avec des chants et des ateliers. Ces temps festifs marquent les enfants. Enfin, la messe permet de les immerger parmi toutes les générations et de leur faire ressentir la force de la liturgie. SENSIBILISEZ-LES À LA CONTEMPLATION Les tout-petits ont une grande capacité d’émerveillement. Dans notre époque matérialiste, ils doivent apprendre à saisir l’importance de la gratuité de tout ce qui n’est pas fait de main d’homme. Comment faire ? En promenade, observez avec eux la nature : les enfants y sont sensibles et la découvrent sous l’angle émotionnel, qui les plonge dans un état propice à la contemplation. Céline Marcon a JEUNES ET RESPONSABLES Premier symbole du sens des responsabilités pour les jeunes Français : la carte d’électeur, puis le permis de conduire et, loin derrière, la carte bancaire. Interrogés dans un sondage Harris/La Vie/Scouts et Guides de France, ils associent la responsabilité au devoir, au passage à l’âge adulte, à la citoyenneté. Les jeunes se disent prêts à s’engager pour des causes qui leur tiennent à cœur, mais regrettent que la société ne leur fasse pas assez confiance. www.lavie.fr PROTÉGEONS NOS BÉBÉS Coucher le nourrisson sur le dos, sur un matelas ferme, sans couette ni oreiller ou autre accessoire est le geste simple recommandé aux parents dans un rapport du 22 mars de l’Institut de veille sanitaire. En effet, chaque année, en France, 240 bébés décèdent de la mort subite du nourrisson. Un chiffre en forte baisse depuis les années 1990, grâce aux campagnes de prévention, mais que de bons réflexes pourraient encore faire diminuer. SEXISME ÉCOLOGIQUE Les femmes auraient une empreinte écologique moins importante que celle des hommes, selon une étude récente (source Factor X). Alors que l’émission de CO 2 d’une Française atteint, en moyenne, 32,3 kg par jour, celle d’un Français grimpe à 39,3 kg, car il consomme plus de produits carnés, de boissons traitées et utilise plus la voiture.



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