L'1visible n°13 mars 2011
L'1visible n°13 mars 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°13 de mars 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Prodeo

  • Format : (219 x 288) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 12,7 Mo

  • Dans ce numéro : Ganagobie, une abbaye en Proence.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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14 UNE VIE QUI BASCULE xw n°13 mars 2011 pour L’1visible Ma dernière chance Confrontée au vide de son existence, Myriam a fini par traverser une profonde dépression. Jusqu’à une expérience qui l’a sauvée. À l’adolescence, une grande quête spirituelle a grandi dans mon cœur. J’étais baptisée et notre mère nous avait appris le Notre Père et le Je vous salue Marie que nous disions chaque soir. Mais c’était tout. Voulant aller plus loin, je me suis inscrite avec mon frère au catéchisme. Mais de parents divorcés et d’un milieu très différent des autres, nous avions du mal à trouver notre place. Nous avons renoncé. Puis, toujours habitée par une intense soif intérieure, je suis allée voir du côté des témoins de Jéhovah, de l’islam, du bouddhisme, du développement personnel, etc. Mais à chaque fois, un obstacle survenait et j’en concluais que le Dieu auquel je croyais au fond de moi n’était pas présent là. Déçue, je suis devenue assez allergique à la religion. Je continuais seulement à fréquenter les lieux de culte en dehors des offices. Partie travailler à Londres, j’aimais, à l’heure de la pause, aller m’asseoir dans une église. Cela m’apaisait et je me disais que tellement de personnes avaient prié là que, si Dieu se révélait un jour, ce serait dans un lieu comme celui-là ! J’avançais donc à ma façon, en parallèle de la religion catholique mais sans suivre aucun office dont je ne comprenais pas le sens. Puis, de déception en déception, la question du sens de ma vie s’est imposée à moi. « Quel est le but ? Dieu, tu m’as oubliée. Je t’ai cherché partout et je ne te trouve pas. Pourtant, je sais IL EST VIVANT que tu existes ! » J’étais fatiguée de cette quête et, bien que très entourée, je me sentais très seule. Je suis tombée dans une profonde dépression. Je n’avais plus aucune envie de vivre. Je suivais un traitement lourd : antidépresseurs, anxiolytiques, somnifères, etc. LE PUZZLE S’EST RECOMPOSÉ Lors d’un retour en France, ma mère me propose de l’accompagner aux Antilles, d’où je suis originaire. Là-bas, une tante m’invite dans son groupe de prière. Bien que réticente, je finis par la suivre. Je découvre un groupe de femmes qui prient les bras en l’air, chantant une langue étrange. Je suis Une parole qui me touche au plus intime persuadée qu’elles ont bu trop de rhum ! Elles demandent si quelqu’un souhaite que l’on prie pour lui. Ma tante me pousse affectueusement. Je m’avance. Alors qu’elles prient pour moi, je sens soudain comme des écluses qui s’ouvrent à l’intérieur. L’une de ces femmes a une parole qui me touche au plus intime. Et une autre dit une parole Ascension du Christ dans l’église Saint-Nicolas de Véroce en Haute-Savoie. Aujourd’hui, dans nos vies - www.ilestvivant.com tout simple, qui me retourne comme une crêpe : « Jésus t’aime. » C’est comme si, en un instant, le puzzle se recomposait. Toutes mes questions trouvaient réponse. Le soir, ma tante m’informe qu’elle va le lendemain à la messe à six heures du matin. Bien que très affaiblie par mon état dépressif, je décide de l’accompagner, comme si c’était ma dernière chance. Au moment de l’élévation, je reconnais dans l’eucharistie la personne qui m’a « parlé » la veille : ce Jésus, c’est le même ! Je sens alors un immense désir de le recevoir. Ma tante me conseille d’aller d’abord rencontrer un prêtre. Ce que je fais immédiatement après la messe. Le prêtre me reçoit pendant une heure. Il me donne les coordonnées d’un de ses confrères à Paris. À peine rentrée, je prends contact avec lui. Je me prépare à la première communion que je reçois quelques mois après. J’attendais cette rencontre depuis tant d’années ! Quand j’ai reçu le Christ, une première objection s’est présentée à moi : « C’est tout ? » Et aussitôt après, la réponse est venue : « Oui, c’est tout ! » C’est toute ma vie, c’est mon tout. Par ce sacrement, le Seigneur m’a guérie progressivement de ma dépression. Je lui avais demandé cette grâce et, avec un suivi médical très sérieux, j’ai pu arrêter tous mes médicaments au bout de trois mois. Oui, c’est vraiment Jésus que l’on rencontre dans son eucharistie. Je l’ai expérimenté et ma vie en a été transformée. a Propos recueillis par Laurence Meurville Corinne SIMON/CIRIC
n°13 mars 2011 xw COUP DE CHAPEAU 15 UNE DATE 8 MARS : JOURNÉE DE LA FEMME Au Burkina Faso, au Cambodge, en Russie et en Biélorussie, la Journée internationale des droits des femmes est décrétée jour férié. AU PARFUM À l’occasion de la journée de la femme, L’Occitane met en vente un savon composé de beurre de karité issu d’une filière équitable au Burkina Faso. Fabriqué par une savonnerie de femmes au Burkina Faso. L’Occitane, 4,50 € SOUTENIR LE BERCAIL Le Bercail BP 30046 28001 Chartres cedex www.lebercail28.com/association.php Tél : 06 30 82 90 16 Un toit pour elles Point de chute. Le Bercail est un lieu d’accueil d’urgence pour toutes les mères seules en difficulté. À Chartres, l'association les héberge sans condition, enceintes ou accompagnées de leurs enfants. Apaisante odeur de linge propre et jouets premierâge au sol. Quand on franchit le seuil de l’appartement aménagé pour ces mamans malmenées, la vie paraît simple. On est rentré au Bercail. Bien nommé, cet accueil d’urgence pour les femmes et leurs jeunes enfants, vit 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. À toute mère d’où qu’elle vienne, avec ou sans enfants à charge, l’association offre un toit dans un logement équipé mis à sa disposition. Le Bercail accueille des femmes désorientées, des mères en grande détresse Après le succès phénoménal du "Voyage des Pères" (60'000 exemplaires vendus), David Ratte remet le couvert ! An 33 après JC… À peine remis de son séjour à Jérusalem où il a enfin retrouvé ses fils devenus apôtres du Christ, Jonas doit reprendre la route pour se rendre au chevet de sa vieille tante mourante. Mais juste avant de passer l’arme à gauche, la tantine lui fait une révélation : Les ancêtres de Jonas n’étaient pas tous juifs. L’un d’entre eux, un certain Yona, était égyptien et vivait au bord du Nil 1500 ans plus tôt. Homme riche et arrogant, Yona coulait des jours heureux et oisifs à la cour de Pharaon… jusqu’à ce qu’un certain Moïse ne vienne tout chambouler. www.paquet.li magali germain Au foyer du Bercail les femmes peuvent prendre le temps de trouver une solution pour leur avenir et celui de leur enfant. matérielle et morale, souvent confrontées à l’alcoolisme, à la violence, à la précarité. En ce moment, assise à la table du salon, chaussons aux pieds, Jade aide sa fille de six Le Voyage des Pères, 2 ème Époque : L’Exode selon Yona Tome 1 - Descendance Par David Ratte ans à préparer l’autodictée du lendemain pendant que ses deux aînés jouent dans leur chambre. Cette maman s’est cachée là pour fuir des violences. Dans sa chambre, Valérie, 18 ans, a accroché les photos de sa deuxième échographie. Mise à la porte de chez elle et incapable de s’installer avec son compagnon, elle a atterri là le temps de sa grossesse. Chacune trouve au sein de la structure un peu de calme et de sécurité, le temps d’envisager une solution convenable pour l’avenir. VERS L’AUTONOMIE À la différence des autres structures, l’accueil est immédiat et les abritées reçoivent une visite quotidienne pour faire le point. Profondément humain, l’accompagnement proposé par le Bercail est aussi bien matériel qu’émotionnel, il peut durer de dix jours à plusieurs mois. Reconnue d’utilité publique, l’association vit essentiellement grâce aux dons. Depuis sa création en 2009, 45 enfants et 35 mères y ont trouvé refuge. a Magali Germain



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