L'1visible n°112 mars 2020
L'1visible n°112 mars 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°112 de mars 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Prodeo

  • Format : (225 x 302) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 4,8 Mo

  • Dans ce numéro : interivew de Victoria Sio.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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10 un monde plus humain N°112/MARS 2020/Le parrainage est un lien entre deux enfants, l’un Français, l’autre du Sud-Est asiatique. Pour 28  € par mois (7  € après déduction fiscale), il permet à un enfant défavorisé d’aller à l’école, et de reprendre en main son avenir. Au-delà de cette aide matérielle, un lien d’amitié se tisse petit à petit, par le biais d’un échange épistolaire, et parfois d’une ou plusieurs rencontres entre parrain et filleul. REPORTAGE ENFANTS DU MÉKONG LA JOIE DU DON Moments partagés, transmission de valeurs et initiation à la solidarité, le parrainage proposé par l’association Enfants du Mékong est une relation qui nourrit autant les enfants en Asie qu’en France. À l’occasion d’une première communion ou d’une profession de foi, certains parrains et parents ont choisi ce cadeau original pour accompagner leurs adolescents dans la découverte du don, de la réciprocité mais aussi de l’intériorité. Ils témoignent. TEXTE XAVIER GUIGNARD – PHOTOS ENFANTS DU MÉKONG
Crée en 1958, l’association soutient et aide l’enfance dans sept pays d’Asie du Sud-Est. Grâce à des parrainages elle offre à ces enfants oubliés, victimes de l’extrême pauvreté, d’un handicap, d’une maladie, de s’instruire, de se former professionnellement et de se construire un avenir, dans une ambiance familiale et bienveillante. « Un enfant à l’école, c’est un enfant de moins dans la rue. » Cette affirmation que martelait René Péchard, le fondateur d’Enfants du Mékong, prend tout son sens lorsque l’on habite un bidonville ou une province reculée. Grâce à leurs parrains et marraines, ce sont plus de 22 000 enfants qui peuvent aujourd’hui retrouver le chemin de l’école et croire de nouveau en leurs rêves. un monde plus humain EN DÉTAIL Parrain et filleul échangent plusieurs lettres par an. Mais il est également possible d’aller rendre visite à son filleul. Au-delà des photos et explications fournies par Enfants du Mékong, se rendre sur place permet de mieux comprendre le parrainage et la situation de son filleul. Une fois la glace brisée, c’est une rencontre qui se vit avec le cœur ! UNE AVENTURE HUMAINE ET SPIRITUELLE L’éducation, comme la foi, se construit dans le temps. Parrainer, c’est apprendre à s’engager, car un parrainage se déroule sur plusieurs années. Une école de la patience également, puisque chaque lettre, une fois traduite, traversera le monde pour arriver à son destinataire. À l’heure de l’instantanéité, apprendre l’attente fait redécouvrir la valeur de chaque chose. Offrir un parrainage, c’est faire un cadeau solidaire qui ouvre les enfants à une autre culture  : leur correspondant a forcément des façons de vivre, d’étudier, de jouer, différentes... Il pourra s’enrichir de ces découvertes et prendre conscience des richesses qui lui paraissaient jusqu’ici naturelles. Et pourquoi ne pas faire de cette aventure humaine une aventure spirituelle, en priant en famille pour le filleul ? UN CADEAU RICHE DE SENS Ivan a offert ce parrainage à son petit-fils, âgé de 7 ans, pour sa première communion  : « J’ai trouvé que le parrainage d’un enfant prenait tout son sens  : à travers ce geste, j’ai transmis à mon petit-fils les valeurs d’amour et de partage que Jésus nous a transmises et auxquelles je crois. J’ai voulu aussi lui montrer que c’est un grand privilège d’aller à l’école dans de si bonnes conditions. » UN PASSAGE DE RELAIS GÉNÉRATIONNEL Thomas, 9 ans, a lui aussi reçu une belle enveloppe de la part de son grand-père  : « Au début, je n’ai pas trop compris ce qu’il fallait faire et puis Papy m’a expliqué qu’il parrainait lui aussi des enfants depuis des années. Maintenant, c’est à mon tour ! » Intarissable sur son filleul, Thomas a vite compris la portée de ce passage de relais générationnel  : « Il s’appelle Boundriet. Il a 11 ans et vit au Cambodge. Ses parents sont pêcheurs. Il dessine et travaille vraiment très bien à l’école, et me raconte la fête de la pluie, celle du printemps ou me parle des dieux qu’il prie. Je crois qu’il est bouddhiste... » Le parrainage est un voyage vers d’autres cultures autant qu’un puissant accélérateur de maturité pour ces jeunes, qui découvrent la vie difficile de trop nombreux enfants de leur âge. POUR EN SAVOIR www.enfantsdumekong.com 11



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