L'1visible n°11 janvier 2011
L'1visible n°11 janvier 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°11 de janvier 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Prodeo

  • Format : (219 x 288) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 9,7 Mo

  • Dans ce numéro : Roland Giraud... confession théâtrale.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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4 SOCIÉTÉ xw n°11 Janvier 2011 UNE DATE LE 10 JANVIER Journée nationale de prévention et d’information sur l’obésité infantile LA BONNE IDÉE Cuisiner avec les enfants est un excellent moyen de leur apprendre le goût des choses bonnes pour les papilles et pour la santé. LE LIVRE Mes petits plats, ma famille et moi, Sylvie Aubonnet, Éd. de Vecchi, 2010. Mieux manger avec nos enfants, Sylvie Aubonnet, Éd. Albin Michel, 2005. LES SITES Calculer l’Indice de Masse Corporelle de l’enfant : www.imc.fr Comprendre l’obésité des enfants et trouver des conseils : www.obesite-enfant.com Aurélia Blanc Le docteur Aubonnet assure des consultations auprès d’une population précaire. Elle anime aussi des ateliers cuisine auprès de populations migrantes ou défavorisées, avec un objectif éducatif. Enfants obèses Un lourd héritage Santé. En France, l’obésité infantile progresse de manière alarmante : 4% des enfants sont obèses et 14% en surpoids. Quoi de plus mignon que des petits bourrelets de bébé ? D’autant plus attendrissants qu’ils n’ont qu’un temps et disparaissent peu à peu. C’est pourquoi le médecin ne s’inquiète pas si l’enfant est rondelet avant de commencer à marcher. Mais à partir du moment où il se met à bouger plus, il doit normalement grandir et peu grossir : un enfant est naturellement mince entre deux et cinq ans. Prise de poids et facteur de risque Pourtant, alors qu’ils sont en pleine croissance, certains enfants prennent des kilos de manière soudaine : leur courbe de poids sort brutalement de son couloir de progression. Un enfant qui prend plus de poids que prévu est particulièrement à risque. Pour le docteur Sylvie Aubonnet, spécialiste de l’obésité infantile, c’est un signe inquiétant : « Le surpoids de l’enfant est un important facteur de risque d’obésité chez l’adulte. » Les chiffres le confirment : la moitié des enfants en surpoids deviennent des Comment est diagnostiqué le surpoids chez les enfants ? Il n’est pas toujours visible à l’œil nu. C’est souvent à l’occasion d’une vaccination ou d’une maladie que ces enfants sont repérés, par la mesure de leur Indice de Masse Corporelle (IMC). En constatant la brutale prise de poids, nous alertons les parents et nous étudions le risque d’obésité dans la famille. Les deux principaux facteurs de risques sont l’hérédité et le mode de vie : l’enfant qui mange mal et bouge peu. La piscine est un sport agréable pour l’enfant en surpoids. adultes obèses. Deux tiers des enfants obèses le restent adultes. Et ces adultes obèses ont souvent des enfants qui le sont aussi. C’est un grave problème de santé publique : l’obésité entraîne en effet de forts risques de diabète, cancer, problèmes osseux, maladies cardio-vasculaires, malêtre, etc. D’où vient ce surpoids ? Les origines du surpoids infantile reposent sur la conjonction de deux phénomènes. D’une part, les antécédents familiaux : l’enfant a hérité du surpoids dans ses gênes. D’autre part, les habitudes de vie. Le tiercé « gagnant » ? Une alimentation trop abondante, trop grasse et sucrée, une faible consommation de légumes et une grande sédentarité. « Au-delà de deux heures par jour, la télévision fait courir un grave risque d’obésité, déplore le médecin. Elle favorise aussi le grignotage : on ne se rend pas compte Quelle est la différence entre le surpoids et l’obésité ? Le surpoids est un excès de masse grasse modéré mais qui risque de s’aggraver : si rien n’est fait, le jeune deviendra un adulte trop gros. L’obésité est un excès de masse grasse qui est important et peut entraîner dès à présent des soucis de santé (douleurs articulaires, essoufflement, hyper insulinisme, etc.). de ce qu’on mange. » Quelle solution ? « Ne mettez surtout pas l’enfant au régime ! », précise d’emblée Sylvie Aubonnet. Le médecin propose plutôt à l’enfant et à ses parents de remplir un carnet d’alimentation. « L’objectif c’est de les entraîner dans un changement progressif mais durable. » Quelques règles de base : apprendre à manger à table, en famille, télévision éteinte, ne pas grignoter en dehors des repas, manger des choses simples et bouger chaque jour. « Il faut le faire aller à l’école à pied, l’emmener à la piscine, qui est un sport agréable avec un surpoids, ou tout autre sport qu’il apprécie. L’essentiel, c’est qu’il retrouve le goût de l’activité physique. » Pas de solution miracle. « Le meilleur moyen pour qu’un enfant mange bien, c’est de lui donner l’exemple. Et quand la famille est motivée, on voit des progrès réels chez les enfants ! » Un grand espoir pour l’avenir de tous ces enfants. a Émilie Pourbaix Trois questions au docteur Sylvie Aubonnet : « Hérédité et mode de vie » Le docteur Sylvie Aubonnet est nutritionniste et spécialiste de l’obésité infantile. Dans ses consultations, elle rencontre de nombreux enfants en surpoids, accompagnés de leur famille. Lourdes Segade/EVE/Picturetank Qui est concerné par les problèmes d’obésité infantile ? Le surpoids infantile se retrouve davantage dans les familles modestes. En effet, elles sont souvent moins informées sur ce qui est bon ou devient à risque (et donc mauvais pour la santé) lorsqu’on en mange avec excès. Elles choisissent prioritairement des produits qui nourrissent bien, à moindre coût et demandent une moindre préparation. Elles font aussi moins d’activité physique. a Propos recueillis par Émilie Pourbaix
n°11 Janvier 2011 xw FAMILLE 5 pour L’1visible LA VIE Les seniors dans l’humanitaire La bonne idée. Les retraités sont de plus en plus nombreux à tenter l’aventure de l’humanitaire, au service des ONG. Une façon de démontrer qu’il existe une vie après le travail, intense et riche.ésormais, partir après D 60 ans pour aider au développement en Afrique, en Asie ou en Amérique latine n’a plus rien d’extraordinaire. François-Xavier Guiblin, du service communication de la Délégation catholique pour la coopération, confirme qu’environ 5% des volontaires sont des retraités, qui s’envolent pour des missions à durée variable, de trois mois à deux ans. Pierre Moyon, 69 ans, a travaillé 30 ans en Afrique pour le compte du ministère de la Coopération. Quand on le met à la retraite, ce vétérinaire refuse de décrocher : « J’ai voulu continuer à faire profiter de mes compétences dans l’élevage et le montage de projets », explique-t-il. Il contacte alors l’association Agir ABCD, qui l’envoie en mission en Asie. Pour répondre au désir de seniors comme Pierre Moyon, bien décidés à rester utiles, la société Jubilacion propose aux entreprises de former leurs employés les plus âgés au Les affaires d’enlèvement rappellent que la solidarité internationale comporte une part de danger. La politique des associations vis-à-vis de l’insécurité est variable. Agir ABCD (http://agirabcd.pagesperso-orange.fr) évite les missions dans les zones instables. Si des bénévoles veulent partir, ils signent une décharge. La Délégation catholique pour la coopération (http://ladcc.org) accompagne le volontaire jusqu’au bout. Elle a établi un code couleur qui bénévolat et à l’associatif. « Un service qui satisfait tout le monde », se félicite Philippe Chabasse, directeur associé. « C’est une offre tout à fait nouvelle pour les entreprises, et, pour les seniors, c’est la possibilité de se projeter sans angoisse dans l’après-retraite. En plus, cela répond à un En pratique Des risques à ne pas ignorer besoin du monde associatif de personnes expérimentées. » Pour ces nouveaux aventuriers, la retraite est la période idéale pour être solidaire. Ils ont du temps et leurs enfants sont installés. En prime, ils bénéficient d’une bonne santé. Et d’une certaine stabilité financière. Surtout, les retrai- permet de s’informer : les zones en vert sont calmes, celles en orange comportent une forme d’insécurité, le rouge est réservé à l’état d’urgence. Dans tous les cas, les volontaires sont suivis de près, en lien avec le ministère des Affaires étrangères. Il existe de moins en moins de destinations sûres. Il est donc impératif de suivre l’actualité du pays, de contacter le ministère des Affaires étrangères et de questionner des personnes connaissant les lieux. a L’hebdomadaire chrétien d’actualité - www.lavie.fr burkina humanitaire tés peuvent mettre à profit leur savoir-faire et une forme de sagesse. Beaucoup parlent de rendre à la société ce que la vie leur a appris. Ceux qui franchissent le cap réalisent souvent un vieux rêve. UN DÉFI PERSONNEL DYNAMISANT… Du rêve à la réalité, pourtant, il y a un pas. L’expérience peut être rude, voire déstabilisante. Vivre dans un pays en développement demande une grande capacité d’adaptation et nécessite une formation. Il faut se sentir capable de réapprendre, savoir se remettre en cause… un beau défi ! Autre difficulté à affronter : la pression familiale. D’un côté, il y a les enfants et petits-enfants, et de l’autre, éventuellement, les parents. Parfois le retraité solidaire se sent incompris et culpabilise à l’idée d’abandonner sa famille pour être fidèle à ses convictions. … ET UNE AVENTURE HUMAINE Heureusement, l’aventure a une dimension humaine et spirituelle irremplaçable. Jeannine Moroni, infirmière retraitée, ne pose jamais ses bagages : « Je me suis terriblement enrichie, explique-t-elle, j’ai compris les propos de Rony Brauman, ancien président de Médecins sans frontières, qui critique la manière dont les ONG cherchent à imposer nos valeurs occidentales. » Découvrir, réfléchir, partager, changer… Ce qui est sûr, c’est que le voyage transforme la retraite ! Leïla Capiaux a LA FAMILLE EN LIGNE La famille évolue, et l’Église s’intéresse aux questions qu’elle se pose. Pour en parler, Famille 2011, initiative des évêques de France, a ouvert un blog. Chacun peut y faire part de ses préoccupations et propositions à partir de témoignages et de billets d’experts. Tout au long de l’année aussi, des colloques régionaux autour de la mission du couple, de la solidarité familiale, de l’éducation. www.blogfamilles2011.fr LES JEUNES ET LA CONFIANCE Être mieux informé sur l’orientation, avoir plus de mobilité, trouver un logement adapté et une insertion économique locale, telles sont les attentes des Franciliens de 15 à 29 ans. Autant d’éléments qui, selon une étude du Conseil économique et social régional, renforceraient leurs raisons « d’avoir confiance en l’avenir ». À noter : 81% des jeunes interrogés sont prêts à soutenir un projet ou une cause, en particulier la défense de l’environnement. www.cesr-ile-de-france.fr UN DICO DE LA JEUNESSE De A comme absentéisme à V comme voyageur en passant par autorité, identité, image du corps, religion ou rythmes scolaires. Ce « Dictionnaire de l’adolescence et de la jeunesse », conçu par le sociologue David Le Breton et le psychiatre Daniel Marcelli, apportera aux éducateurs des éclairages sur les comportements des jeunes à un âge de transition où l’on conteste les limites tout en s’ouvrant aux rencontres. Puf, 35 €.



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