L'1visible n°1 février 2010
L'1visible n°1 février 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de février 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Prodeo

  • Format : (219 x 288) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 9,3 Mo

  • Dans ce numéro : interview Michael Lonsdale.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 SOCIÉTÉ n°01 Février 2010 ILS L’ONT DIT « La laïcité ne signifie pas le retrait des religions dans le for intérieur ; elle soustend juste l’idée selon laquelle le religieux relève du civil, des associations, du droit privé, ce qui n’interdit pas la visibilité, les pèlerinages, la liberté des cultes, etc. Il n’y aurait pas de croyants si les religieux ne s’exprimaient pas en public. » Régis Debray, interview sur le site Sens Public, octobre 2003 « La juste laïcité est la liberté de religion. » Cardinal Joseph Ratzinger, devenu depuis le pape Benoît XVI LE CHIFFRE 64% C’est le pourcentage des Français qui se déclarent catholiques en 2009, d’après un sondage La Croix - Ifop sur le catholicisme en France. Dieu, un sujet tabou ? Sondage. La religion est-elle en voie de disparition ? Pas si sûr d’après un sondage Ifop réalisé pour L’1visible. Loin de la sphère médiatique, les Français s’y intéressent plus qu’il n’y paraît. Eclairage. 3 Français sur 4 souhaitent une « laïcité positive » en France. C’est ce que révèle, de manière surprenante, le récent sondage Ifop-L’1visible. Un chiffre qui en dit long sur les aspirations réelles de la France d’en bas… Pour cette grande majorité silencieuse, les religions devraient être perçues comme un atout pour la société. Pour eux, la laïcité consiste à respecter toutes les croyances, sans les considérer comme un danger. DES REPÈRES POUR LES JEUNES La plupart de nos concitoyens font aussi confiance aux religions pour transmettre aux jeunes des repères et des valeurs éducatives. Par ailleurs, 1 sur 2 considère que les religions contribuent positivement aux grands débats de société et jouent aussi un rôle positif pour la famille, l’éducation et la solidarité. On découvre ainsi qu’une grande majorité de Français non seulement ne craint pas les religions mais souhaiterait qu’elles aient une plus grande place dans la société. UNE VALEUR D’AVENIR L’autre surprise de ce sondage, ce sont les jeunes. Sans complexe et contre toute attente, ils ont un regard très positif sur la religion et en parlent plus facilement que leurs aînés. Cette génération, qui a majoritairement grandi sans spiritualité, finit par y aspirer plus fortement que ses parents. Un décalage important semble ainsi se creuser entre la génération des « papy boomers » et les moins de 35 ans. Signe que la religion n’est pas une valeur du passé mais plutôt de l’avenir ? Sans surprise, les femmes aussi semblent avoir les yeux tournés davantage vers le ciel. À une époque où elles jouent un rôle de plus en plus grand dans la société, ce sont elles qui parlent le plus de foi et lui accordent le plus de crédit. Côté politique, sortirait-on aussi des clichés ? C’est à l’extrême gauche qu’on en parle le plus. Leurs militants seraient-ils sur le chemin de la conversion… UN SUJET DE DISCUSSION Les chiffres clés, un sondage Ifop réalisé pour L’1visible 77% des Français pensent que les religions contribuent à transmettre aux jeunes des repères et des valeurs positives. 74% des Français pensent que la laïcité ne doit pas considérer les religions comme un danger mais comme un atout pour la société. À quelles occasions les Français parlent-ils de religion ? 67% Lorsqu’un sujet religieux fait la une de l’actualité 54% Lors d’évènements douloureux : décès ou maladie 47% Lors des grandes fêtes religieuses 41% Lors des grands moments de leur vie ou de celle de leurs proches Enfin, de leur côté, les catholiques pratiquants sont moins prosélytes qu’on ne pourrait le croire : les croyants d’autres religions parlent davantage de ce sujet avec leur entourage. Une grande majorité de Français reconnaissent parler de religion à trois grandes occasions : quand elle fait la une de l’actualité, lors des événements douloureux de la vie (décès, maladie) et lors des fêtes religieuses. La foi reste un sujet médiatique porteur, un repère essentiel dans les moments critiques et garde une place de premier plan dans la vie sociale. UN TABOU AU TRAVAIL Elle a, plus que jamais, une place réelle dans la vie quotidienne des Français. Si certains avaient voulu enfermer Dieu dans les sacristies, il semble bien qu’il soit en train d’en sortir… Reste à comprendre où les Français s’expriment sur ces sujets. Sans surprise, c’est en famille et entre amis que les personnes en parlent le plus facilement. Il est intéressant de constater que le sujet reste tabou dans la vie professionnelle. 29% seulement d’entre eux osent s’exprimer sur ces sujets avec leurs collègues de travail. Preuve d’une fracture entre la vie publique et la vie privée : les valeurs importantes pour les Français n’ont pas toujours droit de cité. a Où les Français parlent-ils de religion ? 58% En famille 49% Avec leurs amis 29% Avec leurs collègues de travail
n°01 Février 2010 FAMILLE 5 pour L’1visible Quel prénom pour mon enfant ? La bonne idée. Fiona, Titouan, Énora, Tobias… Les parents veulent faire preuve d’originalité et s’éloignent parfois de la tradition chrétienne. Mais la quête de sens n’en reste pas moins importante. Darwyn, Darling, Lily... Les cathos n’échappent pas à la mode et les registres paroissiaux s’enrichissent chaque année de prénoms toujours plus surprenants, parfois difficiles à rattacher à la tradition chrétienne. Lesquels choisit-on ? Le top des tendances Petit répertoire des prénoms actuellement en vogue ou en progression. La source rétro a fait revenir des prénoms du XIX e siècle (Jules, Victor, Joséphine) ou du début du XX e siècle, comme Camille. La source biblique a propagé des prénoms de l’Ancien Testament, comme Benjamin, Sarah, Nathan, ou, plus récemment, Noé, Adam et Tobias. Elle se renforce actuellement. La source américano-celtique mêle l’ancienneté au modernisme. Après Kevin dès les années 1980 LA VIE « Quand, en préparant le baptême, on interroge les parents sur le choix du prénom, raconte Jean-Louis de Fombelle, curé d’une paroisse parisienne, ils évoquent rarement un saint patron. Ils cherchent l’originalité, de belles sont arrivés les autres gallois Morgan ou Dylan, l’écossais Fiona et la cohorte des irlandais : Kelly, Maureen, Bryan, Ryan, Killian. Cette source se masculinise avec Nolan, Ilan, Ethan, Evan. La source bretonne s’illustre actuellement. Avec par exemple Énora, Maëlle ou Maïwennchez les filles, Malo, Ewen ou Titouan chez les garçons. La source latine est très en vue avec des prénoms ibériques – Inès, Lola, Pablo, Mateo, Esteban, Diego… – et, plus encore, italiens, avec Mathéo, Enzo, Carla, Anna, Chiara... a MARC BOUTOUVANT sonorités. Souvent, ils se rattrapent sur les deuxièmes prénoms ! » Si certains « nouveaux prénoms » n’ont pas de saint à qui se vouer, de nombreux autres, issus de diminutifs ou de traductions régionales, peuvent L’hebdomadaire chrétien d’actualité - www.lavie.fr être rattachés à un patron. Encore faut-il faire le lien entre Lilou et sainte Élisabeth, Evan et saint Jean et penser à s’y référer le jour du baptême. Ainsi, Titouan, 3 ans, a reçu de sa marraine une médaille de saint Antoine de Padoue. Dans la famille d’Églantine, on célèbre sa fête le jour de la sainte Rose. Ses parents ne l’ont pas fait inscrire sur les registres, mais son patronage a toujours été clair. Par tradition, l’Église catholique suggère de choisir pour le nouveau-né le nom d’un saint, qui servira de modèle. Mais cet usage est tardif. « Les prénoms chrétiens sont devenus majoritaires au XIII e siècle, explique Joséphine Besnard, sociologue, auteure de la Cote des prénoms 2009 (Michel Lafon). C’est au XVI e siècle qu’ils deviennent quasi impératifs. » Anne et Denis ont vécu une conversion en couple. Ils ont choisi Augustin pour leur aîné, 9 ans et demi. Le nom d’un converti. « Saint Augustin a vécu sa vie à fond. Il a traversé des moments tumultueux, puis a éprouvé la liberté de choisir Dieu, de continuer à tout vivre pleinement, mais par amour », raconte Anne. Pour le suivant, le choix de Denis, passionné de musique, s’est porté sur Grégoire, inventeur du chant grégorien. Claire, la dernière, a reçu le prénom de la fondatrice des Clarisses, pour « la capacité à changer de vie, la liberté et la joie surtout. » a Constance de Buor EXCEPTION FRANÇAISE En dépit du pessimisme et de la crise, les Françaises continuent de « faire des bébés ». Avec une maternelle hors pair, des allocations accordées sans condition, l’État bichonne ses petits... et leurs mères, qui peuvent sereinement conjuguer emploi et famille, ce qui n’est pas le cas des autres pays européens, où les mamans sont sommées de choisir entre bébé et boulot. MAMANS CHRÉTIENNES Sur le forum des mamans chrétiennes, hébergé par le site médical grand public Doctissimo, on parle du baptême, mais aussi de la grossesse, des médecines alternatives, de prières indispensables, de recettes de cuisine, comme de questions existentielles. Ce forum se veut avant tout sans œillères et sans partis pris. Catholiques, protestantes, orthodoxes... mariées ou non, les mamans trouvent ici un lieu de partage convivial sur la vie et la foi. http://forum. doctissimo.fr À L’AIDE DES AIDANTS Ils sont plus de 3 millions en France à s’occuper régulièrement d’un proche malade, d’un conjoint ou d’un parent vieillissant. Des associations et des sites se créent pour soutenir ceux qu’on appelle les aidants. Le site internet www.proche demalade.com offre conseils psy, informations sur les droits, aides pour mieux s’organiser, et prendre aussi soin de soi.



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