Koikispass n°162 octobre 2019
Koikispass n°162 octobre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°162 de octobre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Koikispass SARL

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 28,6 Mo

  • Dans ce numéro : Koikispass vous colle la frousse.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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UNE SAISON QUI NE MANQUE PAS DE PIQUANT(S) SAISON 2019-2020 ÉLIE SEMOUN BÉNABAR JEANNE CHERHAL ÉLODIE POUX YVES JAMAIT OXMO PUCCINO INGA LILJESTRÖM DORSAF HAMDANI LE MARIAGE DE FIGARO CABARET FANTASY ADN BAROQUE TRIO DES AULNES 2 MENSONGES 1 VÉRITÉ RÉSISTER LE 4 E MUR DAMIEN SCHULTZ, ALICE DOURLEN, JULIEN LOUVET LES CONCERTS NIVERNAIS PETHROL ÉQUIPE DE FRANCE DE MAGIE INFORMATIONS ET RÉSERVATIONS > THEATRENEVERS.FR
162 SOMMAIRE L’ACTU DE LA TRIBU Les coups de cœur 04 À l’honneur  : Giovanni Martinat 07 LE DOSSIER DU MOIS Koikispass vous colle la frousse pour Halloween 15 ZOOM SUR Les experts de l'habitat les plus sympas de la Nièvre 23 DEUX DOIGTS D’EMOTIONS Culturisme 39 Agend’à faire ! 44 Des...astres 46 facebook›koikispass58 twitter›@koikispass J’AI PEUR DONC JE SUIS Je ne sais plus quel écrivain de génie a écrit  : « la peur est le propre de l’homme. » (vous pensez que c’est moi ? ! Ça me touche beaucoup) Je pense effectivement que tout a commencé, à l’aube de l’humanité, par la peur des premiers hommes d’être mangés par un tigre à dents de sabre… ou, plus souvent, par leurs propres parents… Depuis, nous avons redoublé d’efforts pour inventer des peurs toutes plus originales les unes que les autres. Oui, comme tout le monde, j’avais peur d’être dévisagé par un canard (par pitié, ceux qui n’ont jamais croisé le regard d’un canard doivent rester dans l’ignorance), peur des trous (cela dépendait du diamètre), des nains de jardin (particulièrement ceux à brouette), des nombrils (c’était sans doute lié à la peur des trous…), des champignons (c’est normal, une chance sur deux de mourir en les consommant), des barbes (avouez qu’un hipster ça fiche la trouille…). Je ne voudrais pas vous effrayer davantage mais je crois fermement à cette expression populaire  : « peur un jour, peur toujours. » La peur est comme un tatouage  : une fois qu’on l’a, c’est pour la vie... Car, si j’ai réussi à éliminer mes petites peurs (je me suis laissé pousser la barbe, je creuse moi-même des trous en aspirant le nombril, c’est bon pour la ligne, et je mange régulièrement du canard aux champignons, très souvent en compagnie de nains de jardin), une grande peur les a remplacées... Je souffre maintenant d'apéirophobie. C'est la phobie de l’infini (pas la peine d’ajouter « et au-delà », c’est un sujet sérieux…). Une angoisse existentielle, c’est tout de même plus classe que ces peurs banales des vampires ou des maisons hantées, que ces phobies irrationnelles et ridicules comme la peur du jambon sous vide (facilement contrôlable), des fruits (c’est un peu la loose) ou du vent (l’aérophobie, à ne pas confondre avec l’aérophagie…). Et qu’est ce qu’il y a de plus infini et flippant que la vie éternelle ? Rien. Avec toutes ces histoires d’immortalité rendue possible par la biotechnologie, j’ai peur de vivre éternellement. Woody Allen l’a dit  : « L'éternité, c'est long. Surtout, vers la fin. » Si j’avais le temps devant moi, que ferais-je de ma vie ? Je reporterais peut-être tout au lendemain, parce qu’il y en aurait toujours un… Ne plus avoir envie de courir après les petits bonheurs sans perdre de temps, c’est peut-être cela qui devrait nous faire le plus peur… KOIKISPASS OCTOBRE 2019 3



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