Koikispass n°147 avril 2018
Koikispass n°147 avril 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°147 de avril 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Koikispass SARL

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 24,7 Mo

  • Dans ce numéro : la nationale 7, la route qui sentait bon les vacances.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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- LA NATIONALE 7  : LA ROUTE QUI SENTAIT BON LES VACANCES SAINT-PIERRE LE-MOÛTIER SAINT-PIERRE LE-IVIOÛTIER LA NIÈVRE, ÉTAPE GASTRONOMIQUE DU BON ET DU RAPIDE Dès les années 50, les relais d’étape s’organisent  : restaurants, station-service, garages avec un objectif imposé (déjà) par le client  : la rapidité. En 1961 sur sa petite soeur, la Nationale 6, un fils de restaurateur étoilé, Jean Loisier, a l’idée d’ouvrir un restaurant « rapide, comme à la maison au coin du feu »  : ce sera le premier Courte-Paille. Le second ira s’installer sur la Nationale 7, à Chaulgnes. De tous côtés on voit fleurir des Relais, des « 100 bornes », des « 200 bornes » à Pouilly-sur-Loire (qui comptait 5 étoilés Michelin) mais aussi des restaurants de luxe  : TroisGros (1930), Bocuse (1962) Fernand Point (1925), La Renaissance à Magny-Cours, La Poule Noire à La Charité-sur-Loire et jusque dans les années 90 avec l’ouverture du « Louis XV » par Ducasse (1990)… Le marketing de l’automobile est né. 16 KOIKISPASS AVRIL 2018 POUILLY-SUR-LOIRE, 5 ÉTOILÉS MICHELIN ET 5E5200 BORNES POUILLY-SUR-LOIRE, 5 ÉTOILÉS MICHELIN ET SES 200 BORNES LA NIÈVRE, GRANDE GAGNANTE... PREMIÈRE ÉTAPE DES VACANCES ! Dans la Nièvre, la RN7, c’est 100 km de Myennes à Saint-Pierre-Le-Moûtier. Dans les années 40, il faut entre deux et trois jours pour relier le parvis de Notre-Dame de Paris à Menton dans des automobiles qui pointent à 80 et dans lesquelles, tous les 150 ou 200 km, il faut remettre de l’eau. La Nièvre se trouve donc la première étape de l’escapade estivale et va savoir en profiter… On peine à le croire mais en 1965, Pouilly-sur-Loire comptait 5 restaurants étoilés au Michelin  : Chez Mémère, Le coq hardi, toujours en activité, La vieille auberge, L’espérance et le Grand cerf. On peine à le croire mais en 1965, Pouilly-sur-Loire comptait 5 restaurants étoilés au Michelin  : Chez Mémère, Le coq hardi, toujours en activité, La vieille auberge, L'espérance et le Grand cerf. Aujourd’hui le Relais des 200 bornes est devenu une institution. En 2016, Bruno et Carol Gontard sont remontés du sud pour racheter le mythique relais, vendant leur 403 avec l’intention de redonner au lieu son parfum d’antan et de recevoir les nombreux collectionneurs de voitures pour qui prendre la pose devant le Relais des 200 bornes est aussi légendaire que poser devant le Sacré-Cœur pour un Japonais ! Aujourd'hui le Relais des 200 bornes est devenu une institution. En 2016, Bruno et Carol Gontard sont remontés du sud pour racheter le mythique relais, vendant leur 403 avec l'intention de redonner au lieu son parfum d'antan et de recevoir les nombreux collectionneurs de voitures pour qui prendre la pose devant le Relais des 200 bornes est aussi légendaire que poser devant le Sacré-Cceur pour un Japonais ! DR - Giuseppe Porzani education-programme.over-blog.com
411 re OU PAS ! I II I r nimpurrllglirril(111 11fi I LE REVERS DE LA MÉDAILLE  : LES EMBOUTEILLAGES ! ! LE REVERS DE LA MÉDAILLE  : LES EMBOUTEILLAGES ! ! LES EMBOUTEILLAGES ESTIVAUX Mais il y a un revers à la médaille  : les embouteillages. Tout Nivernais qui affiche plus de trois décennies se souvient forcément des grands embouteillages estivaux, dont le dernier à Pougues-les-Eaux, a perduré jusqu’à la construction de l’A77 à la fin des années 90. Pour répondre à cet afflux d’automobiles, partout ailleurs, comme à Nevers, les villes se métamorphosent. Dans la capitale nivernaise, la Nationale 7 est un véritable parcours du combattant. Arrivant par l’actuel Boulevard Colbert, elle traverse le centre-ville, passe sous la porte de Paris, suit la rue piétonne et rejoint le Pont de Loire. CHEZ MIMI, UN IRRÉDUCTIBLE Si le restaurant s’appelle LE POËLON, tout le monde continue d’aller Chez Mimi. En 1988, Mimi rachète le garage-restaurantstation service sur le bord de la Nationale 7 à celui qui l’a créé en 1965, Robert Roullet. Depuis la fin de la belle époque de la Nationale, Mimi est devenu la coqueluche des reportages  : « Direct 8 m’a consacré un reportage de 10 minutes ». Son garage est peut-être encore le seul lieu où l’on peut trouver des pièces détachées des automobiles des années 60 et 70  : « J’ai des motos, des mobylettes, des vélos. Plus tard j’aimerais faire un musée. La Nationale 7 c’est un truc merveilleux. Des souvenirs. Ici il y avait 20 000 voitures qui pouvaient passer ». LA NATIONALE 7  : LA ROUTE QUI SENTAIT BON LES VACANCES ; o J'A* 1111% FBI  : FAUSSE BONNE IDÉE LA LOIRE SACRIFIÉE En 1961, le maire de Nevers Jean-Louis Ramey démarre la construction d’une déviation de la RN7 qui s’achèvera en 1966 et passera par un lieu jugé « désuet, glacial et malodorant », le quartier des Pâtis, là où depuis des siècles vivaient les mariniers et les pêcheurs et où coulait la Nièvre, près de la Loire. Un abandon, au nom de la puissante automobile, de l’un des joyaux de la ville de Nevers qui aurait sans doute aujourd'hui une importance touristiques majeure... et qui a fait définitivement tourner le dos de la ville à la Loire. DR KOIKISPASS AVRIL 2018 17 Kamikar



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